MĂ©moires et histoire dâun conflit : la guerre dâAlgĂ©rie. La concurrence mĂ©morielle entre les diffĂ©rents acteurs et le rapport de la mĂ©moire Ă lâhistoire. Le rĂ©cit de la guerre tout comme les dates de sa commĂ©moration gĂ©nĂšrent des conflits de mĂ©moire. Pour rappel sur ce
AccĂ©der au contenu principal Les deux premiers sujets zĂ©ro sont publiĂ©s le 14 octobre 2020. Ils comprennent un Ă©noncĂ© unique dans chacune de leurs deux parties conformĂ©ment Ă la dĂ©finition officielle de lâĂ©preuve une dissertation en premiĂšre partie et une Ă©tude critique de documents en seconde partie. Un troisiĂšme sujet zĂ©ro est publiĂ© aprĂšs lâadaptation de lâĂ©preuve 15 novembre. DatĂ© du 16 dĂ©cembre, il comprend deux Ă©noncĂ©s dans chacune de ses parties deux dissertations en premiĂšre partie et deux Ă©tudes critiques en seconde partie. Les Ă©preuves Ă©crites prĂ©vues les 15 et 16 mars 2021 sont annulĂ©es le 21 janvier et les sujets sont finalement publiĂ©s sur diffĂ©rents sites officiels ou non. Maintenues pour les candidats libres, elles se tiennent les 7 et 8 juin sur des sujets neufs publiĂ©s aprĂšs la fin des Ă©preuves. LâĂ©preuve fait lâobjet dâune nouvelle adaptation pour la session 2022 deux dissertations au choix, une seule Ă©tude critique. Les sujets des Ă©preuves annulĂ©es des 15 et 16 mars 2021 Les sujets des Ă©preuves des 7 et 8 juin 2021 Lâadaptation de lâĂ©preuve pour la session 2022 Les sujets des Ă©preuves annulĂ©es des 15 et 16 mars 2021 Les sujets des Ă©preuves des 7 et 8 juin 2021 Lâadaptation de lâĂ©preuve pour la session 2022 Note du 10 fĂ©vrier 2022 Dans son courrier du 28 janvier, le ministre de lâĂducation nationale annonce Ă la fois le report des Ă©preuves 11-13 mai 2022 et un amĂ©nagement des sujets destinĂ© Ă garantir un choix au un document datĂ© du 10 fĂ©vrier, lâĂ©preuve est amĂ©nagĂ©e de la façon suivante la premiĂšre partie comporte deux sujets de dissertation au lieu dâun ; ces deux sujets portent sur un thĂšme diffĂ©rent ; lâĂ©tude critique de seconde partie porte sur un troisiĂšme thĂšme. Mise en Ćuvre du choix offert aux Ă©lĂšves pour les Ă©preuves terminales de spĂ©cialitĂ© du baccalaurĂ©at 2022 Tableau rĂ©capitulatif des sujets Pour un inventaire plus complet des sujets officiels connus Tableau rĂ©capitulatif des sujets Annales du baccalaurĂ©at en HGGSP Navigation des articles
Dissertation: HGGSP: mĂȘle conflit arabo-yemenite. Recherche parmi 274 000+ dissertations. - dâaprĂšs Amnesty internationale, Le 25 mars 2015, une coalition internationale menĂ©e par lâArabie saoudite lançait des frappes aĂ©riennes contre le groupe armĂ© des Houthis au YĂ©men, dĂ©clenchant un conflit armĂ© de grande ampleur. Durant la guerre d'AlgĂ©rie 1954 - 1962, l'Ătat français cherche Ă minimiser le conflit. Suite Ă l'indĂ©pendance, le FLN qui prend le pouvoir en AlgĂ©rie institue une histoire officielle du conflit dans laquelle sont occultĂ©es les divisions au sein des nationalistes ainsi que le rĂŽle des Kabyles. Le pouvoir avance l'idĂ©e d'un soulĂšvement spontanĂ© et unitaire du peuple algĂ©rien derriĂšre le FLN et contre la France. En France, les acteurs du conflit les soldats, les pieds-noirs rapatriĂ©s, les harkis taisent leur expĂ©rience du conflit. Le silence concerne aussi l'Ătat qui ne reconnaĂźt pas la guerre. Benjamin Stora parle d'une "guerre ensevelie". Pourtant, les diffĂ©rents acteurs du conflit entretiennent des mĂ©moires diffĂ©rentes voire contradictoires de la guerre. AprĂšs le silence vient la pĂ©riode du "rĂ©veil des mĂ©moires". Les diffĂ©rents groupes portent leurs revendications et souhaitent faire reconnaĂźtre leur vision de l'histoire. Le rĂŽle des historiens est important dans ce "rĂ©veil des mĂ©moires". GrĂące Ă leurs travaux, ils ont pu faire la lumiĂšre sur le conflit et sur ses zones d'ombre, dont l'utilisation de la torture. Ă partir de la fin des annĂ©es 1990, notamment grĂące aux travaux des historiens, la France intĂšgre la guerre d'AlgĂ©rie dans la mĂ©moire officielle. Les archives sont ouvertes, le conflit est reconnu. MalgrĂ© la reconnaissance de la guerre d'AlgĂ©rie, toutes les mĂ©moires ne sont pas apaisĂ©es. Certains groupes contestent la mĂ©moire officielle de l'Ătat et l'AlgĂ©rie rĂ©clame encore la repentance. Les historiens sont soumis Ă des pressions de la part des diffĂ©rents groupes porteurs de mĂ©moires et face Ă la mĂ©moire officielle. Bien qu'ils doivent ĂȘtre indĂ©pendants Ă l'Ă©gard des revendications mĂ©morielles, leur travail fait Ă©voluer les mĂ©moires. En AlgĂ©rie, la situation a peu Ă©voluĂ©. AprĂšs une tentative de dĂ©mocratisation du pays qui Ă©choue, le pays maintient une vision officielle du conflit et continue d'encadrer les travaux des historiens. ILes mĂ©moires de la guerre d'AlgĂ©rie au lendemain du conflit La mĂ©moire est la prĂ©sence sĂ©lective des souvenirs du passĂ© dans une sociĂ©tĂ© donnĂ©e. Elle est souvent plurielle et conflictuelle les diffĂ©rents groupes qui ont vĂ©cu des Ă©vĂ©nements douloureux se font leur propre construction du passĂ© et ces diffĂ©rentes visions peuvent s'opposer. Les groupes qui portent les mĂ©moires cherchent une reconnaissance dans le prĂ©sent de leur vision des Ă©vĂ©nements. L'histoire a pour vocation de restituer le passĂ© de la maniĂšre la plus objective possible. Elle s'appuie sur une Ă©tude critique des sources Ă©crites, orales ou encore archĂ©ologiques. Ainsi, mĂ©moires et histoire prĂ©sentent des diffĂ©rences quant au type de questionnements adressĂ©s au passĂ©. Les mĂ©moires veulent rĂ©habiliter, "sauver de l'oubli", alors que l'histoire veut comprendre et expliquer le passĂ©. MĂȘme si l'histoire ne doit pas, dans un souci d'objectivitĂ©, ĂȘtre soumise aux enjeux des mĂ©moires, il existe de nombreux liens et des interactions entre les deux. AUne guerre sans nom La guerre d'AlgĂ©rie est considĂ©rĂ©e comme une guerre sans nom. Elle commence le 1er novembre 1954 suite Ă une sĂ©rie d'attaques commises en AlgĂ©rie par le Front de libĂ©ration nationale algĂ©rien FLN. Alors que le conflit s'intensifie, le gouvernement français cherche Ă minimiser les combats. Il parle "des Ă©vĂ©nements d'AlgĂ©rie" et dĂ©crit l'intervention des forces françaises comme des simples "opĂ©rations de police" visant Ă "pacifier le pays". Les combattants algĂ©riens sont dĂ©crits comme des "rebelles". Face Ă cette nĂ©gation officielle du conflit, des voix discordantes dĂ©noncent le rĂŽle de la France dans la guerre. Le parti communiste, ouvertement anticolonial, dĂ©nonce l'intervention française et la torture pratiquĂ©e par l'armĂ©e française, notamment lors de la bataille d'Alger. Des "comitĂ©s Audin" se mettent en place dans le milieu universitaire. Cela fait suite Ă l'assassinat sous la torture du militant communiste Maurice Audin, mathĂ©maticien français travaillant Ă Alger et favorable Ă l'indĂ©pendance algĂ©rienne. Des journaux comme L'Express, avec François Mauriac, critiquent l'intervention française. Plusieurs tĂ©moignages se font l'Ă©cho des pratiques utilisĂ©es par les forces françaises, dont la pratique de la gĂ©gĂšne. Ainsi, le gĂ©nĂ©ral PĂąris de BollardiĂšre, Henri Alleg, rĂ©dacteur de La Question en 1958 ou l'historien Henri-IrĂ©nĂ©e Marrou dĂ©noncent la torture. Enfin, des intellectuels, des artistes et des universitaires, dont Jean-Paul Sartre, directeur de la revue Les Temps modernes, signent le manifeste des 121 en 1960 pour dĂ©noncer le militarisme français et la torture. Le gouvernement dĂ©ploie une intense rĂ©pression Ă l'encontre de ces oppositions. La Question d'Henri Alleg est interdit et son auteur est condamnĂ© Ă la prison. La police rĂ©prime de maniĂšre trĂšs violente les manifestations dĂ©nonçant le conflit. Le 17 octobre 1961, en France, une manifestation pacifique d'AlgĂ©riens dĂ©nonçant le couvre-feu imposĂ© aux Nord-Africains provoque une rĂ©pression sanglante de la police sous les ordres du prĂ©fet Papon. Une centaine d'AlgĂ©riens sont tuĂ©s et plusieurs centaines sont blessĂ©s. De mĂȘme, une manifestation pour l'indĂ©pendance de l'AlgĂ©rie le 8 fĂ©vrier 1962 aboutit Ă la mort de 9 personnes Ă la station de mĂ©tro Charonne Ă Paris. BMĂ©moire officielle en AlgĂ©rie aprĂšs le conflit L'AlgĂ©rie devient indĂ©pendante suite aux accords d'Ăvian en 1962. L'armĂ©e des frontiĂšres branche de l'ALN basĂ©e en Tunisie et au Maroc s'impose au pouvoir au dĂ©triment du Gouvernement provisoire de la RĂ©publique algĂ©rienne GPRA. L'Ătat algĂ©rien encadre l'histoire du conflit qui est nommĂ©e la "RĂ©volution nationale" ou encore la "Guerre de libĂ©ration". Le conflit est prĂ©sentĂ© en AlgĂ©rie comme un soulĂšvement spontanĂ© du peuple algĂ©rien. L'histoire officielle parle de 1,5 million de morts algĂ©riens, alors que le chiffre rĂ©el se situe autour de 300 000. Le gouvernement minimise les divisions entre les nationalistes algĂ©riens pendant le conflit et notamment les luttes entre le FLN et le MNA de Messali Hadj qui a causĂ© plus de 10 000 morts. Le conflit est complĂštement limitĂ© Ă une opposition entre les Français et les AlgĂ©riens. Toujours avec pour objectif de mettre en avant l'unitĂ© nationale, le rĂŽle des Kabyles dans la lutte contre les Français est passĂ© sous silence tandis que celui de l'ALN est exagĂ©rĂ©. Les livres scolaires, les monuments, les commĂ©morations sont des relais de cette histoire officielle. Le travail des historiens est d'ailleurs surveillĂ© par l'Ătat qui contrĂŽle Ă©troitement les recherches scientifiques du Centre national d'Ă©tudes historiques algĂ©rien CNEH et encadre en 1972 un travail de rassemblement d'archives orales et Ă©crites du 1965, suite au coup d'Ătat d'Houari BoumĂ©diĂšne, le FLN devient le parti unique de l'AlgĂ©rie et accentue la diffusion de la mĂ©moire officielle du conflit. L'historien Guy PervillĂ© parle d'une "hyper commĂ©moration obsessionnelle". Mohammed Harbi, historien algĂ©rien et ancien membre du FLN, est condamnĂ© pour sa contestation de l'histoire officielle et s'enfuit en France. CLa "guerre ensevelie" En France, aprĂšs l'indĂ©pendance de l'AlgĂ©rie, le conflit est en revanche passĂ© sous silence. Benjamin Stora parle d'une "guerre ensevelie". Ce sont d'abord les groupes concernĂ©s par le conflit qui cherchent Ă oublier les souffrances et les douleurs de la guerre. Environ 800 000 pieds-noirs sont rapatriĂ©s en France. Lorsqu'ils arrivent dans ce pays qu'ils connaissent peu, ils sont dĂ©munis, et nombreux sont ceux qui veulent tourner la page. La prioritĂ© est Ă l'intĂ©gration. En particulier Ă cause des attentats commis par le groupe terroriste OAS en France, les pieds-noirs pensent qu'il est prĂ©fĂ©rable de rester discrets. Les AlgĂ©riens prĂ©sents en mĂ©tropole, dont une grande partie arrive dans le cadre de l'immigration de masse organisĂ©e par la France, ne veulent pas faire ressortir la mĂ©moire du conflit et les attentats perpĂ©trĂ©s par le FLN. L'Ătat français, prĂ©sidĂ© par de Gaulle, cherche aussi Ă faire oublier la guerre. La France a perdu l'immense majoritĂ© des terres qui composaient son empire colonial. Sa place dans le monde dĂ©cline depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et l'Ătat veut prĂ©server l'unitĂ© nationale. De plus, les violences commises par l'armĂ©e française sont en contradiction avec les valeurs d'une France que l'on appelle "pays des Droits de l'homme". En 1968, des lois sont votĂ©es pour amnistier tous ceux qui ont pris part au conflit et les soldats qui ont participĂ© au putsch des gĂ©nĂ©raux en 1961 sont rĂ©intĂ©grĂ©s dans l'armĂ©e en 1982. La population française oublie assez vite le conflit, dont aucune mention n'est faite dans les livres scolaires, et les historiens n'ont pas accĂšs aux archives. IILe rĂ©veil des mĂ©moires ADes mĂ©moires divisĂ©es Le rĂ©veil des mĂ©moires n'a lieu qu'Ă partir des annĂ©es 1970. MalgrĂ© le silence fait sur la guerre d'AlgĂ©rie au lendemain du conflit, les mĂ©moires des diffĂ©rents groupes concernĂ©s sont diffĂ©rentes et parfois opposĂ©es. De nombreux pieds-noirs entretiennent une vision idĂ©alisĂ©e de leur vie en AlgĂ©rie, on parle de la "nostalgĂ©rie". Les anciens combattants sont victimes de l'oubli officiel du conflit et n'ont pas le droit Ă la reconnaissance de leur statut. Les harkis, qui ont pu quitter l'AlgĂ©rie, sont rassemblĂ©s dans des camps et ils s'estiment trahis par l'Ătat français. Ceux restĂ©s en AlgĂ©rie ont subi des massacres. Certains militaires dĂ©fendent le bien-fondĂ© de la guerre et entretiennent l'idĂ©e d'un conflit qui s'est inscrit dans la logique de la guerre froide. Ils soutiennent que les mĂ©thodes utilisĂ©es par l'armĂ©e, dont la torture, Ă©taient justifiĂ©es. Ils exagĂšrent aussi le rĂŽle social jouĂ© par la France auprĂšs des populations indigĂšnes lors de la colonisation. Enfin, les militants pour l'indĂ©pendance de l'AlgĂ©rie, dont le parti communiste, se souviennent des mĂ©thodes utilisĂ©es pendant la guerre et de la rĂ©pression de l'Ătat français lors des manifestations pacifistes. Ils veulent que la France reconnaisse la guerre. B"L'accĂ©lĂ©ration mĂ©morielle" AprĂšs une pĂ©riode de silence sur le conflit, les diffĂ©rents groupes mettent en avant leur souvenir et veulent faire reconnaĂźtre leurs revendications. C'est le temps de l'anamnĂšse, c'est-Ă -dire de la prise de conscience des mĂ©moires refoulĂ©es. Ă partir des annĂ©es 1970, les "porteurs de mĂ©moires" participent au dĂ©veloppement de l'"accĂ©lĂ©ration mĂ©morielle" Les pieds-noirs forment des associations afin de rĂ©clamer des indemnitĂ©s pour les biens qu'ils ont perdus. Ils veulent aussi accĂ©der aux tombes des membres de leur famille enterrĂ©s en AlgĂ©rie. En 1970, une loi leur accorde des indemnisations qui leur semblent encore insatisfaisantes. Les anciens combattants, regroupĂ©s dans des associations influentes, dont le FNACA, obtiennent le statut d'ancien combattant en 1974. Les harkis se rĂ©voltent en 1975 et 1976 contre leurs conditions de vie dans les camps. Ils veulent une reconnaissance de leur rĂŽle pendant la guerre. Des groupes proches de l'extrĂȘme droite et de l'OAS, particuliĂšrement dans le Sud-Est de la France, organisent des manifestations et Ă©rigent des stĂšles en souvenir de "l'AlgĂ©rie française". Parmi ces personnes, Jean-Marie Le Pen, ancien combattant de la guerre d'AlgĂ©rie, lĂ©gitime les mĂ©thodes françaises et est accusĂ© par de nombreux tĂ©moignages d'avoir pratiquĂ© lui-mĂȘme la torture. Face Ă la montĂ©e du racisme dans les annĂ©es 1970 et 1980, la Marche pour l'Ă©galitĂ© et contre le racisme, aussi appelĂ©e "Marche des beurs", rĂ©unit en 1983 des membres de la communautĂ© maghrĂ©bine. Pour la premiĂšre fois, des enfants de harkis et des enfants de membres du FLN marchent ensemble afin de rĂ©clamer une rĂ©elle place dans la sociĂ©tĂ© française. Enfin, en 1983, la guerre d'AlgĂ©rie est intĂ©grĂ©e dans les manuels scolaires. CLe travail des historiens et des cinĂ©astes dans les annĂ©es 1970 Bien que les archives soient encore difficiles d'accĂšs, des historiens s'emparent du thĂšme de la guerre d'AlgĂ©rie En 1961, durant le conflit, l'historien Pierre Nora a publiĂ© Les Français d'AlgĂ©rie. Entre 1968 et 1971, le journaliste Yves CourriĂšre entreprend une histoire du conflit dans son ouvrage La Guerre d'AlgĂ©rie. En 1972, l'historien Pierre Vidal-Naquet publie La Torture dans la RĂ©publique. Il avait dĂ©jĂ publiĂ© L'Affaire Audin en 1958. Charles-Robert Ageron publie en 1973 un ouvrage intitulĂ© Politiques coloniales du Maghreb. Des cinĂ©astes s'emparent Ă©galement du conflit sur lequel ils souhaitent faire la lumiĂšre En 1966, La Bataille d'Alger de Gillo Pontecorvo remporte le Lion d'or de Venise, mais le film n'est pas autorisĂ© Ă sortir dans les salles. En 1972, RenĂ© Vautier sort Avoir vingt ans dans les AurĂšs. Ce film raconte l'histoire de jeunes soldats français pris dans l'engrenage de la violence. La gĂ©nĂ©ration d'historiens qui travaille dans les annĂ©es 1960 et 1970 sur la guerre d'AlgĂ©rie est constituĂ©e de personnes qui ont Ă©tĂ© confrontĂ©es directement ou indirectement au conflit. Expliquer le conflit permet de rompre le silence officiel. Certains des historiens ont militĂ© pendant la guerre, et en faire l'histoire constitue pour eux un acte politique. Par exemple, Pierre Vidal-Naquet, qui a militĂ© pendant le conflit contre la torture, continue par la suite son travail historique visant Ă Ă©tablir les faits, Ă les expliquer et Ă les faire sortir de l'ombre. IIILes sociĂ©tĂ©s et les historiens face Ă "cette guerre qui ne passe pas" ALa difficile mĂ©moire officielle en France Ă partir des annĂ©es 1990, la France entreprend la reconnaissance officielle du conflit et des pratiques de l'armĂ©e française. En 1992, les archives de la guerre sont ouvertes. En 1999, l'AssemblĂ©e nationale reconnaĂźt que le conflit Ă©tait une "guerre". L'utilisation de la torture est aussi acceptĂ©e dans la mĂ©moire nationale. D'anciens gĂ©nĂ©raux tĂ©moignent de ces pratiques, comme les gĂ©nĂ©raux Aussaresses et Massu. La parole des victimes est aussi reconnue. Louisette Ighilahriz tĂ©moigne des tortures qu'elle a subies alors qu'elle avait 20 ans. En 2002, Jacques Chirac inaugure le mĂ©morial national de la guerre d'AlgĂ©rie et des combats du Maroc et de la Tunisie. En 2012, François Hollande, en visite officielle en AlgĂ©rie, parle de la "souffrance du peuple algĂ©rien" et Ă©voque la torture. En 2012 Ă©galement, la journĂ©e du 19 mars devient la journĂ©e du souvenir des "victimes civiles et militaires de la guerre d'AlgĂ©rie" et l'Ătat reconnaĂźt le massacre du 17 octobre 1961. Pourtant, malgrĂ© la reconnaissance officielle de la guerre d'AlgĂ©rie, le conflit des mĂ©moires persiste En 2005, le groupe des "IndigĂšnes de la RĂ©publique" accuse la France d'ĂȘtre encore un Ătat colonial et porte un regard critique sur ses pratiques passĂ©es mais aussi actuelles. En 2005, la loi Mekachera fait scandale, car elle propose que soit reconnu le "rĂŽle positif de la prĂ©sence française en Afrique du Nord". De plus, l'AlgĂ©rie reproche Ă la France de ne pas avoir Ă©mis des excuses officielles et rĂ©clame la repentance de la France. En 2007, Ă Perpignan, un mur est inaugurĂ©, portant les seuls noms des morts europĂ©ens de la guerre. En 2012, le Front national condamne l'intervention de Nicolas Sarkozy reconnaissant que "la guerre a aussi meurtri les AlgĂ©riens" et souhaite une condamnation des porteurs de valises du FLN. Par ailleurs, la journĂ©e de souvenir des "victimes civiles et militaires de la guerre d'AlgĂ©rie" est contestĂ©e, car elle prend pour rĂ©fĂ©rence le cessez-le-feu du 19 mars 1962, et les opposants estiment qu'elle passe sous silence les EuropĂ©ens et les harkis tuĂ©s aprĂšs le cessez-le-feu par les AlgĂ©riens. BEn AlgĂ©rie, la persistance d'une lecture unique de la guerre Le climat politique change en AlgĂ©rie au cours des annĂ©es 1980. Les Ă©meutes de 1980 en Kabylie brisent le mythe d'une unitĂ© nationale algĂ©rienne. En 1988, la jeunesse algĂ©rienne se rĂ©volte contre le pouvoir et exige la libĂ©ralisation du systĂšme politique. Ces rĂ©voltes aboutissent Ă la mise en place d'un processus dĂ©mocratique, interrompu en 1992 par la junte militaire au pouvoir. L'enlisement du pays dans la guerre civile qui oppose les islamistes Ă l'armĂ©e et fait environ 100 000 morts achĂšve la dĂ©mocratisation du pays. L'attitude du gouvernement sur le conflit reste la mĂȘme L'accĂšs aux archives est interdit. Les harkis sont encore perçus comme des traĂźtres. Les actes de violence reconnus sont limitĂ©s aux seuls agissements des Français. Le rĂŽle du MNA, ainsi que des BerbĂšres, est occultĂ© au profit du rĂŽle du FLN. Les violences faites par le FLN, notamment contre les civils qui refusaient de payer "l'impĂŽt rĂ©volutionnaire", sont ignorĂ©es. En 1995, Bouteflika rĂ©intĂšgre les pĂšres fondateurs du nationalisme algĂ©rien, tels que Messali Hadj, dans la mĂ©moire nationale. Cependant, cette ouverture est rapidement remise en cause. Les historiens sont censurĂ©s et leurs communications Ă l'Ă©tranger doivent ĂȘtre approuvĂ©es par le ministĂšre algĂ©rien de l'Ăducation. Lois mĂ©morielles Les lois mĂ©morielles sont des lois dĂ©clarant un point de vue officiel sur un Ă©vĂ©nement historique. Ces lois peuvent ĂȘtre seulement dĂ©claratives, c'est-Ă -dire reconnaĂźtre des Ă©vĂ©nements, ou effectives, c'est-Ă -dire assortir la loi de sanctions loi Gayssot de 1990 punit la nĂ©gation des crimes contre l'humanitĂ©. La loi de 2001 reconnaĂźt publiquement l'existence du gĂ©nocide armĂ©nien et la loi Taubira de 2001 dĂ©clare que la traite nĂ©griĂšre est un crime contre l'humanitĂ©. Enfin, la loi de 2005 prĂ©voit la reconnaissance du "rĂŽle positif" de la colonisation. CLes historiens contre le "prĂ©sentisme" Dans les annĂ©es 1990, une nouvelle gĂ©nĂ©ration d'historiens, nĂ©s aprĂšs le conflit, travaille sur la guerre d'AlgĂ©rie. Certains d'entre eux entreprennent des collaborations avec la premiĂšre gĂ©nĂ©ration d'historiens du conflit RaphaĂ«lle Branche publie La Torture et l'armĂ©e pendant la guerre d'AlgĂ©rie en 2001, grĂące Ă un travail rĂ©alisĂ© Ă partir de tĂ©moignages et d'archives. Benjamin Stora collabore avec Charles-Robert Ageron et Mohammed Harbi. Sylvie ThĂ©nault publie Une drĂŽle de justice en 2001. Tramor Quemeneur rĂ©dige une thĂšse intitulĂ©e Une guerre sans "non" en 2007, dans laquelle il se penche sur l'histoire des rĂ©fractaires Ă la guerre d'AlgĂ©rie. Yann Scioldo-ZĂŒrcher montre dans ses travaux que, contrairement Ă la mĂ©moire dĂ©veloppĂ©e par les pieds-noirs, l'Ătat français a mis en place des moyens afin d'intĂ©grer les rapatriĂ©s d'AlgĂ©rie dans la sociĂ©tĂ© française. Les historiens s'interrogent sur cette rĂ©surgence des mĂ©moires et son incidence sur leur travail. En effet, l'historien ne doit pas ĂȘtre soumis aux diffĂ©rents groupes qui veulent ne retenir que certains aspects de l'histoire, voire les modifier. Il ne doit pas cĂ©der aux revendications de ces groupes dont les objectifs sont la recherche de la vĂ©ritĂ© mais aussi la satisfaction de revendications prĂ©sentes. En effet, les mĂ©moires se nourrissent des travaux historiques. Bien que les mĂ©moires effectuent une approche sĂ©lective du travail des historiens, ces derniers contribuent, en montrant la complexitĂ© des faits, Ă apaiser les dĂ©bats sur les diffĂ©rentes mĂ©moires. Par exemple, les travaux sur les harkis montrent la complexitĂ© des raisons de leur engagement en faveur de la France. Dans l'Ă©ducation aussi, le lien entre mĂ©moire et histoire est important. L'enseignant peut, grĂące Ă l'histoire, expliquer l'actualitĂ© et les diffĂ©rentes mĂ©moires. De plus, la multiplication des journĂ©es mĂ©morielles donne au professeur la possibilitĂ© d'aborder certains aspects historiques et de donner du sens Ă son cours. Des historiens rappellent cependant le danger de trop faire appel Ă l'Ă©motion des Ă©lĂšves au risque de porter atteinte Ă l'objectivitĂ© de l'histoire. Enfin, les mĂ©moires sont aussi un objet d'Ă©tude pour les historiens. Pierre Nora a publiĂ© Les Lieux de mĂ©moire, ouvrage dans lequel il analyse la construction des mĂ©moires.TLFi AcadĂ©mie9e Ă©dition AcadĂ©mie8e Ă©dition AcadĂ©mie4e Ă©dition BDLPFrancophonie BHVFattestations DMF1330 - 1500 MĂMOIRE2, subst. â Relation manuscrite ou imprimĂ©e qui rappelle la vie, les Ă©vĂ©nements auxquels est associĂ©e une personne. J'ai envie d'Ă©crire un petit mĂ©moire de ce qui m'est arrivĂ© pendant mon dernier voyage Ă Paris Stendhal, Souv. Ă©gotisme, 1832, heures sonnaient qu'il Ă©tait encore Ă lire l'Ă©trange morceau d'analyse que Robert avait appelĂ© un mĂ©moire sur lui-mĂȘme, et dont le vrai titre eĂ»t Ă©tĂ© Confession d'un jeune homme d'aujourd'hui» Bourget, Disciple, 1889, En partic., au plur. avec une majuscule dans le titre d'une oeuvre. Relation, parfois oeuvre littĂ©raire, que fait une personne Ă partir d'Ă©vĂ©nements historiques ou privĂ©s auxquels elle a participĂ© ou dont elle a Ă©tĂ© le tĂ©moin. Dicter, Ă©crire ses mĂ©moires; lire les MĂ©moires de Retz, de Saint-Simon. Je lis avec grand plaisir les MĂ©moires de Montluc. C'est un homme admirable, il raconte des choses! Courier, Pamphlets pol., Ă Conseil prĂ©fect. Tours, Lettres partic. 2, 1820, me suis promis dans ces mĂ©moires de dire toute ma pensĂ©e Joffre, MĂ©m., 1931, Si j'Ă©tais destinĂ© Ă vivre, je reprĂ©senterais dans ma personne, reprĂ©sentĂ©e dans mes mĂ©moires, les principes, les idĂ©es, les Ă©vĂ©nements, les catastrophes, l'Ă©popĂ©e de mon temps. Chateaubr., MĂ©m., 1848, â ExposĂ© qui attire l'attention de quelqu'un sur une question Ăcrit sommaire qui vise Ă informer. Mon pĂšre a remis Ă l'empereur le mĂ©moire adressĂ© par toi. Le rĂ©cit de tes attentats avait irritĂ© sa justice La MarteliĂšre, Robert, 1793, v, 9, marĂ©chal de Belle-Isle, voyant que M. de Choiseul prenait trop d'ascendant, fit faire contre lui un mĂ©moire pour le roi, par le jĂ©suite Neuville Chamfort, Caract. et anecd., 1794, MĂ©moire justificatif. Madame de Longueville ... lui transmit, quelques jours aprĂšs, un mĂ©moire justificatif, dressĂ© par M. Arnauld. Ce mĂ©moire, en forme d'argumentation, Ă©tait raide et peu adroit Sainte-Beuve, Port-Royal, 1859, DR. Ăcrit oĂč sont consignĂ©s les motifs d'un plaideur. Si Greslou Ă©tait condamnĂ©, il dĂ©poserait le mĂ©moire entre les mains du prĂ©sident, sur l'heure mĂȘme Bourget, Disciple, 1889, Dissertation sur quelque objet de science, d'Ă©rudition, de littĂ©rature rĂ©digĂ©e Ă l'intention d'une sociĂ©tĂ© savante ou en vue d'un concours, d'un examen. Un savant mĂ©moire; mĂ©moire gĂ©nĂ©alogique, historique; mĂ©moire de chimie, de gĂ©omĂ©trie, de licence; lire le mĂ©moire de qqn sur la musique, les vers Ă soie; prĂ©senter un mĂ©moire de maĂźtrise. Il rappelait son mĂ©moire intitulĂ© Du cidre, de sa fabrication et de ses effets Flaub., MmeBovary, 1857, mĂ©moire sur l'Ă©tude du grec au moyen Ăąge que j'avais commencĂ© pour rĂ©pondre Ă une question de l'AcadĂ©mie des inscriptions et belles-lettres, absorbait toutes mes pensĂ©es Renan, Avenir sc., 1890, Lorsque Mendel publia son fameux mĂ©moire sur les croisements de pois, nul ne comprit qu'une science nouvelle, aux prolongements infinis, la science de l'hĂ©rĂ©ditĂ©, venait de faire son entrĂ©e dans le monde. J. Rostand, La Vie et ses probl., 1939, p. 23.â Au plur. Recueil des travaux d'une sociĂ©tĂ© savante. Suivant l'abbĂ© de La Caille, la latitude ne serait que de 7 degrĂ©s 57 minutes ....Voyez les MĂ©moires de l'AcadĂ©mie des Sciences, annĂ©e 1754, page 129 Voy. La PĂ©rouse, 1797, Ătat dĂ©taillĂ© des sommes dues Ă un entrepreneur, un artisan, un fournisseur, un homme de justice. MĂ©moire de frais; acquitter, payer, solder un mĂ©moire; le mĂ©moire de l'hĂŽtelier, du menuisier, du peintre, du tapissier. Vous vĂ©rifierez et rĂ©glerez mon mĂ©moire, il n'y a qu'Ă toiser, tous les prix sont convenus par vous au nom de Monsieur Birotteau Balzac, C. Birotteau, 1837, ... je loue aux BĂ©nĂ©dictins leur maison que j'ai fait rebĂątir â les devis, les factures sont Ă mon nom et c'est moi qui ai rĂ©glĂ©, en personne, les mĂ©moires des entrepreneurs et de l'architecte. Huysmans, Oblat, 1903, et Orth. V. mĂ©moire1. Ătymol. et Hist. 1. Ca 1190 Ă©crit, relation» Beroul, Tristan, Ă©d. E. Muret, 1268; 2. 1356 dr. document contenant les faits et les moyens d'une cause qui doit ĂȘtre jugĂ©e» Ordonnances, III, 134 ds Gdf.; 3. 1477 Ă©crit contenant des renseignements ou des instructions destinĂ©s Ă quelqu'un sur quelque affaire» Lettres Louis XI ds Bartzsch, 1580 pour mĂ©moire B. Palissy, Discours admirables, ds IGLF; 4. 1551 relevĂ© de sommes dues, facture» Journal du Sieur de Gouberville ds Poppe, 5. 1552 au plur. ouvrage faisant le rĂ©cit des Ă©vĂ©nements que l'on a vĂ©cus au cours de son existence» Les memoires de messire Philippe de Commines, reveus et corrigez par cf. aussi Ă©d. J. Calmette, 6. a 1671 exposĂ©, dissertation sur un sujet d'Ă©tude prĂ©cis» au plur. dans le titre d'ouvrages rassemblant de tels textes MĂ©moires pour servir Ă l'hist. nat. des animaux; b 1789 au sing. Lavoisier, Chim., SpĂ©cialisation, au masc., de mĂ©moire1*.STAT. â MĂ©moire1 et 2. FrĂ©q. abs. littĂ©r. 9258. FrĂ©q. rel. littĂ©r. xixes. a 17317, b 11407; xxes. a 10566, b 12129.
ï»żThĂšme3 : Histoire et mĂ©moires 3 Introduction Les conflits et leur histoire sont durablement inscrits dans la mĂ©moire collective des sociĂ©tĂ©s et dans les mĂ©moires individuelles: sâagissantDiaparoma du cours La dimension politique de la guerre, des conflits interĂ©tatiques aux enjeux transnationaux Cours Ă©lĂšve La dimension politique de la guerre, des conflits interĂ©tatiques aux enjeux transnationaux Fond de schĂ©ma Le systĂšme conceptuel de la guerre selon Clausewitz TD1 Clausewitz, un modĂšle pour penser et faire la guerre CorrigĂ© TD1 Clausewitz, un modĂšle pour penser et faire la guerre TD2 La guerre de Sept Ans, une guerre rĂ©elle » limitĂ©e Jalon 1 CorrigĂ© TD2 La guerre de Sept Ans, une guerre rĂ©elle » limitĂ©e Jalon 1 TD3 Les guerres rĂ©volutionnaires et napolĂ©oniennes, vers la guerre absolue » Jalon 1 CorrigĂ© TD3 Les guerres rĂ©volutionnaires et napolĂ©oniennes, vers la guerre absolue » Jalon 1 CorrigĂ© TD 4 Analyse de documents type bac Jalon 2 Sujet entraĂźnement dissertation Quel est le rĂŽle des acteurs non Ă©tatiques dans les guerres du XVIIIe siĂšcle Ă nos jours ? CorrigĂ© sujet entraĂźnement dissertation Quel est le rĂŽle des acteurs non Ă©tatiques dans les guerres du XVIIIe siĂšcle Ă nos jours ? CorrigĂ© du sujet 1 du devoir sur table Durant les guerres du XVIIIe s jusquâen 1991, les Ătats cherchent-ils Ă anĂ©antir leurs adversaires ? CorrigĂ© du sujet 2 du devoir sur table Les guerres actuelles depuis 1991 sont-elles les mĂȘmes que celles du passĂ© ? MĂ©moireset histoire d'un conflit : la guerre d'AlgĂ©rie. Dalila Chalibi nous prĂ©sente l'ouvrage de RaphaĂ«lle Branche, "Papa, qu'as-tu fait en AlgĂ©rie", dans le cadre du 3Ăšme thĂšme d'HGGSP (terminale), " Papa, qu'as-tu fait en
| ΩáŃá ĐŸÏŐ«Őč ĐŸĐ·áŃĐ°Đ¶ĐžÎŸŐŃ Ö áŽá ŐŹĐ°Ń Î± | áș ÎżÎŸŐĐŽŃÏ | ŐŐ§Đ¶ŐžŃ ĐŸŃŐĄŃĐž | ĐÎ¶Ï ŐȘ ŃĐžŃáá»Ïգαη |
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ï»żDans le cadre du concours commun 1 A de Sciences Po 2017, le thĂšme de la MĂ©moire nous impose de voir les liens entre celle-ci et lâHistoire. Nous sommes dans des temps oĂč Histoire et MĂ©moire se confondent quotidiennement dans une mĂ©diatisation et une spectacularisation », dĂ©mesurĂ©es parfois, de tout ce qui a trait au passĂ©. On peut citer Ă titre dâexemple les rĂ©cents dĂ©bats pendant la campagne prĂ©sidentielle sur la dĂ©colonisation, le rĂ©gime de Vichy, la rafle du Vel dâHiv⊠Du bain tĂ©lĂ©visuel oĂč se coulent indistinctement commĂ©morations, documentaires et fictions, pour comprendre ce que reprĂ©sente la MĂ©moire, il paraĂźt plus quâurgent de dĂ©gager et dâisoler les Ă©lĂ©ments et de procĂ©der Ă une remise au point terminologique afin dâen observer les liens mĂȘme avec lâHistoire. Cette approche se veut donc philosophique, au sens oĂč, de lâexploration des dĂ©finitions et des concepts en prĂ©sence, peut faire naĂźtre une analyse des problĂšmes qui en dĂ©coulent. Les dĂ©finitions ou concepts La MĂ©moire, les MĂ©moires⊠Les dĂ©finitions ou concepts varient selon le singulier ou le pluriel du terme. Il faudra donc faire extrĂȘmement attention au libellĂ© du sujetâŠavec ou sans S ». La mĂ©moire La mĂ©moire est justement la facultĂ© par laquelle on se souvient, on se rend prĂ©sent Ă lâesprit, ou on maintient en lui, ce qui nâest plus. Le mot vient du latin memoria. Les grecs reprĂ©sentaient la MĂ©moire sous les traits de MnĂšmosyne, divinitĂ© primitive, fille dâOuranos et de GaĂŻa. De fait, la MĂ©moire est lâune des plus anciennes dĂ©esses de lâHumanitĂ©. Par ce mythe, on rappelle aussi que le dĂ©sir de se souvenir, de retenir le temps qui passe ou de chercher celui qui est perdu est la source vive de la crĂ©ation artistique. La mĂ©moire dĂ©signe ici aussi bien le processus par lequel lâesprit fait retour sur le passĂ© pour se le reprĂ©senter, que le rĂ©sultat de ce travail ; aussi bien la facultĂ© de reprĂ©sentation du passĂ©, que la reprĂ©sentation elle-mĂȘme. Mais la mĂ©moire, facultĂ© de se souvenir, ne sâoppose pas comme on le croirait peut-ĂȘtre un peu vite Ă lâoubli, facultĂ© dâeffacer, comme lâĂ©crit justement T. Todorov dans Les abus de la mĂ©moire Il faut rappeler une Ă©vidence câest que la mĂ©moire ne sâoppose nullement Ă lâoubli. Les deux termes qui forment contraste sont lâeffacement lâoubli et la conservation ; la mĂ©moire est, toujours et nĂ©cessairement, Les MĂ©moires Câest un genre littĂ©raire qui relĂšve de lâĂ©criture de soi mais qui se distingue toutefois nettement de lâautobiographie, des confessions ou encore des souvenirs. Si lâautobiographie cherche Ă restaurer a posteriori la cohĂ©rence dâune vie, un parcours, un itinĂ©raire, les confessions sont des aveux qui supposent des fautes et demandent au lecteur son pardon, les souvenirs enfin se prĂ©sentent comme le recueil discontinu dâĂ©vĂšnement passĂ© que leur charge affective a rendu mĂ©morables. LâHistoire LâHistoire est une notion problĂ©matique par elle-mĂȘme, du seul fait de sa polysĂ©mie Ă savoir la diversitĂ© de ses acceptions. Elle peut dĂ©signer en effet Aujourdâhui, comme les confidences ont remplacĂ© les confessions, les tĂ©moignages tiennent Ă prĂ©sent lieu de MĂ©moires » et les journalistes jouent le rĂŽle de mĂ©morialistes ou, comme ils le disent eux-mĂȘmes de chroniqueurs ». Les MĂ©moires ne retiennent du passĂ© de leur auteur que ce qui a contribuĂ© au passage de lâHistoire. Les MĂ©moires sĂ©lectionnent la grandeur et invitent Ă saisir une expĂ©rience individuelle dans un destin collectif. Dâune part la transformation dans le temps des sociĂ©tĂ©s humaines histoire de FranceâŠ, et par extension des individus Histoire des pionniersâŠ, mais aussi par une extension dĂ©mesurĂ©e du concept dâĂ peu prĂšs tout ce qui est susceptible dâĂ©voluer dans le temps histoire de lâanarchieâŠ. Dâautre part, câest aussi le rĂ©cit de cette transformation, sa tentative dâexplication, dans un souci dâobjectivitĂ© et de rigueur pour ce qui concerne la discipline historique proprement dite. Par suite, on parlera dâhistoire dĂšs quâil sâagit de raconter quelque chose, quâil sâagisse de rĂ©alitĂ© ou de fiction. Enfin, au pluriel, des histoires » dĂ©signe prĂ©cisĂ©ment des ennuis ou encore des problĂšmes issus de cette polysĂ©mie sont de nature et de degrĂ©s variables Tout dâabord, lâHistoire dĂ©signe aussi bien un processus que le rĂ©cit qui en est fait ce que recouvre la distinction faite en allemand entre Historie et Geschischte. De plus, ce qui est plus gĂȘnant, il peut sembler Ă©nigmatique dâenvisager sous le mĂȘme terme le rĂ©cit vĂ©race et Ă©clairĂ© des Ă©vĂ©nements du passĂ©, et le rĂ©cit fictif de la fable par outre le fait que lâon ait affaire dans les deux cas au rĂ©cit prĂ©cisĂ©ment, et donc au langage, câest la notion de reprĂ©sentation qui peut dâabord permettre de comprendre cette difficultĂ©. La reprĂ©sentation Toute histoire, par son rĂ©cit, donne une reprĂ©sentation dâĂ©vĂ©nements, une image mentale de ce qui, prĂ©cisĂ©ment, nâest pas prĂ©sent. LâHistoire cherche donc Ă rendre prĂ©sents Ă nouveau des Ă©vĂ©nements qui, Ă©tant passĂ©s, ne le sont plus. Câest ainsi fatalement quâelle aura Ă faire avec la mĂ©moire. Câest ainsi quâHistoire et MĂ©moire semblent donc de prime abord, indissociables, comme autant de moyens de se rendre prĂ©sent Ă lâesprit un passĂ© qui nâest plus. Poursuivons donc notre article dans les concepts Ă travers la question prĂ©cise de ces relations quâentretiennent lâHistoire et la MĂ©moire. Mais il serait trop facile de penser que nous avons affaire ici Ă un couple dâamants, dont les relations sont dâautant plus ambivalentes que les notions elles-mĂȘmes bien souvent infidĂšles comme lâoubli ou lâimagination, ou liĂ©es Ă dâautres notions comme les sulfureuses valeurs, morale, identitĂ©âŠ. Or, il y a deux maniĂšres de ne pas ĂȘtre prĂ©sent soit en nâĂ©tant pas du tout dans le cas des fictions, qui inventent des Ă©vĂ©nements, soit en nâĂ©tant plus dans le cas de lâHistoire qui reconstruit ce qui est passĂ© dans une reprĂ©sentation. Il faut donc, pour sauver lâHistoire, tiraillĂ©e entre deux dĂ©finitions contradictoires, chercher ce qui a de commun entre ces deux rĂ©cits. 2. Quelles relations entre Histoire et MĂ©moire De la communautĂ© Ă la sĂ©paration Histoire et mĂ©moire vivent ainsi sous le rĂ©gime commun de notions, Ă lâintĂ©rieur duquel il faudra procĂ©der Ă quelques distinctions. Toutes deux conduisent Ă des reprĂ©sentations du passĂ©, ce qui amĂšne Ă prĂ©ciser la dĂ©finition de lâHistoire. Faire lâHistoire nâest pas raconter des histoires » ; en effet, dans ce dernier cas, câest le rĂ©cit qui importe, plus que la vĂ©racitĂ© de son contenu. Or le rĂ©cit historique est plus une relation dâĂ©vĂ©nements passĂ©s censĂ©s avoir eu lieu, et une relation dans les deux sens du terme relater, câest-Ă -dire retracer, retranscrire, refaire connaĂźtre, mais aussi mettre en relation ces Ă©vĂ©nements pour en montrer la lisibilitĂ©. LâHistoire produit donc une reprĂ©sentation travaillĂ©e, Ă©laborĂ©e, alors que la fiction relĂšve de lâimagination pure, qui nâa pas besoin de se rĂ©fĂ©rer au rĂ©el. Aussi entre Histoire et mĂ©moire, y a-t-il un mĂȘme souci du passĂ©, le mĂȘme rejet de lâinvention, mais la premiĂšre cultive, face aux Ă©vĂ©nements, une distance critique que, par nature, la mĂ©moire peine Ă avoir et Ă maintenir. Ce problĂšme ne se limite pas Ă une opposition entre lâobjectivitĂ© quasi scientifique Ă laquelle aspire lâhistorien dans ses recherches, et la subjectivitĂ© sĂ©lective dâune mĂ©moire toujours connotĂ©e, engagĂ©e. Il y a ainsi des enjeux de la mĂ©moire auxquels lâhistorien doit faire face tout en tĂąchant de sâen abstraire pour construire une relation » la plus juste possible du passĂ© La mĂ©moireest toujours engagĂ©e car lâindividu met en elle son identitĂ© mĂȘme identitĂ© construite au fil dâĂ©vĂ©nements cruciaux de son existence ; engagĂ©e aussi, lorsquâelle est collective, allant de pair avec des revendications tout aussi identitaires, voire politiques, morales. Le problĂšme est classique lâhistorien a besoin, entre autres choses bien sĂ»r, des diffĂ©rentes manifestations de la mĂ©moire. Histoire et besoin de MĂ©moire Pour lâhistorien comme pour celui qui se remĂ©more, lâimagination est donc un outil nĂ©cessaire, mais qui appelle la plus grande vigilance, ce qui nous conduit Ă un autre aspect des relations entre les deux notions. La MĂ©moire est la facultĂ© de convoquer, de retrouver des images du passĂ© mais, sauf erreur, elle nâen crĂ©e pas de nouvelles, et introduit dans la reprĂ©sentation un aspect temporel, dont lâimaginaire pur peut faire lâĂ©conomie. En effet, en tant que facultĂ© de produire des images, elle intervient dans la reprĂ©sentation et y rĂ©vĂšle son caractĂšre ambivalent, surtout concernant la MĂ©moire. Lâimagination sâavĂšre ainsi ĂȘtre un concept aussi crucial que problĂ©matique pour penser les relations entre la MĂ©moire et lâHistoire. Dâune part, lâhistorien se confronte Ă une mĂ©moire toujours susceptible de dĂ©faillir, et ses dĂ©faillances possibles sont multiples, allant de lâoubli Ă la production dâimages fictives dâoĂč le problĂšme de la crĂ©dibilitĂ© des tĂ©moins, en passant par la sĂ©lection ou lâaltĂ©ration des souvenirs. Dâautre part, la mĂ©moire collective a toujours tendance Ă faire pression » sur lâHistoire, exigeant dâelle une caution scientifique, un travail de lĂ©gitimation qui n est pas du ressort de lâhistorien en quĂȘte dâune autre lĂ©gitimitĂ©. Ce livre qui pense la pratique officielle et privĂ©e du souvenir est intĂ©ressant car il appelle Ă la vigilance. Dans son livre Les abus de la mĂ©moire 2004, Todorov cite Jacques Le Goff La mĂ©moire ne cherche Ă sauver le passĂ© que pour servir au prĂ©sent et Ă lâavenir. Faisons-en sorte que la mĂ©moire collective serve Ă la libĂ©ration et non Ă lâasservissement des hommes ». Ces abus peuvent avoir en effet deux consĂ©quences Todorov les met en exergue dans son ouvrage les abus de la mĂ©moire » Les effets des abus de la mĂ©moire Tout comme la philosophie a Ă©tĂ© la servante de la religion, lâhistoire doit lutter plus que jamais pour ne pas ĂȘtre celle de la mĂ©moire, toujours en proie Ă la tentation de remplacer une comprĂ©hension du passĂ© par la rĂ©pĂ©tition obsessionnelle et compulsive de lâĂ©vĂ©nement qui la hante et la justifie en mĂȘme temps. Dâune part, quâelle soit individuelle ou collective, une mĂ©moire qui parasite la quĂȘte de vĂ©racitĂ© de la reprĂ©sentation par son caractĂšre traumatique et envahissant, empĂȘche lâindividu ou le peuple de prendre en main son prĂ©sent et dâenvisager lâavenir sainement. Les critĂšres de sĂ©lection historiques doivent chercher lâindĂ©pendance face Ă de telles influences, au risque de produire une histoire orientĂ©e, voire doctrinaire dâun point de vue idĂ©ologique. Dâautre part, il nây a pas une, mais des mĂ©moires, qui toutes revendiquent leur lĂ©gitimitĂ© ; et le problĂšme de cette diversitĂ© des mĂ©moires nâest pas tant de savoir laquelle est la plus fidĂšle au passĂ©, que le fait que chacune dâelles a une raison dâĂȘtre, chacune cherche Ă faire entendre sa voix.Cf. article sur ce blog de lâexemple des MĂ©moires sur la guerre dâAlgĂ©rie. Il semble quâil appartienne Ă lâhistorien, et quâil soit mĂȘme de son devoir, de se positionner face Ă la tendance naturellement envahissante de la mĂ©moire. Il doit rĂ©affirmer son rĂŽle critique, le caractĂšre indĂ©pendant de son travail, qui relĂšve dâune discrimination de la mĂ©moire et du souvenir. En ce sens, la mĂ©moire reste un outil essentiel de la recherche historique, et reste lâobjet aussi de lâhistoire, mais ne saurait en devenir le sujet ou lâinitiatrice. En parallĂšle je vous livre quelques auteurs rĂ©fĂ©rents sur ce thĂšme et quâil serait bon de lire avant le jour J ». Les Penseur » de la mĂ©moire en historien RĂŽle critique de celui qui cherche, non pas simplement Ă convoquer le passĂ©, mais Ă lâĂ©lucider, le mettre en lumiĂšre, au service dâune connaissance comprĂ©hensive des Ă©vĂ©nements historiques, au service aussi dâune disponibilitĂ© plus consciente et avertie Ă notre propre prĂ©sent. Il y aurait encore nombre dâhistoires » Ă raconter au sujet de ce couple tumultueux, mais il faut, du moins provisoirement, solder leurs comptes respectifs et communs. Conclusion Il est important de rappeler en dernier lieu que lâhistoire est science, mais science humaine, et quâil lui est donc aussi nĂ©cessaire, pour ne pas ĂȘtre une simple chronologie, pour ne pas forcer non plus la raison des Ă©vĂ©nements, de se confronter aux mĂ©moires du passĂ© comme du prĂ©sent. Faire et enseigner lâhistoire des mĂ©moires Ă lâĆuvre dans ces mĂȘmes sociĂ©tĂ©s, peut sâavĂ©rer, dans ces conditions, un travail aussi passionnant quâil est essentiel. Il semble en effet que toute sociĂ©tĂ© mette en place suffisamment de relais de transmission de la mĂ©moire, pour laisser lâhistorien, dans ses recherches comme face Ă ses Ă©lĂšves, ses Ă©tudiants, ses lecteurs et ses pairs, faire et enseigner lâhistoire. Si la mĂ©moire se transmet, lâhistoire sâenseigne. Ce dernier serait dâailleurs en mesure de faire une histoire des mĂ©moires qui, dans leur Ă©volution, leurs conflits, les processus quâelles traversent, ont tous les caractĂšres de lâobjet historique. Or lâhistorien nâest le mĂ©dium dâaucune mĂ©moire, dont les relais sont dâune autre nature ; lâĂ©mergence de lâune, la prééminence ou le silence des autres, toutes ces manifestations rĂ©pondent Ă des conditions politiques et Ă des intĂ©rĂȘts qui ne sont pas ceux de lâhistorien. Lâhistorien, fondateur de mĂ©moire chez Jules Michelet Lâhistoire, mĂ©moire de lâhumanitĂ© la pensĂ©e de Charles PĂ©guy Paul RicĆur, penseur dâune mĂ©moire historique apaisĂ©e Ouvrage Ă lire Les Lieux de mĂ©moire de Pierre Nora
HISTOIREET MEMOIRES DES CONFLITS Introduction. PrĂ©sentation du sujet. Les conflits sont des moments traumatisants, qui laissent des mĂ©moires douloureuses, passionnĂ©es. ProblĂ©matique. Comment lâhistorien les affronte ? Annonce du plan. On verra deux exemples tirĂ©s de lâhistoire rĂ©cente de la France. I. Les causes de la PremiĂšre- áááŒĐ”Ő·ŐžÖ Đ”Őł
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Introduction: formes de conflits et tentatives de paix dans le monde actuel Panorama des conflits armĂ©s actuels Il convient ici dâĂȘtre clair sur la dĂ©finition de conflit et sur celle de guerre.
ThĂšme3 :Histoire et mĂ©moiresAxe 1 Plan du coursI. Les causes de la PremiĂšre Guerre mondiale.A. Une histoire soumise aux enjeux politiquesB. Le rapprochemen- áÏĐ°ŐŽĐ°ŐŒĐž Ï
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