Mis Ă jour le samedi 3 juillet 2021 Ă 10h42 PubliĂ© le vendredi 2 juillet 2021 Ă 12h55 Le prĂ©sident de la RĂ©publique a annoncĂ© lâentrĂ©e de JosĂ©phine Baker au PanthĂ©on le 30 novembre prochain. Le chef de lâĂtat a retenu de l'artiste franco-amĂ©ricaine les valeurs universalistes et le combat contre le racisme JosĂ©phine Baker entrera donc au PanthĂ©on le 30 novembre prochain, premiĂšre femme noire, premiĂšre artiste de scĂšne, elle reposera dans le prestigieux cĂ©nacle aux cotĂ©s des les "Grands hommes" de lâhistoire de France. Emmanuel Macron a acceptĂ© cette panthĂ©onisation aprĂšs avoir rencontrĂ©, le 21 juillet dernier Ă l'ElysĂ©e, racontĂ© le Parisien, certains de ceux qui portent cette proposition, mise sur la table Ă l'initiative de l'essayiste Laurent Kupferman, reprenant une idĂ©e lancĂ©e en 2013 par le philosophe RĂ©gis Debray et soutenue notamment par sa famille, et par la Ligue contre le racisme et l'antisĂ©mitisme dont elle a Ă©tĂ© membre trĂšs tĂŽt, et par de nombreuses personnalitĂ©s Ă l'image de StĂ©phane Bern. En juillet, dans une interview au magazine Elle, Emmanuel Macron rendait hommage Ă un certain nombre de femmes qui l'ont inspirĂ©, parmi lesquelles figure JosĂ©phine Baker. Dans la version vidĂ©o de l'entretien que le prĂ©sident de la RĂ©publique accorde Ă Elle, il ne parle pas de son Ă©ventuelle panthĂ©onisation mais il parle de JosĂ©phine Baker comme d'une femme qui a eu "tous les courages et toutes les audaces". Pour lui, "elle est assez synthĂ©tique de ce qu'est d'ĂȘtre française, elle qui Ă©tait amĂ©ricaine". Il rappelle qu'elle a Ă©tĂ© rĂ©sistante, salue "son combat pour l'universalisme, une forme de gĂ©nĂ©rositĂ©, une libertĂ© absolue", et conclut-il "je trouve qu'elle est impressionnante de modernitĂ© et assez inspirante". JosĂ©phine Baker est nĂ©e le 3 juin 1906 Ă Saint-Louis dans le Missouri, USA, dâun pĂšre d'origine espagnole et dâune mĂšre afro-indienne. ArrivĂ©e en France en tant que jeune artiste de music-hall, elle va happer l'attention du public par son agilitĂ© et sa vigueur sur scĂšne. Ă partir de 1925, elle danse, chante, se produit pour la Revue NĂšgre prĂ©sentĂ©e au théùtre des Champs-ElysĂ©es. C'est par les productions de la Revue NĂšgre que le jazz des annĂ©es 20 va se rĂ©pandre en France, et que JosĂ©phine Baker va devenir une star. C'est dans le cadre de ces spectacles qu'elle arbore cette cĂ©lĂšbre ceinture de bananes qui pourrait faire croire qu'elle acquiesce Ă toute forme de domination ou colonialisme. Les choses sont bien plus subtiles, et c'est surtout dans la lutte contre le racisme qu'elle va vite s'illustrer. Le choix de la nationalitĂ© françaiseSi elle est nĂ©e aux Ătats-Unis et a toujours frĂ©quentĂ© son pays d'origine, JosĂ©phine Baker a fait le choix de la nationalitĂ© française, et a souvent chantĂ© son amour pour son pays d'adoption. Petite fille amĂ©ricaine issue d'une famille pauvre, elle rĂȘve de se produire sur scĂšne. RemarquĂ©e Ă Broadway, elle arrive en France pour une proposition de spectacle alors qu'elle a 19 ans. Elle a dĂ©jĂ Ă©tĂ© mariĂ©e deux fois, Ă 13 et 15 ans, et rencontre Ă Paris son impresario, Pepito Abatino, qui va devenir le grand amour de sa vie. AprĂšs la mort de celui-ci, elle se marie le 30 novembre 1937, Ă 31 ans, avec l'homme d'affaires Jean Lion Ă CrĂšvecĆur-le-Grand. Le mariage ne dure qu'un an et demi, mais le choix de la France perdurera. "J'ai fait le choix de la nationalitĂ© française, car ici je me sens libre et heureuse de vivre et, au moment oĂč lâon trouve le bonheur absolu et complet, on peut dire avec conviction ceci est mon pays". 1939 RecrutĂ©e comme honorable correspondant En 1939, alors que la France est en guerre, JosĂ©phine Baker est approchĂ©e par le chef du 2e bureau du service du contre-espionnage français. La rencontre avec Jacques Abtey a eu lieu Ă la villa Beau ChĂȘne au VĂ©sinet, et c'est sa notoriĂ©tĂ©, car elle est dĂ©jĂ une star, qui va intĂ©resser Abtey. JosĂ©phine Baker va sans rĂ©serve se mettre Ă sa disposition, puisqu'elle lui rĂ©pond "C'est la France qui m'a fait ce que je suis, je lui garderai une reconnaissance Ă©ternelle. La France est douce, il fait bon y vivre pour nous autres gens de couleur, parce qu'il n'y existe pas de prĂ©jugĂ©s racistes. Ne suis-je pas devenue l'enfant chĂ©rie des Parisiens ? Ils m'ont tout donnĂ©, en particulier leur cĆur. Je leur ai donnĂ© le mien. Je suis prĂȘte, capitaine, Ă leur donner aujourd'hui ma vie. Vous pouvez disposer de moi comme vous l'entendez." Au Service Historique de la DĂ©fense, le chercheur historien GĂ©raud LĂ©tang explique qu'Abtey et JosĂ©phine Baker ont servi "d'intermĂ©diaires" dans une chaine de renseignement. La position de JosĂ©phine Baker, sa vie mondaine, ont servi de "couverture Ă des activitĂ©s clandestines". Il y a deux dossiers concernant l'artiste au Service Historique de la DĂ©fense, celui de la clandestinitĂ©, et celui de ces activitĂ©s reconnues par l'armĂ©e, qui viendront un peu plus tard. JosĂ©phine Baker a Ă©tĂ© une couverture pour Abtey, qui devient officiellement Jacques Hebert ,"artiste" qui "accompagne Madame JosĂ©phine Baker". JosĂ©phine Baker va donc faire coĂŻncider ses rendez-vous artistiques et mondains avec les nĂ©cessitĂ©s de service d'Abtey et des rĂ©seaux de rĂ©sistants qui ont besoin de "passeurs d'informations". Les renseignements que le couple devait transporter Ă©taient transcrits en langage chiffrĂ© et Ă l'encre sympathique sur les partitions musicales de la star. Les faits ont Ă©tĂ© racontĂ©s par Jacques Abtey qui publiera en 1948 "La guerre secrĂšte de JosĂ©phine Baker". 1940 Au chĂąteau, cache armes et rĂ©sistantsJosĂ©phine Baker avait pris l'habitude de sĂ©journer dans une superbe propriĂ©tĂ© en Dordogne, le chĂąteau des Milandes, Ă partir de 1938 elle l'achĂštera plus tard. Vaste demeure du XVe siĂšcle, bordĂ©e de 300 hectares de jardins et bosquets, ce chĂąteau va devenir un lieu de refuge pour les rĂ©sistants et de cache pour leurs armes . "Lorsque notre famille a achetĂ© le chĂąteau en 2002, des femmes d'anciens rĂ©sistants sont venus me voir pour me dire qu'ils cachaient leurs armes ici", explique AngĂ©lique Delabarre de Saint-ExupĂ©ry, qui dirige dĂ©sormais le chĂąteau et rassemble tous documents possibles sur la vie de l'artiste. Au fil des annĂ©es de guerre et d'occupation, le chĂąteau a donc Ă©tĂ© sous la gouverne de JosĂ©phine Baker un point de passage pour les membres des Forces Françaises Libres qui Ă©taient envoyĂ©es en Afrique. Ă la fin de l'annĂ©e 40, dĂ©noncĂ©e, elle rĂ©ussit Ă dĂ©tourner les soupçons des officiers allemands, mais elle quitte les Milandes et est affectĂ©e Ă d'autres missions. Elle part dans le Sud-Est de la France et elle fait croire qu'elle a besoin de chanter Ă Toulon et Ă Marseille. "L'objectif rĂ©el est d'entrer en contact avec certains personnalitĂ©s, on l'envoie, mĂȘme chez Mussolini, dans un grand dĂźner oĂč on lui demande de repĂ©rer les gĂ©nĂ©raux prĂ©sents" raconte AngĂ©lique Delabarre de Saint-ExupĂ©ry. Soutien Ă la rĂ©sistance et aux soldats depuis le MaghrebEn 1941, JosĂ©phine Baker s'installe Ă Alger avec le commandant Abtey. De lĂ ils fournissent des informations aux rĂ©seaux de rĂ©sistants et aux hommes et femmes de la France Libre. Alors qu'Abtey est supposĂ© faire passer des documents au Portugal, il n'obtient pas son visa, mais JosĂ©phine oui, c'est donc elle qui remplira sa mission. Quand elle revient au Maghreb, elle tombe malade, et devra rester de trĂšs longs mois alitĂ©e au Maroc. MalgrĂ© tout ses activitĂ©s d'agent secret se poursuivent, lorsque des personnalitĂ©s lui rendent visite et quand ce sont des gĂ©nĂ©raux ou des diplomates, il lui arrive de leur faire "passer des messages" de la part d'Abtey. "C'est une pĂ©riode moins active probablement, mais globalement JosĂ©phine Baker a jouĂ© un rĂŽle de facilitatrice, qu'elle a endossĂ© sans rĂ©serve et avec constance" estime GĂ©raud LĂ©tang. "Mais dĂšs le dĂ©barquement des forces alliĂ©es en Afrique du Nord, elle va jouer un rĂŽle d'ambassadrice, et lĂ c'est Ă visage dĂ©couvert qu'elle va Ćuvrer". AprĂšs l'arrivĂ©e des troupes britanniques et amĂ©ricaines au Maghreb, JosĂ©phine Baker se produit sur scĂšne et chante pour les soldats. Elle le fait, bĂ©nĂ©volement, et en exigeant que les soldats noirs amĂ©ricains soient prĂ©sents dans la salle en mĂȘme temps que les blancs dans le public, et non sĂ©parĂ©ment. Le 17 mai 1943, JosĂ©phine Baker se produit devant les soldats amĂ©ricains, avec un orchestre de cuivre de l'armĂ©e amĂ©ricaine, Ă Oran en AlgĂ©rie En mai 1944, JosĂ©phine Baker s'engage dans l'armĂ©e de l'air comme rĂ©dactrice de premiĂšre classe au service social des forces fĂ©minines de l'air, mais la hiĂ©rarchie et les proches du gĂ©nĂ©ral de Gaulle, font en sorte qu'elle soit dĂ©tachĂ©e et puisse servir sur une mission plus appropriĂ©e Ă ses talents chanter et galvaniser le moral des troupes des l'ArmĂ©e de LibĂ©ration. Au moment oĂč se prĂ©pare le dĂ©barquement de Provence, et la construction d'un pouvoir qui remplacera celui de Vichy, "JosĂ©phine Baker incarne la culture française, une citoyenne qui ne s'est pas compromise avec l'occupant, elle est franco-amĂ©ricaine, et populaire, son atout c'est qu'elle fĂ©dĂšre. Peu de personnalitĂ©s de l'Ă©poque ont tous ces atouts" constate GĂ©raud LĂ©tang. Elle est donc propulsĂ©e par le staff du gĂ©nĂ©ral De Gaulle, qui considĂšre qu'elle sera plus utile sur scĂšne que comme rĂ©dactrice du service social. Une tournĂ©e de propagande est organisĂ©e pour l'armĂ©e de LibĂ©ration entre Marrakech et Le Caire en passant par Beyrouth et Damas. C'est-Ă -dire 3000 kilomĂštres, des dizaines de concerts, qu'elle finance Ă ses frais. Les bĂ©nĂ©fices vont alimenter les caisses de la rĂ©sistance en France, et celles de l'armĂ©e de LibĂ©ration. Elle est promue en reconnaissance des services rendus notamment lors de cette tournĂ©e, sous-lieutenant des troupes fĂ©minines auxiliaires de l'armĂ©e de l'air. JosĂ©phine Baker intĂ©grĂ©e dans l'armĂ©e de l'air DĂšs 1946 lui sera dĂ©cernĂ©e la mĂ©daille de la RĂ©sistance. La Croix de guerre et la lĂ©gion d'honneur viendront en 1957. Le texte du dĂ©cret rappelle aussi qu'on lui a demandĂ© d'organiser un nouveau service de renseignement et sa collaboration avec la rĂ©sistance Française. Et poursuit en signalant son intĂ©gration dans les Forces AĂ©riennes Françaises libres "InvitĂ©e dans les Ambassades et les Consulats lors d'une tournĂ©e en Espagne, recueille de prĂ©cieux renseignements. DĂšs le dĂ©barquement alliĂ© en Afrique du Nord, Ă peine remise d'une longue maladie, s'engage dans les Formations FĂ©minines des - EnvoyĂ©e au Moyen-Orient, met son talent, son Ă©nergie au service des Combattants Français et alliĂ©s. Suit le corps ExpĂ©ditionnaire Français en Italie." JosĂ©phine Baker reçoit la lĂ©gion d'honneur au Chateau des Milandes ConfĂ©rence sur le racisme avec la Licra en 1953AprĂšs guerre, JosĂ©phine Baker s'engage auprĂšs de la Lica, qui deviendra vite la Licra Ligue internationale contre le racisme et l'antisĂ©mitisme, et donne des confĂ©rences contre le racisme partout en Europe. Avec des discours simples, nourris de ses propres expĂ©riences et de ses intuitions, forte de sa notoriĂ©tĂ© et de la sympathie que le public a pour elle, elle dĂ©livre sans cesse des messages de tolĂ©rance. Le 28 dĂ©cembre 1953 elle intervient lors d'une rĂ©union publique de la Licra, Ă Paris, et dĂ©clare "Je combats la discrimination raciale, religieuse et sociale nâimporte oĂč je la trouve, car je suis profondĂ©ment contre et je ne puis rester insensible aux malheurs de celui qui ne peut pas se dĂ©fendre dans ce domaine, mĂȘme si je la trouve en France. Du reste, je suis navrĂ©e dâĂȘtre obligĂ©e de combattre car, Ă lâĂ©poque oĂč nous vivons, de telles situations ne devraient pas exister". 1963 marche de Washington avec Martin Luther KingSon militantisme pour la cause noire et contre le racisme, date d'avant la guerre. Elle publie par exemple, "Mon sang dans tes veines", Ă©crit d'aprĂšs son idĂ©e, par son grand amour et impresario Pepito Abatino, et FĂ©lix Achille de la Camara en 1931. L'histoire raconte le geste d'une bonne dans une riche propriĂ©tĂ© amĂ©ricaine, qui, grĂące au don de son sang, sauve le fils du propriĂ©taire. Un autre livre qui s'appelle "Une vie de toutes les couleurs", oĂč elle dĂ©montre qu'on peut ĂȘtre tous trĂšs diffĂ©rents et vivre en pleine harmonie. JosĂ©phine Baker est connue Ă©galement pour son engagement en faveur du droit des noirs amĂ©ricains. Elle a d'abord connu la conditions des noirs et des mĂ©tis amĂ©ricains Ă©tant enfant et jeune fille dans le Missouri ou Ă Broadway. Plus tard, lors de ses visites aux Ătats-Unis, en tant qu'artiste de renommĂ©e internationale, elle a endurĂ© la sĂ©grĂ©gation infligĂ©e aux noirs amĂ©ricains. Son statut de star n'y fait rien, au restaurant on ne la sert pas car elle est noire, dans les palaces on ne lui donne pas de chambre. Lors d'une visite avec son mari français, et blanc, Jo Bouillon, on leur refuse mĂȘme la location d'une chambre d'hĂŽtel en raison de sa couleur de peau. Artiste trĂšs prisĂ©e malgrĂ© tout, on lui propose de jouer partout, mais elle refuse de se produire devant un public oĂč les noirs sont exclus. JosĂ©phine Baker a fait tout un pĂ©riple aux Ătats-Unis pour faire constater par huissier tous les faits de discriminations et d'humiliations, et donnĂ© des confĂ©rences de presse pour les dĂ©noncer. En 1951, l'Association nationale pour l'avancement des personnes de couleur NAACP, avec laquelle elle a militĂ© et dont elle est membre Ă vie, institue un jour de cĂ©lĂ©bration, le JosĂ©phine Baker Day. Elle soutient le Mouvement des droits civiques de Martin Luther King et participe, en 1963, Ă la Marche sur Washington, au cours de laquelle elle prononce un discours. C'est le jour du discours historique "I have a dream". La seule femme Ă prendre la parole Ă la tribune Ă©tait JosĂ©phine Baker hormis les comĂ©diennes et chanteuses qui se sont produites aprĂšs le discours, elle l'a fait en uniforme français ornĂ©e de ses dĂ©corations civiles ou militaires. La tolĂ©rance mise en pratique avec la tribu arc-en-ciel JosĂ©phine Baker aux Milandes avec les enfants de sa "tribu arc-en-ciel" en 1964 AprĂšs avoir Ă©tĂ© un lieu de rĂ©sistance, le chĂąteau des Milandes va devenir un "village monde" ressemblant Ă l'idĂ©al de fraternitĂ© de JosĂ©phine Baker. En accord avec son mari, le compositeur et violoniste, Jo Bouillon, rencontrĂ© lors du dĂ©barquement avec l'armĂ©e Ă Marseille, JosĂ©phine adopte 12 enfants, 10 garçons et 2 filles Jo ne voulait pas de filles initialement. Petit Ă petit le domaine, qui emploie 120 personnes, se dote de fermes, d'animaux de toutes sortes, de logements pour les invitĂ©s de passages, d'attractions ouvertes au public, va accueillir des enfants venus du Japon, de Finlande, de CorĂ©e, de CĂŽte d'Ivoire, du Maroc, de la Colombie,d'IsraĂ«l, d'AlgĂ©rie, de France et du VĂ©nĂ©zuela. Un melting pot tout Ă fait dĂ©tonnant pour le village de Castelnaud-la-Chapelle connu pour son cĂ©lĂšbre chĂąteau fort. Ă Castelnaud-la-Chapelle, en Dordogne, JosĂ©phine Baker a essayĂ© de rĂ©aliser son utopie de fraternitĂ© "JosĂ©phine Baker, maman particuliĂšrement stricte, ne joue pas les stars avec ses enfants. Elle est certes souvent absente en raison de ses tournĂ©es, mais elle tient Ă ce qu'elle croit ĂȘtre la meilleure Ă©ducation pour eux. Elle est trĂšs attachĂ©e Ă cette mission et c'est d'abord cet aspect de son personnage qui m'a incitĂ©e Ă prendre soin de sa demeure et de ce qu'elle a lĂ©guĂ© comme valeurs", raconte AngĂ©lique Delabarre de Saint-ExupĂ©ry. Certains enfants iront en internat en Suisse, parfois ils seront instruits Ă la maison, ou bien frĂ©quenteront les Ă©tablissements de la rĂ©gion, selon les niveaux de scolaritĂ©. "Elle tenait Ă ce qu'un jour chaque enfant puisse connaitre son pays d'origine, et Ă©ventuellement ses parents initiaux, et ça c'est trĂšs marquant" explique AngĂ©lique Delabarre. Lors de l'adoption d'Akio et de Jeannot, elle est Ă Tokyo en pleine guerre de CorĂ©e. Elle fait faire un passeport corĂ©en Ă Akio et elle rentre Ă ce moment lĂ Ă l'aĂ©roport en disant "Regardez, j'ai un CorĂ©en, j'ai un Japonais avec moi, et je suis AmĂ©ricaine". C'est sa façon de dire "on a le mĂȘme sang, nous sommes tous pareils" ajoute AngĂ©lique Delabarre de Saint-ExupĂ©ry. Comme le disait JosĂ©phine Baker dans sa chanson "Mon village", son idĂ©e Ă©tait que son domaine des Milandes avec cette "tribu arc-en-ciel" composĂ©e d'enfants de toutes origines et religions, soit l'image d'un monde Ă venir, un monde d'Ă©galitĂ© entre les ĂȘtres quelles que soient leurs origines, leurs diffĂ©rences, leurs couleurs de peau et leurs religions. ALLER PLUS LOIN sur FRANCE INTERElle a tellement aimĂ© la France, tellement remerciĂ© Dieu de lui avoir accordĂ© la nationalitĂ© française quâelle a toujours tĂąchĂ© dâhonorer son pays dâadoption. ECOUTER Le Grand Atelier fantĂŽme de JosĂ©phine Baker Entre ici, JosĂ©phine Baker avec ton amoureux cortĂšge de plumes et de bananes et dâenfants adoptĂ©s et de combats contre le racisme et de courage. Car JosĂ©phine fit partie de ce "dĂ©sordre de courage" comme le disait AndrĂ© Malraux devant le cercueil de Jean Moulin, Ă©voquant la rĂ©sistance. ECOUTER Entre ici JosĂ©phine ! la chronique de François Morel Une pĂ©tition, sous le titre "Osez JosĂ©phine", demande l'entrĂ©e au PanthĂ©on de JosĂ©phine Baker, artiste, militante, et rĂ©sistante. C'est une initiative de l'essayiste Laurent Kupferman, qui y voit un symbole d'unitĂ© nationale et d'universalisme Ă la française. LIRE "Osez JosĂ©phine", la pĂ©tition qui plaide pour l'entrĂ©e de JosĂ©phine Baker au PanthĂ©on A voir sur Arte, un documentaire passionnant et trĂšs Ă©mouvant sur le parcours de cette femme libre qui conquit la France des annĂ©es 1920. Et sur ses relations tourmentĂ©es avec son pays natal, les Ătats-Unis. JosĂ©phine avait deux amours, son pays et Paris, mais le premier fut bien ingrat avec elle... ECOUTER JosĂ©phine Baker premiĂšre icĂŽne noire En 1939, recevant dans sa villa du VĂ©sinet le capitaine Abtey avec qui elle allait faire Ă©quipe dans les services secrets, elle avait dit Câest la France qui m'a faite ce que je suis. Je suis prĂȘte, capitaine, Ă lui donner ma vie. » ECOUTER La panthĂ©onisation de JosĂ©phine Baker dans le Vif de l'histoire Beaucoup dâobservateurs ont soulignĂ© que câĂ©tait la premiĂšre femme noire » Ă entrer au PanthĂ©on. Mais avant dâĂȘtre une femme noire, JosĂ©phine Baker Ă©tait dâabord une femme libre, une Française libre. ECOUTER La panthĂ©onisation de JosĂ©phine Baker dans l'Ă©mission En toute subjectivitĂ© Catel et Bocquet, les auteurs des biographies BD remarquables dâOlympe de Gouges et de Kiki de Montparnasse signent un bel hommage Ă une grande artiste et Ă la femme libre. LIRE JosĂ©phine Baker, au-delĂ du clichĂ© Vous trouvez cet article intĂ©ressant ? Faites-le savoir et partagez-le.
Septembre1939. Le capitaine Abtey est chargĂ© de recruter des « Honorables Correspondants » susceptibles de se rendre partout sans Ă©veiller les soupçons afin de recueillir des renseignements sur lâactivitĂ© des agents allemands. Elle se prĂ©sente Ă lui en toute simplicitĂ©, lors de leur premiĂšre rencontre, villa Beau ChĂȘne au VĂ©sinet Ă PORTĂE DE RER 3/6 - Ă moins d'une heure de Paris, ces villes auxquelles on ne pense pas se rĂ©vĂšlent aux visiteurs soucieux de quitter les sentiers battus le temps d'une journĂ©e. Ce nid douillet yvelinois surprend par ses larges avenues ombragĂ©es de platanes et ses Ă©lĂ©gantes rĂ©sidences ocĂ©an de verdure caractĂ©rise le VĂ©sinet. Est-ce un parc ? Est-ce une ville ? Nul besoin de choisir c'est en fait la seule ville-parc » de France. Une crĂ©ation unique dont l'origine a Ă©tĂ© orchestrĂ©e par le duc de Morny, demi-frĂšre de NapolĂ©on III. DĂšs 1863, un strict cahier d'urbanisme Ă©tabli par l'industriel tourangeau Alphonse Pallu et son architecte agreste le comte de Choulot, fixe les rĂšgles de ce qui va devenir un des premiers lotissements » français. La bourgeoise parisienne qui s'aventure dans cette ancienne forĂȘt d'Yveline oĂč se construisent de magnifiques propriĂ©tĂ©s n'a pas le droit d'implanter quelque industrie que ce soit. Jardiniers et fleuristes sont en revanche les bienvenus. L'idĂ©e est celle d'une villĂ©giature », une installation aux beaux jours pour y passer la saison » avril-octobre.Le tracĂ© des avenues est alors modelĂ© dans l'esprit d'une citĂ©-jardin 30 ha de coulĂ©es vertes sont tracĂ©es Ă travers des futaies, cinq lacs sont creusĂ©s et communiquent avec un rĂ©seau de riviĂšres qui s'Ă©tire sur 4 km, des bosquets sont taillĂ©s, des cascades surgissent, des sentiers sont amĂ©nagĂ©s. La ville se dote d'un charme inĂ©galĂ© qui lacustreToutes les tensions parisiennes s'envolent d'un coup en entendant les gazouillis des oiseaux, en observant la beautĂ© des ailes des cygnes qui flottent sur les eaux. Martine Carret / Le FigaroAvant de sortir du RER Ă la station Le VĂ©sinet-Le Pecq par la rue Alexandre Dumas, demandez un plan de la ville au guichet. Optez pour la gigantesque avenue du Grand Veneur qui met directement dans l'ambiance de cet Ă©crin de verdure. Au bout de l'allĂ©e ? Effet waouh garanti un lac de 2,4 ha abritant une Ăźle de 3 ha est ceinturĂ© par le Parc des Ibis. Toutes les tensions parisiennes s'envolent d'un coup en entendant les gazouillis des oiseaux, en observant la beautĂ© des ailes des cygnes qui flottent sur les eaux. Parfois, un hĂ©ron cendrĂ© se met Ă l'affĂ»t paisiblement sur un ilet. Ne croyez pas que c'est un animal en plastique, il bouge rĂ©ellement. Enfin, de temps en temps, lorsqu'une proie est Ă sa portĂ©e. Sinon, il reste immobile. Deux heures aprĂšs votre balade, si vous repassez, il sera peut-ĂȘtre toujours au mĂȘme endroit. Les plantes favorisent la prĂ©sence d'insectes dont les pollinisateurs, analyse Pascal Michel, fondateur de la sociĂ©tĂ© HydrosphĂšre spĂ©cialisĂ©e dans la gestion des milieux aquatiques. Les hĂ©lophytes sont propices aux amphibiens. La naturalitĂ© de ce site est un exemple pour le dĂ©veloppement d'une biodiversitĂ© urbaine saine ».Notre astuce ouverte en semaine et le samedi matin 8h30-12h, la mairie 60, bd Carnot et le Forum fermĂ© le samedi et en aoĂ»t au 3 avenue des Pages, possĂšdent eux aussi des plans de originales Impossible de recenser toutes les demeures historiquement intĂ©ressantes, avertit Jean-Paul Debeaupuis, vice-prĂ©sident de la SociĂ©tĂ© d'Histoire du VĂ©sinet. NĂ©anmoins, je recommande de ne pas rater, la Villa Berthe, appelĂ©e aussi la HublotiĂšre 72, route de Montesson, une villa Art Nouveau conçue par l'architecte Hector Guimard en 1896 et dont les façades ont la particularitĂ© d'ĂȘtre toutes diffĂ©rentes. La Villa Marguerite14, avenue de la Marguerite construite par l'architecte Louis Auguste Boileau pour Alphonse Pallu, fondateur et premier maire du VĂ©sinet. Enfin, la Villa Le Grand Lac2, avenue des Courlis, demeure du producteur Adolphe Osso dans les annĂ©es 1920 et 1930, vit dĂ©filer de nombreuses vedettes du cinĂ©ma naissant. Quelques films muets et du dĂ©but du parlant y ont Ă©tĂ© tournĂ©s ». Les fĂ©rus d'histoire et d'architecture apprĂ©cieront les visites guidĂ©es pĂ©destres organisĂ©es bĂ©nĂ©volement par la SociĂ©tĂ© d'Initiatives et de DĂ©fense du Site du VĂ©sinet SIDSV selon la villas coup de cĆurLe Palais Rose comprend deux ailes, un Ă©tage et un large perron accessible avec le mĂȘme nombre de marches qu'Ă Trianon. Martine Carret / Le FigaroLe Palais Rose 12, rue Diderot.RĂ©plique du Grand Trianon Ă Versailles, cette demeure privĂ©e se dĂ©voile Ă travers une grille. ApportĂ© d'Occitanie, de Caunes-Minervois, le marbre rose orne des pilastres surmontĂ©s de demi-chapiteaux ioniques. Le Palais comprend deux ailes, un Ă©tage et un large perron accessible avec le mĂȘme nombre de marches qu'Ă Trianon. Il fut construit pour l'ingĂ©nieur Arthur Schweitzer en 1899 puis habitĂ© par un dandy excentrique, le comte Robert de Montesquiou, auquel succĂ©da une marquise italienne qui adorait les Wood Cottage 122, boulevard des Ătats-Unis.De 1864, date de sa construction, Ă 2007 date Ă laquelle elle fut lĂ©guĂ©e Ă la Ville, cette demeure est restĂ©e dans la famille Taconnet. Des rondins ont Ă©tĂ© utilisĂ©s pour la toiture, les murs sont constituĂ©s de pans de bois de chĂȘne en grume Ă©corcĂ©. Les huisseries sont en chĂȘne, ferrĂ©es et vitrĂ©es en petit verre mousseline de couleur enchĂąssĂ© en plomb. L'allure de cette folie » rustique Ă©voque les contes de fĂ©es, comme celui de Grimm, Hansel et tuk-tuk, une expĂ©rience Ă vivreIdĂ©e de balade avec un tuk-tuk Ă©lectrique. Martine Carret / Le FigaroLa ville Ă©tant trĂšs Ă©tendue, une option pour visiter le maximum de points d'intĂ©rĂȘts est l'original tuk-tuk Ă©lectrique So' French de FrĂ©dĂ©ric HouzĂ©. Pas de bruit, pas de pollution, simplement le plaisir de profiter d'une balade selon l'itinĂ©raire orchestrĂ© par le chauffeur. C'est Ă©galement l'avantage de pouvoir choisir vous-mĂȘme des endroits un peu plus Ă©loignĂ©s pour dĂ©couvrir notamment la trĂšs belle architecture de l'hĂŽpital construit sous NapolĂ©on III 1859.Informations et rĂ©servation DurĂ©e 1h, 65⏠pour 4 personnes sur l'ĂźleLe cadre bucolique avec vue imprenable sur le lac du Pavillon de l'Ăźle des Ibis est somptueux. Martine Carret / Le FigaroAutre coup de cĆur, le Pavillon de l'Ăźle des Ibis. Son cadre bucolique avec vue imprenable sur le lac est tout simplement somptueux. Sa rotonde ressemble Ă un jardin d'hiver, avec des panneaux en cannage. Le cadre y est raffinĂ© avec des fauteuils en velours bleu dans la salle intĂ©rieure et des statues d'ibis Le bĂątiment date de 1900, raconte ValĂ©rie Darnis, la gĂ©rante. En 2018, nous avons tout rĂ©novĂ©, mais en gardant l'esprit de l'Ă©poque. Je voulais que mon restaurant soit chaleureux et familial ». FormĂ© Ă l'Ă©cole de Jean-Georges, SĂ©bastien Heslot, le chef cuisinier propose six cartes par an pour coller Ă la saison. Fruits et lĂ©gumes viennent de la plaine de Montesson, le miel, des ruches voisines. Jean-Christophe Blanchet le chef pĂątissier a fait ses armes chez Ledoyen et Christian Le Squer. Ses parents tenaient un restaurant doublement Ă©toilĂ© Ă Maisons-Laffitte. Autant dire qu'il connaĂźt parfaitement la recette du Paris-Brest, apprise avec le petit-fils de l'inventeur Louis Durand. RevisitĂ© Ă son image, il l'a imaginĂ© en duo pistache-framboise. Son gĂąteau au chocolat dĂ©glacĂ© Ă la biĂšre est aussi cĂ©lĂ©brĂ© par tous. Bien que ces deux desserts ne soient plus Ă la carte estivale, si vous les demandez spĂ©cifiquement lors de votre rĂ©servation, il est prĂȘt Ă l'impossible pour les lecteurs du Figaro. Sinon, sa tarte passion meringuĂ©e reste une option petites riviĂšresDepuis le Grand Lac des Ibis, partez Ă la dĂ©couverte du circuit des petites riviĂšres. Martine Carret / Le FigaroDepuis le Grand Lac des Ibis, suivre la riviĂšre qui mĂšne au lac SupĂ©rieur, traverser le pont jusqu'au lac de Croissy. De lĂ dĂ©marre, prĂšs du Temple protestant Ă©difiĂ© en 1880, le circuit des petites riviĂšres. GuĂ©s, cascatelles, petits ponts, pelouses varient la promenade tandis que de nombreux panneaux dĂ©taillent la faune et la flore rencontrĂ©es. Ils rappellent aussi que donner du pain aux poissons et aux canards est une trĂšs mauvaise idĂ©e. ArrĂȘtez-vous devant la grille du 52, avenue Georges Clemenceau. ĂdifiĂ©e par l'architecte vĂ©sigondin Louis Gibert entre 1890 et 1891 dans un style Louis XIII, la Villa Beau-ChĂȘne abrita JosĂ©phine Baker et sa guĂ©parde Chiquita de 1929 Ă 1947. On raconte qu'un jour Chiquita s'Ă©tait enfuie, semant la panique dans ces rues distinguĂ©es. Il s'agit d'une demeure privĂ©e, mais dont le parc est gĂ©nĂ©ralement accessible lors des JournĂ©es europĂ©ennes du pratiqueON DĂJEUNE OĂ ?Le Pavillon des IbisEntrĂ©e, plat, dessert, 44 âŹ. Menu enfants 15 âŹ. Carte des vins achalandĂ©e. Dresscode casual. IdĂ©al pour les familles. Terrasse extĂ©rieure mais aussi salle confortable dans la des Ibis, Ăle des Ibis, 78110 Le VĂ©sinet. TĂ©l. 01 85 39 10 RENSEIGNEROffice de tourisme Saint Germain Boucles de Seine. TĂ©l. 01 30 87 20 il y a 111 ans, la SociĂ©tĂ© d'Initiatives et de DĂ©fense du Site du VĂ©sinet fait la promotion du VĂ©sinet et contribue Ă le prĂ©server. Mail contact pour rĂ©cupĂ©rer un plan 3, avenue des Pages. Lundi, mardi, mercredi de 9h Ă 12h et de 14h Ă 18h, jeudi de 14h Ă 18h, vendredi de 9h Ă 12h et de 14h Ă 17h30. TĂ©lĂ©phone 01 30 15 47 ALLERDepuis la DĂ©fense, RER A, direction Saint-Germain-en-Laye, arrĂȘt Le VĂ©sinet-Le Pecq. 16 depuis le lac de Croissy, possibilitĂ© de repartir vers Paris depuis la station le VOIR AUSSI - Regards du Grand Paris» un hommage Ă la capitaleBeauChĂȘne, Josephine Bakerâs villa on the Ave Georges Clemencu in VĂ©sinet, fifteen hundred metres away from where the Tour started on Blvd Carnot. Bakerâs downtime at Beau ChĂȘne included
When most people think of Josephine Baker, they imagine her dancing in some glamorous Paris venue at the height of the jazz age. While this image certainly isnât wrong, it tends to reduce the remarkable, complex woman behind it to a problematic caricature. This is something that should be worked against. Baker, an African-American who lived most of her life in Paris and became a French citizen in the 1930s, was not *just* a dancer and performer who drew thousands to see her often controversial revues around the French capital. She wasnât *just* a star member of the Parisian arts scene of the 1920s and 1930s, centered around Montparnasse and the theatres of the Grands Boulevards. A Renaissance Woman Le ThĂ©atre des Champs-ElysĂ©es Birthplace of âLa Revue NĂšgreâThe Folies BergĂšres La Folie du Jour Show Le Casino de Paris âParis Qui RemueâMontparnasse Josephineâs Old Stomping GroundsEglise de la Madeleine The Pantheon from November 2021Day Trip to Le VĂ©sinet and Bakerâs Neogothic Villa Like This? Pin & Share it! A Renaissance Woman She was a prominent civil-rights activist who spoke at the 1963 March on Washington beside Martin Luther King and was a longtime member of the NAACP. She notably refused to perform in American clubs that enforced segregation between black and white audience members. During her lifetime, Baker fought tirelessly to help secure equal rights for African-Americans. A 2015 exhibit at Paris City Hall paid tribute to Josephine Baker and her role as a member of the French Resistance in the 1940s. She was also a key member of the French Resistance movement during World War II, gathering intelligence for the forces of âFree Franceâ led from London by the General Charles de Gaulle. In the aftermath of the war, De Gaulle made Baker a ChĂ©valier of the French Legion of Honor. She was also awarded with a top military award called the Croix de Guerre for her role in resisting occupation under the Nazis. {These 5 Places in Paris Arenât Generally Associated With African-American History. They Should Be.} She was a deeply accomplished actor, musician, activist, and intellectual who refused to be pigeonholed or reduced to a racist caricatureâ although these caricatures sadly continue to inform how she is remembered. Baker circa 1950, Paris. Wikimedia Commons After 50 years of performance and activism, Baker died in 1975 in Paris. Having once famously sung âJâai deux amours, mon pays et Parisâ I have two loves, my country and Paris, she was decidedly at home. At her funeral, military officials performed a 21-gun saluteâ the first such honor to have been given an American woman laid to rest in France. France and Parisians have gratefully adopted her in turn as their own, and Baker has left a deep imprint on the city and its cultural history. {Related 8 American Women Who Moved to Paris, and Made History} To more easily find her traces there, I suggest paying a visit to some or all of the following places. To dig a bit deeper, see this in-depth, meticulously researched look back at Josephineâs life and legacy in the capital at EntrĂ©e to Black Paris. Le ThĂ©atre des Champs-ElysĂ©es Birthplace of âLa Revue NĂšgreâ Lithographs from Paul Colinâs series âLe Tumulte Noirâ, depicting performers including Baker in âLa Revue NĂšgreâ, 1927. In 1925, Baker and a troupe of performers hailing from Harlem in New York City debuted the âLa Revue NĂšgreâ show at Parisâ ThĂ©atre des Champs-ElysĂ©es, cementing a popular fixation in France with âla nĂ©gritudeâ blackness that had taken hold during the decade. Avant-garde artists had become preoccupied with what they not unproblematically called âlâart nĂšgreâ negro art, after Franco-Spanish painter Picasso had found inspiration in the forms of African sculpture. While itâs easy for us to see today that the periodâs ideas of blackness standing in for âexoticnessâ and frank sexuality are simply racism dressed up as fascination and fetishization, the history of La Revue NĂšgre is nevertheless important to Paris, and to Bakerâs story. She dazzled audiences by dancing the Charleston for the first time, symbolizing for some the potential liberation of women in a period when clothing had become looser and movement less inhibited. Her performances at the ThĂ©atre des Champs-ElysĂ©esâ a venue that remains open but mostly puts on classical plays and musicalsâcemented Bakerâs status as an artist and style icon. Itâs important to cast a critical eye on the often racist manner in which these performances were received and depicted at the time. Posters and other promotional materials from the period often turned to dehumanizing caricatures and racist tropes. This is true of Paul Colinâs series of lithographs from 1927, entitled âLe Tumulte Noirâ. Nevertheless, the lasting cultural impact of Bakerâs artistry during this early period is important to note. Her emergence as a dancer and performer helped define and shape the spirit of the âjazz ageâ in the capital. To learn more about how the Revue NĂšgre show was depicted by artists of the time, see this page on Colinâs lithographs. Also see this book from Henry Louis Gates, Jr. and Karen Dalton for a deeper look at the topic. Getting There 15 Avenue Montaigne, 75008 Paris Metro Alma-Marceau or Franklin D. Roosevelt The Folies BergĂšres La Folie du Jour Show Josephine Baker performing the Charleston at the Folies BergĂšre in Paris, circa 1925. Public domain. Following Bakerâs successful run at the ThĂ©atre des Champs-ElysĂ©es, she opened a new revue at a widely popular theatre and cabaret in the bustling Grands Boulevards district, Les Folies BergĂšre. Still open today, the club saw Baker debut her iconic âbanana skirtâ in 1925, as part of a new show called âLa Folie du Jourâ. Some now see it as a clever, winking attempt on her part to re-appopriate and reclaim racist sterotypes about people of colour and play with them to troubling effect. Josephine Baker in 1927, in her âbanana skirtâ. ImageâConfetta/Creative Commons license Whether her audiences grasped the potential irony, however, is quite another question. Images of a bare-breasted Baker dressed in the banana skirt were widely exported, made into dolls and became nearly synonymous with the supposed âexoticismâ and âeroticismâ of blackness. Related 4 Paris Jazz Festivals to Mark in Your Calendar Baker was adulated as a fashion icon, but racism in France and elsewhere continued to thrive for decades to comeâ for the most part largely unquestioned. Getting There 32 Rue Richer, 75009 Paris Metro Cadet Le Casino de Paris âParis Qui Remueâ Another key venue to visit is the Casino de Paris, where in 1930 Josephine debuted what was perhaps her most successful show to date, entitled âParis qui Remueâ Paris that Stirs. It featured a live cheetah named Chiquita and saw Baker debut her hit song âJâai deux amoursâ. Read related Take a Self-Guided Walking Tour of Edith Piafâs Paris According to EntrĂ©e to Black Paris, the dance hall first opened in 1895 was also where Baker and French performer Maurice Chevalier starred in a revue entitled Paris-London in 1939, as World War II was brewing. Proceeds from the show were donated to charities including the Red Cross. The Pigalle club and music hall is still open today, and can be easily visited. Getting There/Address 16 Rue de Clichy, 75009 Paris, France Montparnasse Josephineâs Old Stomping Grounds Place Josephine Baker in Montparnasse/Wikimedia Commons Continuing your self-guided exploration of Josephineâs Paris, head southward to Montparnasse, site of a fertile artistic scene during the 1920s and 1930s. Painters, writers, philosophers, musicians and playwrights flooded the formerly grim neighborhood and inflected it with new life, and in the early part of the 20th century it became home to numerous cafes, brasseries, art studios and theatres where the cityâs intelligentsia gathered. Baker was among them. Your first stop in Montparnasse is the Place Josephine Baker Metro Edgar Quinet, a square and plaque named after the performer that was unveiled in the year 2000. City officials chose the site for its proximity to some of Josephineâs preferred haunts in Paris, including the last place where she performed in April of 1975. Related A Stroll Through Montparnasse Cemetery, Home to Sartre, de Beauvoir & Others That was at the Bobino 20 rue de la GaitĂ©; Metro GaitĂ© or Edgar Quinet, an old Montparnasse venue situated in the theatrical micro-district known as GaitĂ©. I recommend stopping by to take a look. It was here that Baker performed her final show. Audience members reportedly included her friend, Princess Grace of Monaco. Last but not least, stop by the historic Montparnasse brasserie La Coupole, a âroaring twentiesâ nightlife spot where Baker spent countless evenings. Image credit Courtney Traub/All rights reserved Its lavish decorâ including murals from famous artists of the periodâ hasnât changed much since it opened in 1927, and the dance rooms downstairs that were once the site of debauched Parisian parties recently underwent renovations after years of closure. Eglise de la Madeleine Following Bakerâs final performance at the Bobino in 1975, she suffered from a sudden and fatal brain hemorrhage at only 68. Her funeral was held at the Eglise de la Madeleine, a neoclassical church not very far from the theatres and dance halls where her career had debuted decades earlier. Getting There Place de la Madeleine, 75008 Metro Madeleine The Pantheon from November 2021 Looming over the Latin Quarter, the Pantheon is a mausoleum celebrating the âgreat menâ sadly, few women are recognized here of France. Image Courtney Traub/All rights reserved In November 2021, a memorial will be inaugurated in honor of Baker at the PanthĂ©on in Paris, following her âelectionâ to the mausoleum by French President Emmanuel Macron in August 2021. She is to be the first Black woman to âenterâ the PanthĂ©on, and only the sixth woman, alongside Marie Curie, French legislator Simone Veil, and a handful of others. Bakerâs election to the PanthĂ©on follows a petition from her family, initiated in 2013, that gathered nearly 40,000 signatures. While Baker will remain at her current place of rest in Monaco, the addition of the memorial further underlines her special place in French history. Day Trip to Le VĂ©sinet and Bakerâs Neogothic Villa Villa Le Beau ChĂȘne, Le VĂ©sinet, former residence of Josephine Baker If youâre interested and willing to take a short trip outside the city limits, itâs worth considering a visit to the suburb of Le VĂ©sinet, where Baker owned a large mansion and villa with her first husband, known locally as âLe Beau ChĂȘneâ. Related The 10 Best Day Trips From Paris by Train The 19th-century, neo-gothic mansion is privately owned and not accessible to the public, but itâs still potentially interesting to visit from the outside. Touring the grounds with an expert guide is probably the best way to appreciate the significance of the site, but you can also make the trip on your own. Getting There The easiest way to get there by train is to take the RER commuter-line train A towards Saint-Germain-en-Laye. You can board at Gare de Lyon or Chatelet-les-Halles. Exit at Le VĂ©sinet and either take a taxi to the villa Address 52 Avenue Georges-Clemenceau, Le VĂ©sinet 78110 or take a local bus with the aid of Google Maps/directions. Like This? Pin & Share it!
Ouverteaux horaires du musée, la librairie-boutique vous réserve quelques nouveautés pour la rentrée. En savoir plus. 08 Août 2022. Les événements de la rentrée 2022 . Plusieurs évÚnements festifs vous attendent à la rentrée en marge de notre exposition "Frida Kahlo, au-délà des apparences". Save En savoir plus. à découvrir. Les Podcasts du Palais Galliera >Sortir > Journées du Patrimoine Journées du Patrimoine à Le Vésinet Le programme des Journées Européennes du Patrimoine 2022 dans toute la France. Le week-end du 17 et 18 septembre 2022, les Journées du Patrimoine reviennent pour une 39e édition avec pour thÚme "Patrimoine durable". 17 000 lieux publics ou privés seront ouverts au public... Profitez-en ! Consultez sur notre site le programme des journées du patrimoine à Paris et dans toute la France. Le programme des journées du patrimoine dans toute la France France entiÚre - Ile-de-France, Nouvelle Aquitaine, Hauts-de-France, Auvergne-RhÎne-Alpes, Provence-Alpes-CÎte d'Azur, Montpellier, Pays de la Loire, Centre Val de Loire, Bretagne, Grand-Est, Occitanie Carte des lieux à Le Vésinet 78110 Les Journées du Patrimoine 2022 à Le Vésinet 78110 Les Journées du Patrimoine dans les villes du département 78
Visionnezle street view de Google Map de n'importe quel lieu Ă partir de son adresse ou de ses latitude et longitude. Copier coller l'URL pour partager facilement le Google Street View de votre choix (l'URL est mise Ă jour en permanence pour prendre en compte vos actions). Si vous acceptez de partager votre position, vos coordonnĂ©es GPS2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 1613 Le 7 Juillet, nous vous proposons une journĂ©e au VESINET avec Madame Rojon-Kern, Ă la dĂ©couverte de quelques unes des villas cĂ©lĂšbres. Quelques unes seulement, car il y en a tellement ! 1/ A 11h15 Rendez-vous au RER LE VESINET-CENTRE Si vous venez en voiture , il faudra vous garer au plus prĂšs du RER VĂ©sinet Centre. A partir de lĂ , nous ferons une promenade d'environ 2 heures Ă la dĂ©couverte, notammment - de la villa UTRILLO, nommĂ©e â La Bonne Lucieâ. Cette maison appartenait vers 1920/1930 au fondeur RUDIER qui la prĂȘtait Ă des amis dont le sculpteur BOURDELLE. Elle sera achetĂ©e en 1937 par Mme Lucie PAUWELS au nom de Maurice UTRILLO qu'elle venait d'Ă©pouser. Celui-ci y passa toute la derniĂšre pĂ©riode de sa vie dramatique. - de la maison de JosĂ©phine BAKER nommĂ©e â Le Beau chĂȘneâ dont les propriĂ©taires actuels n'ont pratiquement pas modifiĂ© l'aspect. C'est dans cette immense maison, trĂšs fin de siĂšcle d'apparence, entourĂ©e d'un splendide parc Ă l'anglaise, que JosĂ©phine vĂ©cut de 1929 Ă 1947 entourĂ©e d'animaux familiers. - de la maison d'ALAIN. C'est dans cette maison que le grand Ă©crivain et philosophe ALAIN s'Ă©tait retirĂ© en 1917 au terme d'une longue carriĂšre universitaire. Il continua Ă y Ă©crie, clouĂ© Ă son fauteuil depuis 1939 par un rhumatisme articulaire. Il y mourut en 1951. Sa veuve, respectant les volontĂ©s de l'auteur des cĂ©lĂšbres â Proposâ, dĂ©cida de lĂ©guer Ă la ville ma petite maison oĂč ils vĂ©curent ensemble. Elle lĂ©gua aussi certains meubles et objets pour transformer cette maison du souvenir en un vĂ©ritable musĂ©e. - de la chapelle Sainte-Marguerite dont la dĂ©coration ' et en particulier une grande fresque, fut en partie rĂ©alisĂ©e par le peintre Maurice Denis. Cette Ă©glise construite entre 1862 et 1865 constitue un des tout premiers exemples en France d'utilisation de structure mĂ©tallique alliĂ©e au bĂ©ton. 2/ A 13h30 DĂ©jeuner au restaurant LE HAVANE 69, route de Montesson 78110 LE VESINET Tel 01 39 52 09 01 AprĂšs notre balade du matin nous prendrons les voitures pour faire la distance entre Le VĂ©sinet Centre et ce restaurant qui est proche de la station de RER Le VĂ©sinet-Le Pecq. 3/ A 15H30 Suite de la balade Ă la dĂ©couverte des villas cĂ©lĂšbres du VĂ©sinet. Cette balade, plus courte, nous permettra d'apprĂ©cier , Ă portĂ©e du restaurant - le Rond Point Royal dit du cerf de Rouillard. Ce rond-point qui a retrouvĂ© toute sa splendeur et d'oĂč partent 8 avenues est un des symboles de cette â ville-parcâ qu'est Le VĂ©sinet. Sur ce rond-point le CervidĂ© Royal, oeuvre magistrale en fonte de Pierre-Louis Rouillard, inaugurĂ© en 1928 au son des cors de chasse , a retrouvĂ© un nouvel Ă©crin. - la Villa des Pages et son parc de 3 1890, le Doccteur RAFFEGEAU qui dirige un sanatorium prĂšs d'Angers crĂ©e l'Institut HydrothĂ©rapique du VĂ©sinet. PosĂ© sur un parc de 3 hectares, l'Ă©difice a conservĂ© son authenticitĂ© architecturale. Il rĂ©vĂšle aussi son esprit Art Nouveau grĂące aux cĂ©lĂšbres faiences de Sarreguemines qui enrichissent de dĂ©cors animaliers certains murs intĂ©rieurs. Deux personnages, oeuvres de Mathurin Moreau, agrĂ©mentent l'entrĂ©e principale. On retrouve ce type de sculptures au Palais Rose voir plus loin . Aujourd'hui cette Villa, maintenant clinique, est spĂ©cialisĂ©e dans les soins psychiatriques. - le Palais Rose. Construit en 1900 par l'armateur Arthur SCHWEITZER, sur le modĂšle du Grand Trianon, le Palais Rose doit son nom aux pilastres en marbre rose qui ornant sa façade. En 1908 le Comte Robert de MONTESQUIOU racheta la propriĂ©tĂ© et y vĂ©cĂ»t jusqu'en 1921 . Il fit amĂ©nager le parc, l'agrĂ©mentant de statues et d'un e rotonde baptisĂ©e le Temple de l'Amour. Il fit Ă©galement construire un bĂątiment nommĂ© l'Ermitage pour y installer sa bibliothĂšque. VĂ©ritable lieu de fĂȘtes et de rĂ©jouissances, le Comte y reçut des artistes et des personnalitĂ©s de l'Ă©poque tels Jean Cocteau, Claude Debussy, Colette ou Sarah Bernhardt. En 1973 il fĂ»t acquis par la marquise Luisa CASATI, muse excentrique et fascinante des annĂ©es folles qui inspira Man Ray, Van Dongen ou Picasso. Elle le quitta ruinĂ©e en 1932. Il fait maintenant partie de l'Inventaire supplĂ©mentaire des Monuments historiques. 4/ Vers 17 heures fin de cette balade. Participation par personne hors transport - Restaurant Le Havane 20 ⏠- JournĂ©e de visite 20 ⏠- Pour une œ journĂ©e 12 ⏠- Inscription Ă nous faire parvenir avec votre chĂšque au nom de l'ARAFE au plus tard le 27 Juin mais dĂšs que possible Ă JJ DEMEZIERES 7, Rue de l'Abbaye 78300 POISSY Nom.................................................. PrĂ©nom.......................................................... DĂ©jeuner ............................................ personnes soit 20 euros x........ = euros JournĂ©e de balade ............................... personnes, soit 20 euros x âŠ. .= euros œ journĂ©e de balade .............................personnes soit 12 euros x ........ = euros TOTAL ............. = euros A ce jour, nous avons notĂ© la prĂ©sence de Ginette Gaide, DemĂ©ziĂšres, Arnoult, Buffereau, Salaun, LĂ©ger, Gaffa soit 12 personnes. Ne sont pas disponibles Tondut, Colin/Carpentier/Haueter, Bouyer, Caffier. Dates Ă retenir - 29 Septembre Maison Jean Monet, pique-nique, Maison Louis CarrĂ© - Octobre A dĂ©terminer - 17 Novembre normalement Repas Beaujolais - DĂ©cembre A dĂ©terminer
LaVille du VĂ©sinet se doit de rendre hommage Ă lâune de ses plus illustres habitantes. La vedette de la « Revue NĂšgre » avait en effet choisi dâhabiter au VĂ©sinet, occupant pendant plusieurs annĂ©es la « Villa Beau ChĂȘne » Ă lâangle de lâallĂ©e de la gare et de lâavenue Georges ClĂ©menceau.