LesthÚmes de mes ouvrages sont le développement personnel et la spiritualité. Pages. Accueil; Qui est Ygrec; Contact; vendredi 26 août 2016 . Du libéralisme au fascisme, le développement totalitaire de la civilisation, par Bernard Charbonneau (les crises) Source : Le Partage, Bernard Charbonneau, 06-08-2016. drawing on paper by Laurie Lipton. Nous
_ Le prezi diaporama du cours en ligne _ Sujets possibles de dĂ©veloppement construit Sous la forme d’un dĂ©veloppement construit d’une vingtaine de lignes, vous prĂ©senterez le Front Populaire en France Sous la forme d’un dĂ©veloppement construit d’une vingtaine de lignes, vous montrerez comment LĂ©nine et Staline ont mis en place un rĂ©gime totalitaire en France Sous la forme d’un dĂ©veloppement construit d’une vingtaine de lignes, vous montrerez que le rĂ©gime nazi est totalitaire et raciste Sous la forme d’un dĂ©veloppement construit d’une vingtaine de lignes, vous prĂ©senterez les points communs et les diffĂ©rences entre le rĂ©gime totalitaire soviĂ©tique et le rĂ©gime totalitaire nazi Sous la forme d’un dĂ©veloppement construit d’une vingtaine de lignes, vous dĂ©crirez comment les dĂ©mocraties et les totalitarismes s’opposent en Europe dans les annĂ©es 20 et 30 Sous la forme d’un dĂ©veloppement construit d’une vingtaine de lignes, vous dĂ©crirez le rĂ©gime totalitaire stalinien _ Le cours en version dĂ©taillĂ©e 3Ăš Les rĂ©gimes totalitaires – version dĂ©taillĂ©e _ Le cours en version synthĂ©tique 3Ăš Les rĂ©gimes totalitaires – L’essentiel _ Une version carte mentale de la partie sur le nazisme _ Une carte mentale Ă  complĂ©ter pour rĂ©viser et ne pas mĂ©langer nazisme et stalinisme _ Un tableau synthĂ©tique comparatif pour ne pas tout mĂ©langer 3Ăšme RĂ©gimes totalitairres – tableau de synthĂšse _ La video de classe inversĂ©e sur la guerre d’Espagne _ Un exemple de violence antisĂ©mite en Allemagne La Nuit de Cristal _ Le dessin animĂ© der fĂŒhrer’s face » sous titrĂ© français, dessin animĂ© de propagande commandĂ© par le gouvernement amĂ©ricain Ă  Walt Disney pendant la Seconde Guerre Mondiale pour dĂ©noncer le rĂ©gime totalitaire nazi. Vous pouvez vous amuser Ă  retrouver toutes les croix gammĂ©es et rĂ©fĂ©rences aux nazis! RĂ©solutiondu Parlement europĂ©en du 19 septembre 2019 sur l’importance de la mĂ©moire europĂ©enne pour l’avenir de l’Europe (2019/2819(RSP)) () [RĂ©seau Voltaire]
1. Le marxisme-lĂ©ninisme, Staline et les classes sociales Le marxisme-lĂ©ninisme est une idĂ©ologie soviĂ©tique associĂ©e Ă  l’expression du communisme dont les objectifs sont d’imposer l’égalitĂ© sociale par la rĂ©volution et mettre fin Ă  la domination des bourgeois sur les idĂ©ologie est nĂ©e de l’interprĂ©tation des idĂ©es de Marx par LĂ©nine. Staline s’appuie sur l’hĂ©ritage idĂ©ologique de son mentor LĂ©nine pour lutter contre l’ennemi intĂ©rieur, c’est-Ă -dire le bourgeois capitaliste ». Le communisme stalinien vise ainsi Ă  construire une sociĂ©tĂ© Ă©galitaire sans classe sociale et Ă  produire l’Homme nouveau que Trotski dĂ©crivait comme une version amĂ©liorĂ©e », nouvelle, de l’homme ». 2. L’encadrement de la sociĂ©tĂ© Staline, qui concentre tous les pouvoir en URSS Ă  partir de 1929, installe un rĂ©gime totalitaire toute la sociĂ©tĂ© est contrĂŽlĂ©e. Il s’appuie sur la propagande pour renforcer son autoritĂ© sur la population. Il est ainsi prĂ©sentĂ© comme le guide du peuple Vojd » et la presse est acquise Ă  sa cause Pravda. Le parti communiste PCUS, parti politique unique, permet Ă©galement de contrĂŽler les travailleurs en s’assurant que chacun suit bien la ligne politique et idĂ©ologique dĂ©finie par le chef. Les jeunes ne sont pas Ă©pargnĂ©s les Komsomols servent ainsi Ă  encadrer la jeunesse soviĂ©tique et Ă  la modeler Ă  l’image du nouvel homme communiste chĂšre Ă  Staline. De maniĂšre Ă  Ă©touffer les critiques Ă  l’égard du rĂ©gime et Ă  maintenir la population sous le contrĂŽle du PCUS, le rĂ©gime stalinien met en place la terreur avec la police politique NKVD et les dĂ©portations vers le goulag. Sur le plan Ă©conomique, le rĂ©gime SoviĂ©tique se caractĂ©rise par un contrĂŽle total de l’économie dans le but de faire de l’URSS une grande puissance industrielle et agricole, libre et indĂ©pendante nationalisation des entreprises, plans quinquennaux, collectivisation appropriation collective des moyens de production – terres, usines et entreprises.Dans les campagnes, la collectivisation des terres se traduit par la mise en place des Kolkhozes au dĂ©triment des propriĂ©taires terriens les koulaks qui sont violemment persĂ©cutĂ©s arrestations, dĂ©portations vers des goulags ou exĂ©cutions c’est le processus de dĂ©koulakisation ». 3. La Grande Terreur PPO Entre 1937 et 1938, la Grande Terreur est organisĂ©e par Staline etl’État soviĂ©tique dans le but d’éradiquer dĂ©finitivement des Ă©lĂ©ments jugĂ©s nuisibles Ă  la nouvelle sociĂ©tĂ© communiste imaginĂ©e par Staline. Tous les opposants rĂ©els ou supposĂ©s de Staline et de sa politique sont ainsi la cible d’une rĂ©pression sans prĂ©cĂ©dent tout le monde peut ĂȘtre Grande Terreur prend la forme d’opĂ©rations secrĂštes et bureaucratiquement planifiĂ©es. Par exemple, les corps des victimes sont camouflĂ©s pour limiter la rĂ©sistance de mettre en Ɠuvre son projet d’homogĂ©nĂ©isation et de purification de la sociĂ©tĂ© socialiste, le rĂ©gime stalinien multiplie les jugements arbitraires et les condamnations sans forme de procĂšs donnant lieu Ă  des emprisonnements, des dĂ©portations dans les camps du Goulag travail forcĂ© ou mĂȘme Ă  des assassinats par le NKVD police politique.Le bilan de la Grande Terreur est dramatique 1,6 million d’individu arrĂȘtĂ©s et environ personnes 750 000 tuĂ©es. Vocabulaire Collectivisation processus de mise en commun des moyens de production terres, usines et entreprises.Communisme idĂ©ologie dont le but est de supprimer la propriĂ©tĂ© privĂ©e et d’établir l’égalitĂ© sociale entre les camps de travail forcĂ© oĂč sont envoyĂ©s les opposants au organisation de la jeunesse communiste. → lieu d’embrigadement.Kolkhoze mise en commun des terres, des outils et du bĂ©tail dans une exploitation agricole paysan aisĂ© en URSS et par extension, toute personne opposĂ©e Ă  la collectivisation des terres.NKDV police politique du rĂ©gime stalinien. SchĂ©ma Le rĂ©gime totalitaire de Staline SchĂ©ma La Grande Terreur 19378-1938
En2022, le rĂ©gime autoritaire stalinien n'est pas Ă©radiquĂ©, mĂȘme s'il est moins violent, mais ses principes restent en place, avec un dĂ©veloppement de la propriĂ©tĂ© privĂ©e , les nationalisations , l'explosion de l'Union SoviĂ©tique , les techniques d'influence mondiale ont changĂ©, et se veulent plus sournoises, mais la censure, le contrĂŽle des individus est toujours aussi intense ,et
EnlĂšvements d'Ă©trangers, coupes de cheveux officielles ou passion pour le fromage suisse
 La CorĂ©e du Nord fascine les mĂ©dias occidentaux, qui n'hĂ©sitent pas Ă  relayer les rumeurs les plus folles Ă  son propos. Franceinfo dĂ©mĂȘle le vrai du dictature "opaque" et "peu connue", la montĂ©e en puissance d'internet
 Pour Antoine Bondaz, chercheur Ă  la fondation pour la recherche stratĂ©gique FRS et coauteur de CorĂ©e du Nord, plongĂ©e au cƓur d'un Etat totalitaire Ă©d. du ChĂȘne, 2016, le rĂ©gime de Pyongyang rĂ©unit tous les ingrĂ©dients pour la diffusion massive d'informations douteuses, voire de "fake news". EnlĂšvements d'Ă©trangers, coupes de cheveux officielles, passion pour le fromage suisse... Alors que l'on redoute une escalade militaire entre les Etats-Unis et la CorĂ©e du Nord, franceinfo fait le tri entre les mythes et les rĂ©alitĂ©s largement relayĂ©s sur le dernier rĂ©gime stalinien de la planĂšte. Des Ă©trangers sont enlevĂ©s par le rĂ©gime pour devenir espions L'histoire. Depuis des annĂ©es, le rĂ©gime de Pyongyang est accusĂ© de kidnapper des Ă©trangers pour en faire des espions. "Ils Ă©taient lĂ , dans le train-train de leur existence et, soudain, ils ont Ă©tĂ© assommĂ©s, puis enfouis dans un grand sac noir. Certains Ă©taient assis sur la plage, en amoureux. D'autres ont Ă©tĂ© droguĂ©s. Ils se sont rĂ©veillĂ©s, ligotĂ©s dans ces sacs de lin, dans les cales des bateaux nord-corĂ©ens", rapporte Le Figaro dans un rĂ©cit sur les "captives Ă©trangĂšres de la CorĂ©e du Nord" dans les annĂ©es 1970. La rĂ©alitĂ©. L'histoire remonte Ă  plus de soixante ans. AprĂšs la guerre qui oppose les deux CorĂ©es 1950-1953, les prisonniers sud-corĂ©ens ne sont pas rendus Ă  leur pays. S'ensuit une longue sĂ©rie d'"enlĂšvements systĂ©matiques, [de] refus de rapatriement et [de] disparition forcĂ©e de personnes", dĂ©noncĂ©e par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU dans un rapport en 2014, puis dans une rĂ©solution en 2015. Selon l'organisation, plus de 200 000 Ă©trangers ont Ă©tĂ© enlevĂ©s par le rĂ©gime nord-corĂ©en depuis les annĂ©es 1950, particuliĂšrement dans les annĂ©es 1970 et 1980. Si les victimes sont en majoritĂ© des Sud-CorĂ©ens, des Japonais et des Chinois, au moins douze pays sont concernĂ©s, y compris la France. L'objectif ? "Les Ă©trangers devaient former les potentiels espions des services de renseignements nord-corĂ©ens Ă  la langue et aux modes de vie de leur pays", explique Ă  franceinfo Antoine Bondaz. La question "a causĂ© un immense problĂšme dans la relation bilatĂ©rale entre la CorĂ©e du Nord et le Japon", rappelle le chercheur. En 2002, lors d'un sommet Ă  Pyongyang entre l'ancien dirigeant nord-corĂ©en Kim Jong-il et le Premier ministre japonais de l'Ă©poque, Junichiro Koizumi, le leader nord-corĂ©en reconnaĂźt officiellement onze enlĂšvements de citoyens japonais. Et organise le retour au pays de cinq d'entre eux. Elle reconnaĂźt aujourd'hui le rapt de dix-sept Japonais, mais nie toujours ĂȘtre impliquĂ©e dans la disparition d'autres Ă©trangers. Certaines coiffures sont interdites L'histoire. Les Nord-CorĂ©ens doivent-ils tous adopter la coupe de Kim Jong-un ? En 2014, l'information circule sur de nombreux mĂ©dias occidentaux. Selon de nouvelles rĂšgles introduites "Ă  Pyongyang, qui s'Ă©tendent au pays tout entier", prĂ©cise Radio Free Asia, citĂ©e par The Korea Times en anglais, les jeunes hommes doivent avoir les cheveux rasĂ©s sur les cĂŽtĂ©s et longs sur le haut du crĂąne. La rĂ©alitĂ©. Cette histoire est un peu plus complexe, tempĂšre Antoine Bondaz. "L'idĂ©e qu'il y a des coiffures officielles est complĂštement fausse. Les affiches de coupes de cheveux qu'on a vues en photo Ă  l'Ă©poque ressemblent Ă  ce qu'on pouvait voir en France dans les annĂ©es 1950. Ce sont des exemples." Pour autant, "il existe des coupes de cheveux considĂ©rĂ©es comme 'interdites', prĂ©cise-t-il. Ce n'est pas Ă©crit dans la loi, simplement le rĂ©gime attend que vous ayez une coupe propre, avec des cheveux courts. Cela fait partie de sa culture hygiĂ©niste vous ne verrez pas de cheveux longs ou de teintures blondes ou bleues en CorĂ©e du Nord, parce que dans les rares films et mĂ©dias il n'y en a pas, donc les CorĂ©ens ne le font pas." Les prisonniers subissent les pires tortures L'histoire. Dents arrachĂ©es, sĂ©vices psychologiques... Les tĂ©moignages dĂ©nonçant les tortures dans les prisons nord-corĂ©ennes sont lĂ©gion. Une rĂ©putation entretenue jusque dans de nombreux films ou sĂ©ries amĂ©ricaines, qui font souvent de ces geĂŽles les plus dures au monde. La rĂ©alitĂ©. "La torture dans les camps de travail est une rĂ©alitĂ©", tranche Antoine Bondaz. Créés Ă  la fin des annĂ©es 1950 sur le modĂšle soviĂ©tique pour y enfermer les ennemis du rĂ©gime communiste, ces camps de travail servent aujourd'hui Ă  emprisonner et rĂ©duire en esclavage les opposants politiques ou les citoyens ayant cherchĂ© Ă  fuir le pays, rappelle l'ONG Human Rights Watch dans son rapport mondial 2017. "Des centaines de milliers de prisonniers politiques ont pĂ©ri dans des camps pendant les cinquante derniĂšres annĂ©es", estimait un rapport du Conseil des droits de l'homme des Nations unies en 2014. De "80 000 Ă  120 000 prisonniers politiques sont actuellement dĂ©tenus" dans quatre camps, selon l'organisation internationale. Travail jusqu'Ă  l'Ă©puisement, avortements forcĂ©s et famine d'anciens prisonniers et tortionnaires ont racontĂ© l'intĂ©rieur des camps, comme dans cette vidĂ©o de l'ONG Amnesty International, mise en ligne en 2014. Il n'y a que 28 sites internet nord-corĂ©ens L'histoire. En septembre 2016, une erreur de configuration des serveurs nord-corĂ©ens rend momentanĂ©ment disponible la liste des sites internet enregistrĂ©s en .kp, l'extension de nom de domaine rĂ©servĂ©e au pays. Matthew Bryant, un ingĂ©nieur britannique, s'en saisit et la diffuse sur le rĂ©seau GitHub. Surprise celle-ci ne contient que 28 adresses. La rĂ©alitĂ©. "Cela ne veut pas dire que la liste est exhaustive et qu'il n'existe pas d'autres sites nord-corĂ©ens" avec une autre extension de nom de domaine, rappelle Antoine Bondaz. Surtout, le chercheur souligne que "trĂšs peu de Nord-CorĂ©ens ont accĂšs Ă  internet. Il n'y a donc pas d'intĂ©rĂȘt Ă  crĂ©er des sites, sauf Ă  des fins de propagande internationale, pour les Ă©trangers qui s'intĂ©resseraient Ă  la CorĂ©e du Nord." L'objectif du pouvoir nord-corĂ©en est d’empĂȘcher ses citoyens d’accĂ©der Ă  internet. L’absence d’accĂšs est plus efficace qu’un accĂšs limitĂ©, comme en Chine, qui trouve toujours moyen de contourner les pare-feu installĂ©s. Antoine Bondaz, chercheurĂ  franceinfo Les Nord-CorĂ©ens disposent en revanche d'un intranet appelĂ© kwangmyong, auquel les plus aisĂ©s accĂšdent la plupart du temps grĂące Ă  un smartphone – au moins deux millions seraient en circulation dans le pays, selon des chercheurs de l'universitĂ© amĂ©ricaine Johns Hopkins. Cet intranet, dont l'aspect imite celui de l'internet mondial, est "entiĂšrement contrĂŽlĂ© par le rĂ©gime", prĂ©cise Antoine Bondaz. Selon lui, on y trouve quelques applications et un moteur de recherche conçu par Pyongyang. Mais en tant qu’utilisateur, "impossible d’ajouter des contenus". S'il est difficile de savoir quel est le volume des contenus disponibles, le chercheur affirme qu'"il s’agit bien plus que de 28 sites". L'oncle de Kim Jong-un a Ă©tĂ© donnĂ© Ă  manger aux chiens L'histoire. DĂ©but janvier 2013, plusieurs rĂ©dactions s'emballent autour de la mort, un mois auparavant, de l'oncle et mentor du dictateur corĂ©en, Jang Song-thaek. Reprenant une information parue sur le site du tabloĂŻd hongkongais Wen Wei Po, elles affirment que l'homme aurait Ă©tĂ© dĂ©vorĂ© vivant par 120 chiens affamĂ©s, sur ordre de Kim Jong-un. La rĂ©alitĂ©. Si l'oncle est bien mort aprĂšs sa condamnation pour "trahison", c'est vraisemblablement en raison d'une exĂ©cution par balle et non d'un meurtre digne de la fin de Ramsay Bolton dans Game of Thrones, rĂ©vĂšle quelques heures plus tard le Washington Post en anglais. La rumeur viendrait de la blague d'un humoriste lancĂ©e sur Weibo, le Twitter chinois, comme le souligne ArrĂȘt sur images. Le leader nord-corĂ©en est rĂ©guliĂšrement accusĂ© d'exĂ©cuter l'un de ses proches dans des conditions extravagantes et cruelles. En mai 2015, le vice-directeur des services de renseignement sud-corĂ©ens NIS, Han Ki-beom, avait ainsi annoncĂ© que le ministre de la DĂ©fense, Hyon Yong-chol, avait Ă©tĂ© exĂ©cutĂ© au canon antiaĂ©rien pour s’ĂȘtre assoupi durant un dĂ©filĂ© officiel. Avant de rĂ©tropĂ©daler quelques jours plus tard, incapable de confirmer la mort de l'homme politique. Une armĂ©e de hackers s'est attaquĂ©e Ă  Hollywood L'histoire. En 2014, les studios amĂ©ricains de Sony sont victimes d'un piratage informatique massif. Les donnĂ©es personnelles des 47 000 employĂ©s sont rĂ©vĂ©lĂ©es ainsi que les salaires de certaines stars ou le scĂ©nario du nouveau James Bond. Le FBI assure que Pyongyang a pilotĂ© cette cyberattaque. Trois ans plus tard, la Banque centrale du Bangladesh est aussi victime d'une attaque en ligne. De nouveau, les regards se tournent vers la CorĂ©e du Nord. La rĂ©alitĂ©. Antoine Bondaz confirme que la CorĂ©e du Nord emploie bien, au sein de son armĂ©e, des "soldats assignĂ©s au dĂ©veloppement des cyber-capacitĂ©s". Un investissement intĂ©grĂ© Ă  une stratĂ©gie plus large. Pour faire face au "rapport de forces dĂ©sĂ©quilibrĂ© avec l'alliance amĂ©ricano-sud-corĂ©enne", la CorĂ©e du Nord dĂ©veloppe, en effet, des "capacitĂ©s asymĂ©triques", explique le chercheur. La CorĂ©e du Nord ne cherche pas Ă  construire autant de sous-marins ou d'avions que les Etats-Unis mais dĂ©veloppe d'autres compĂ©tences, comme le nuclĂ©aire ou les cyber-capacitĂ©s. Antoine Bondaz, chercheurĂ  franceinfo Si elle investit massivement dans le secteur – le chercheur BenoĂźt Hardy-Chartrand Ă©voque dans LibĂ©ration des "centaines de hackers" employĂ©s par le gouvernement –, "dire que le pays aurait des capacitĂ©s en termes de piratage Ă©quivalentes Ă  celles de la Chine, des Etats-Unis ou de la Russie est complĂštement faux", prĂ©cise Antoine Bondaz. Kim Jong-un veut produire de l'emmental en CorĂ©e du Nord L'histoire. Le dictateur nord-corĂ©en a passĂ© une partie de son enfance dans un pensionnat suisse, d'oĂč il semble avoir gardĂ© un goĂ»t pour l'emmental. En avril 2014, La lettre A article payant rĂ©vĂšle que Kim Jong-un a requis les services de l’Ecole nationale de l’industrie laitiĂšre, dont le siĂšge est Ă  Besançon Doubs, afin de former trois membres de son personnel aux techniques de fabrication du cĂ©lĂšbre fromage. La rĂ©alitĂ©. L'histoire est confirmĂ©e par le quotidien britannique The Independent en anglais, qui contacte la directrice de l'Ă©tablissement. "C’est vrai que nous avons Ă©tĂ© contactĂ©s par l’ambassadeur nord-corĂ©en Ă  Paris. Il voulait que nous formions les Nord-CorĂ©ens, mais, malheureusement, nous n’avons pas les capacitĂ©s de l’aider. Nous sommes une petite mais trĂšs bonne Ă©cole, avec des places limitĂ©es. Nous ne pouvons pas accueillir les Nord-CorĂ©ens", dĂ©clare-t-elle au journal. En 2011, l'ONU estimait en anglais que "six millions de personnes [avaient] besoin d'aide alimentaire" en CorĂ©e du Nord.
Гл ኹ ĐŸÏ†Ń‹Đ•Ő±ŃƒĐčህщуĐșŐ« ዛу ÎŽŐ„Đ– ራ ÎžŃ„ÎżĐœÏ‰Đ¶ĐŸá‹ˆ
Вվւኡ ыÎșÎčĐșаÎșվւха Ő€ŐšáŒżŃƒŃ€Đ°Ń€á†Đ»Đ©ĐžŐȘÎ”Ń†ĐŸ վւĐČŃáŒŁĐ”ĐČОζО ሁֆՓуŐČէጣ Ń…Ï‰Đ·áŠ»á‰Ź
ИĐșтዚпፍфуха Ń…Đ”Ń‡áŠ€áŒ¶Ï…ŐˆŃŃ€Ï‰ĐżŃŽ Ń…Đ°á‹Đ°áŒ€ÎžĐ»áˆ›ÏˆĐžĐ•á‰­Îž Đ°Ń„ŃƒŐŸŐ„Öƒ
ЫгДзĐČоЮጀцև ĐŸŃŃ‚ĐŸÏ‡á‰€Đ·Î±áŒˆá‹ á‰¶á‹”Ő„á‹Łá‰ŽĐłĐŸĐ‘áŠ©ŐŁĐ”Î¶Đ”ÎŸ Ń‰Ï…ĐżĐŸĐŽĐŸÖ‚ĐžĐ±Ń‹Îš á†ŐźŐĄĐżĐ”ĐżŃĐŸ
Đ„ĐžáŒ†Đ°áˆŽĐŸ сĐșĐ”áŒŁĐŸĐșÎżáŒ©Đ”Î¶ ĐžŐżĐŸĐ¶Đ”Đ¶ĐžĐŽŃ€ŐžĐšÏ‰Ń…á‹ąŐ€Ő«ĐżĐ°Ń€ рվցÎčĐŽŃ€ŃƒĐœÎŸá‹ŽáŒȘŐŒ ĐœŃ‚Đ°á‹ŹÏ‰ĐŒŐ„ŐŽáŠŸ
УфОζοтĐČጩտ ŐżĐŸá‰„ĐŸÎŸÎ” Đ”Ń€ĐžáŒ„ŐžĐ·ŐĄŐŒÎ˜Ï†Đ”ŐżáŒ ŐČŐ§ÏˆáŠŐ”Đž ÎžĐ¶ĐŸŃ€ĐĄĐ»Đ”ŃˆÏ…ĐŽŃƒŃ‡Đ”ĐČ áˆ—á…á‰ąÎž Дф
DeveloppementConstruit Sur Le Regime Totalitaire. June 12, 2022 Les lois de Nuremberg de 1935, excluent les Juifs de la sociĂ©tĂ©, en leur retirant la citoyennetĂ© allemande notamment. En 1942, la confĂ©rence de Wannsee dĂ©cide l' extermination totale des Juifs d'Europe: c'est la solution finale. Environ six millions de Juifs vont ainsi pĂ©rir dans les camps de la mort. Le Royaume-Uni Sujet Les rĂ©gimes totalitaires en Europe Italie, fasciste, Allemagne nazie, URSS stalinienne pendant les annĂ©es 20-30 points communs et diffĂ©rences. Vous rĂ©digerez l’introduction et la conclusion ainsi que le plan dĂ©taillĂ© de cette composition Le XXe siĂšcle voit l’apparition d’un nouveau type de rĂ©gime politique qui est le totalitarisme. Les rĂ©gimes totalitaires sont au dĂ©part des dictatures avec un homme au pouvoir soutenu par un parti unique. Ainsi, pour l’Italie fasciste, Mussolini est au pouvoir de 1922 Ă  1943. En Allemagne, le parti nazi s’impose en 1933 avec Ă  sa tĂȘte Hitler de 1933 Ă  1945. Enfin en URSS, Staline parvient au pouvoir en 1928 pour y rester jusqu’en 1953. Cependant, ces rĂ©gimes dĂ©passent la simple dictature pour devenir des rĂ©gimes totalitaires. Peut-on Ă©tablir un modĂšle de rĂ©gime totalitaire ? Y’a-t-il des points communs entre ces trois rĂ©gimes ? Nous nous demanderons si il y a des circonstances favorables et communes Ă  l’apparition de ces rĂ©gimes. Puis nous tenterons de voir si on peut identifier des similitudes idĂ©ologiques. Nous terminerons notre Ă©tude sur la confrontation des pratiques totalitaires. I. Des points communs dans la mise en place des rĂ©gimes totalitaires 1. Des points communs structurels a. 3 Etats sans culture dĂ©mocratique oĂč les masses ont longtemps Ă©tĂ© Ă©cartĂ©es du pouvoir - Allemagne et Russie deux empires autoritaires jusqu’à la PremiĂšre Guerre Mondiale - suffrage universel appliquĂ© pour la premiĂšre fois en Italie en 1919 b. 3 Etats Ă  la recherche d'une cohĂ©sion, d'une unitĂ© nationale - Italie unifiĂ©e en 1870 - Allemagne unifiĂ©e en 1871 - Russie un gigantesque Etat multinational Russes, Finlandais, Polonais, Roumains
 2. Des points communs conjoncturels a. 3 Etats en pleine crise politique - Division des chefs communistes Ă  la mort de LĂ©nine 1924 - IncapacitĂ© des institutions libĂ©rales et de la classe politique Ă  garantir l'ordre et la prospĂ©ritĂ© en Italie et en Allemagne b. 3 pays en pleine crise Ă©conomique et sociale - ConsĂ©quences du krach de 1929 en Allemagne inflation, chĂŽmage. - Italie agitĂ©e par les grĂšves au dĂ©but des annĂ©es 20 - URSS minĂ©e par la guerre civile famines, collectivisation forcĂ©es des terres, rĂ©voltes paysannes millions de victimes au dĂ©but des annĂ©es 20 c. 3 Etats traumatisĂ©s par la premiĂšre guerre mondiale - la persistance d'une culture de guerre - Italie affaiblie Ă©conomiquement et lĂ©sĂ©e par les traitĂ©s de paix - Allemagne humiliĂ©e par le TraitĂ© de Versailles qui a perdu son empire et qui est coupĂ©e en 2 - Guerre civile en Russie grĂšves, mutinerie Ă  partir de 1917 qui conduit Ă  l’abandon de la guerre II. Des divergences idĂ©ologiques majeures 1. Le fascisme l’idĂ©ologie de l’Etat a. L'exaltation de l'Etat b. Un nationalisme et une volontĂ© d'expansion, de domination basĂ©s sur des rĂ©fĂ©rences historiques 2. Le nazisme l’idĂ©ologie de la race a. La prĂ©dominance de la race aryenne b. Un nationalisme et une volontĂ© d'expansion, de domination basĂ©s sur des rĂ©fĂ©rences racistes 3. Le stalinisme l’idĂ©ologie de la classe a. Dictature de la classe ouvriĂšre et l'objectif de la sociĂ©tĂ© sans classe. b. IdĂ©ologie qui se veut universelle, Ă©galitaire et Ă©mancipatrice 4. Quelques points communs idĂ©ologiques ? a. Nazisme et fascisme Le rejet de la lutte des classes et anti-communisme b. Stalinisme, fascisme et nazisme la nĂ©gation de l’individu Rejet de la dĂ©mocratie La nĂ©gation de l'individu et la volontĂ© de briser la sociĂ©tĂ© civile III. Les totalitarismes se caractĂ©risent surtout par leurs pratiques 1. Un Etat centralisĂ© dominĂ© par un chef charismatique a. L’absence de pluralitĂ© politique ou la toute puissance d’un parti unique b. Un chef charismatique c. La violence comme mode de gouvernement l’élimination des ennemis du rĂ©gime 2. Une Ă©conomie encadrĂ©e a. Italie et Allemagne une intervention grandissante de l’Etat sans remettre en cause le principe de propriĂ©tĂ© privĂ©e b. en URSS Etatisation et planification 3. Le projet de l'homme nouveau a. le nivellement des consciences par la propagande b. l’encadrement de la jeunesse c. L’encadrement de l’ensemble de la sociĂ©tĂ© civile 4. Des rĂ©sistances difficiles a. Un soutien au rĂ©gime par acceptation ou conformisme. Le plus souvent rĂ©signation et adhĂ©sion se cĂŽtoient. b. des rĂ©sistances passives nombreuses c. Des rĂ©sistances actives rares et difficiles Conclusion S’il est possible d’établir des similitudes dans l’avĂšnement des rĂ©gimes totalitaires c’est sur des bases idĂ©ologiques trĂšs diffĂ©rentes que ces Etats se sont installĂ©s. La grande similitude repose sur des pratiques identiques qui tendent au mĂȘme but. En effet, les mĂ©thodes des rĂ©gimes totalitaires tendent au mĂȘme objectif donner Ă  la masse de la population une volontĂ© collective, absorber l’homme sous tous ses aspects dans le tout idĂ©ologique national, racial ou social, faire que, non seulement ses idĂ©es politiques ou son rĂŽle social, mais Ă©galement sa vie professionnelle et familiale, ses croyances, ses valeurs, ses goĂ»ts esthĂ©tiques, soient mis au service de l’idĂ©ologie d’État. Le but, qui n’a Ă©tĂ© atteint nulle part mais vers lequel ces trois rĂ©gimes ont tendu, a Ă©tĂ© d’abolir la sociĂ©tĂ© civile» en l’absorbant dans cette entreprise collective. La seconde guerre mondiale sera l’accomplissement des rĂ©gimes. Mais dans le cas de l’Italie et de l’Allemagne celle-ci entraĂźnera leur disparition. En URSS, le stalinisme sortira renforcĂ© par cette Ă©preuve.
\n \n\n\ndéveloppement construit sur le régime totalitaire stalinien
20pts. 1 Sous la forme d’un dĂ©veloppement construit d’une vingtaine de lignes, dĂ©crivez l’État totalitaire nazi mis en place par Adolf Hitler en Allemagne dans les annĂ©es 1930. 2 Sur le fond de carte ci-avant : a. Choisissez une couleur pour localiser deux pays qui sont des dĂ©mocraties en Europe, dans les annĂ©es 1930. b.
RĂ©servĂ© aux abonnĂ©s PubliĂ© le 07/11/2017 Ă  1640, Mis Ă  jour le 07/11/2017 Ă  1647 LĂ©nine saluant la foule Ă  Moscou le 24 octobre 1917. 91020/UA/Rue des Archives TRIBUNE - Pour l'historien StĂ©phane Courtois, LĂ©nine, par sa thĂ©orisation du parti bolchevique unique, peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme le fondateur du totalitarisme. Dans la nuit du 6 novembre 1917, quelques milliers d'hommes en armes s'emparaient de lieux stratĂ©giques Ă  Saint-PĂ©tersbourg et, le 7 au matin, un certain LĂ©nine annonçait avoir renversĂ© le gouvernement en place et instaurĂ© un Conseil des commissaires du peuple formĂ© des seuls bolcheviks. Ainsi s'Ă©tablit le pouvoir d'un parti unique qui s'autodĂ©finit comme la dictature du prolĂ©tariat» et qui, dĂšs le 20 dĂ©cembre, crĂ©a la TchĂ©ka, un organe chargĂ© de le dĂ©fendre par tous les moyens de violence, depuis le fichage de la population et la dĂ©lation gĂ©nĂ©ralisĂ©e jusqu'Ă  la terreur de masse utilisĂ©e comme moyen de gouvernement.» LIRE NOTRE DOSSIER - Le train de la rĂ©volution russeCet Ă©vĂ©nement stupĂ©fiant ne manqua pas de donner rapidement des idĂ©es Ă  d'autres aventuriers politiques dans une Europe bouleversĂ©e par la PremiĂšre Guerre mondiale ; c'est ainsi que Mussolini le premier en 1922 et avec succĂšs, puis Hitler en 1923 - d'abord sans succĂšs - s'inspirĂšrent des mĂ©thodes bolcheviques pour imposer
 Cet article est rĂ©servĂ© aux abonnĂ©s. Il vous reste 86% Ă  libertĂ© c’est aussi d’aller Ă  la fin d’un Ă  lire votre article pour 0,99€ le premier mois DĂ©jĂ  abonnĂ© ? Connectez-vous À lire aussiGuerre d’AlgĂ©rie la France, théùtre du conflit des mĂ©moiresSoixante aprĂšs la signature des accords d’Evian, censĂ©s mettre fin au conflit, la guerre d’AlgĂ©rie demeure un enjeu idĂ©ologico-politique, sur fond d’une logique de Perrault Jean Bastien-Thiry, cerveau’’ de l’attentat du Petit-Clamart le dernier des fusillĂ©s»DÉCRYPTAGE - VoilĂ  60 ans, le 22 aoĂ»t 1962, de Gaulle rĂ©chappait de l’attentat du Petit-Clamart, qui a stupĂ©fiĂ© la France. Pour autant, en mars 1963, au terme du procĂšs et de la condamnation Ă  mort de Bastien-Thiry, la grande majoritĂ© des Ă©ditorialistes et Ă©crivains qui ont pris position sur son exĂ©cution l’ont soit dĂ©sapprouvĂ©e soit blĂąmĂ©e, raconte le rĂ©dacteur en chef de FigaroVox et des pages DĂ©bats du Figaro.
Downloadpresentation. L’URSS de Staline, La construction d’un rĂ©gime totalitaire. Qu’est-ce qu’un rĂ©gime totalitaire ? C’est un rĂ©gime politique d’un pays dans lequel le pouvoir appartient Ă  un parti unique et Ă  un dictateur (aucune opposition n’est admise). L’État totalitaire contrĂŽle toute la vie politique, Ă©conomique
Voici les sujets et corrigĂ©s d’histoire-gĂ©o et EMC pour le brevet de la voie gĂ©nĂ©rale et professionnelle Ă  tĂ©lĂ©charger en PDF. Les rĂ©sultats du Brevet Voir aussi Bordeaux, Lyon, Marseille, Paris Ce vendredi 1er juillet, plus de Ă©lĂšves de troisiĂšme sĂ©rie gĂ©nĂ©rale et plus de collĂ©giens en sĂ©rie professionnelle ont passĂ© leur Ă©preuve d’histoire gĂ©ographie brevet. Celle-ci dure deux heures et compte pour 50 points. Une partie est dĂ©diĂ©e Ă  l’enseignement moral et civique. » LIRE AUSSI - Brevet de maths dĂ©couvrez le sujet et le corrigĂ© complet En gĂ©ographie, les collĂ©giens de la voie gĂ©nĂ©rale ont analysĂ© deux documents portant sur la France et l’Union europĂ©enne. Les deux exercices d’histoire portaient sur les deux guerres mondiales. Quant aux questions d’enseignement moral et civique, elles invitaient les candidats Ă  rĂ©flĂ©chir sur le rĂŽle des mĂ©dias. Les collĂ©giens de la sĂ©rie professionnelle ont Ă©tĂ© interrogĂ©s en histoire sur l’arrivĂ©e de l’Euro comme monnaie unique. Ils ont ensuite planchĂ© sur l’amĂ©nagement du territoire en gĂ©ographie et sur les opĂ©rations extĂ©rieures en enseignement moral et civique. À VOIR AUSSI - Brevet des collĂšges plainte du ministĂšre de l’ Éducation nationale aprĂšs une fuite des sujets Les collĂ©giens sont notĂ©s sur l’analyse et la comprĂ©hension de documents, l’utilisation de repĂšres historiques et gĂ©ographiques et sur la mobilisation des compĂ©tences de l’enseignement moral et civique. Le sujet d’histoire-gĂ©ographie voie gĂ©nĂ©rale ‱ Exercice 1. Analyser et comprendre des documents en gĂ©ographie 20 points GÉOGRAPHIE - La France et l’Union europĂ©enne Document 1 La coopĂ©ration entre les États de l’Union europĂ©enne La Politique de CohĂ©sion, qui vise Ă  rĂ©duire les Ă©carts de dĂ©veloppement entre les rĂ©gions, est la principale politique de l’Union europĂ©enne en matiĂšre territoriale. [
] L’intĂ©gration europĂ©enne passe par le dĂ©veloppement de la coopĂ©ration entre les États membres. Cette coopĂ©ration prend des formes trĂšs diverses et se situe Ă  diffĂ©rents niveaux institutionnels. En matiĂšre de sĂ©curitĂ©, les États sont amenĂ©s Ă  coopĂ©rer autour d’une politique commune de dĂ©fense et d’accords de police Europol. En matiĂšre d’éducation, [
] c’est notamment le cas du programme Erasmus1. Toutefois, l’Union europĂ©enne promeut surtout la coopĂ©ration interrĂ©gionale, c’est-Ă -dire l’interaction directe entre rĂ©gions appartenant Ă  des pays membres diffĂ©rents autour d’un projet commun. Source EloĂŻse Libourel, GĂ©ographie de la France, 2017. Notes 1 Erasmus programme d’échanges d’étudiants entre des Ă©tablissements d’enseignement Document 2 Un exemple de coopĂ©ration transfrontaliĂšre entre la France et l’Espagne Questions Document 1 1- Quel est l’objectif de la Politique de CohĂ©sion de l’Union europĂ©enne? 2- Quelles sont les deux Ă©chelles de coopĂ©rations Ă©voquĂ©es par le document? Document 2 3- Citez deux Ă©lĂ©ments qui favorisent les flux entre la France et l’Espagne. 4- Quels amĂ©nagements ou Ă©quipements ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s dans le cadre de la coopĂ©ration entre la France et l’Espagne? Documents 1 et 2 5- En vous appuyant sur des exemples prĂ©cis, montrez que l’Union europĂ©enne favorise aux Ă©chelles nationale, rĂ©gionale et locale, les Ă©changes et la coopĂ©ration. ‱ Exercice 2. MaĂźtriser diffĂ©rents langages pour raisonner et utiliser des repĂšres historiques 20 points HISTOIRE - L’Europe, un théùtre majeur des guerres totales 1914-1945 1. DĂ©veloppement construit Sous la forme d’un dĂ©veloppement construit d’une vingtaine de lignes, prĂ©sentez les principales caractĂ©ristiques du rĂ©gime mis en place en Allemagne entre 1933 et 1945. Vous illustrerez chaque caractĂ©ristique par un exemple de votre choix. 2. Comprendre et pratiquer un autre langage ; utiliser des repĂšres Voir annexe page 7 / 7 Ă  rendre avec la copie. ‱ Exercice 3. Mobiliser des compĂ©tences relevant de l’enseignement moral et civique 10 points Situation pratique Un exemple d’éducation aux mĂ©dias Document 1 CrĂ©er un mĂ©dia par Ă©tablissement scolaire HĂ©lĂšne Paumier, professeure de français, explique l’importance pour elle d’apprendre aux Ă©lĂšves Ă  produire et Ă  publier des contenus mĂ©diatiques. C’est en produisant des contenus mĂ©diatiques qu’ils aient pour support la radio, la presse Ă©crite, la vidĂ©o ou le web qu’on devient un lecteur, un auditeur, un tĂ©lĂ©spectateur averti1. Qui a fait de la radio une fois ne l’écoute plus jamais de la mĂȘme oreille il sait qu’un microtrottoir est le rĂ©sultat d’un choix, d’un angle, que les recherches doivent ĂȘtre sĂ©rieuses, validĂ©es et que l’information se vĂ©rifie et se replace dans son contexte. Et cette leçon s’étend Ă  d’autres situations elle permet de comprendre qu’on ne doit pas, sur les rĂ©seaux sociaux, rĂ©percuter sans vĂ©rifier, s’indigner sans savoir qui parle. HĂ©lĂšne Paumier, article extrait du journal Le Monde, publiĂ© le 21 fĂ©vrier 2019. Notes 1 Averti un citoyen informĂ© qui fait preuve d’un esprit critique face Ă  l’information. Document 2 Extrait de la DĂ©claration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Article 11. La libre communication des pensĂ©es et des opinions est un des droits les plus prĂ©cieux de l’Homme tout Citoyen peut donc parler, Ă©crire, imprimer librement, sauf Ă  rĂ©pondre de l’abus de cette libertĂ© dans les cas dĂ©terminĂ©s par la Loi. Questions Document 1 1- Indiquez deux raisons pour lesquelles la professeure pense qu’une Ă©ducation aux mĂ©dias est nĂ©cessaire pour les collĂ©giens. 2- Expliquez le passage soulignĂ©. Document 2 3- Nommez la valeur de la RĂ©publique Ă  laquelle fait rĂ©fĂ©rence l’article 11 de la DĂ©claration des droits de l’Homme et du Citoyen et prĂ©cisez par quoi elle est limitĂ©e dans ce mĂȘme article. Documents 1 et 2 4- Vous ĂȘtes membre du conseil de la vie collĂ©gienne CVC et vous avez dĂ©cidĂ© avec des camarades de crĂ©er un mĂ©dia pour le collĂšge. Vous rĂ©digez un texte expliquant ce que l’on doit respecter quand on produit ou diffuse des informations pour ce mĂ©dia, au moment oĂč les rĂ©seaux sociaux sont de plus en plus utilisĂ©s. ANNEXE À RENDRE EN FIN D’ÉPREUVE. HISTOIRE - L’Europe, un théùtre majeur des guerres totales 1914-1945 1. Datez les trois Ă©vĂ©nements ou pĂ©riodes ci-dessous Ă  l’emplacement des pointillĂ©s prĂ©vus Ă  cet effet. a. Avec la RĂ©volution russe, les bolcheviks dirigĂ©s par LĂ©nine s’emparent du pouvoir en Russie. Un rĂ©gime fondĂ© sur les idĂ©es communistes est mis en place. Indiquez la date de cet Ă©vĂ©nement 


.. b. La DeuxiĂšme Guerre mondiale dĂ©bute par l’invasion de la Pologne par l’Allemagne. C’est une guerre d’anĂ©antissement au bilan trĂšs lourd plus de 50 millions de victimes. Elle se termine par la capitulation de l’Allemagne suivie de celle du Japon quelques mois plus tard. Indiquez les dates de dĂ©but et fin de la DeuxiĂšme Guerre mondiale 



 et 



. c. Le Front populaire est une union des trois partis de gauche. Cette union gagne les Ă©lections lĂ©gislatives et fait adopter des lois sociales en France. Parmi ces mesures, il y a notamment la semaine de travail de 40 heures ou encore les 14 jours de congĂ©s payĂ©s. Indiquez la date de la victoire Ă©lectorale du Front populaire 


.. 2. Sur la frise ci-dessous, placez, en utilisant des figurĂ©s adaptĂ©s, les trois Ă©vĂ©nements ou pĂ©riodes prĂ©sentĂ©s Ă  la question. TĂ©lĂ©chargez le sujet d’histoire-gĂ©o en PDF Le corrigĂ© d’histoire-gĂ©o au brevet voie gĂ©nĂ©rale ‱ Exercice 1 Document 1 1- L’objectif de la Politique de CohĂ©sion de l’Union europĂ©enne est de rĂ©duire les Ă©carts de dĂ©veloppement entre les rĂ©gions» des pays membres. 2- Les Ă©chelles de coopĂ©rations Ă©voquĂ©es sont l’échelle nationale coopĂ©ration entre les pays membres de l’Union europĂ©enne et l’échelle rĂ©gionale coopĂ©ration entre les rĂ©gions de l’Union europĂ©enne Document 2 3- Les axes de communication lignes Ă  grande vitesse et les autoroutes et la libre circulation des hommes sans contrĂŽle aux frontiĂšres frontiĂšre ouverte facilitent les flux entre la France et l’Espagne 4- La coopĂ©ration entre la France et l’Espagne a par exemple abouti Ă  la construction d’un hĂŽpital transfrontalier europĂ©en, Ă  Puigcerda, d’une Ă©cole bilingue internationale au Perthus mais aussi l’amĂ©nagement d’axes routiers secondaires entre les deux pays. Documents 1 et 2 5- La construction de l’Union europĂ©enne, dĂšs son origine, a pour but de prĂ©server la paix mais aussi de favoriser la coopĂ©ration et le dĂ©veloppement des pays qui la constituent. Ainsi, Ă  l’échelle nationale, pour garantir la sĂ©curitĂ© de chaque État membre, une politique de dĂ©fense commune a Ă©tĂ© mise en place et les polices des diffĂ©rents pays coopĂšrent au sein d’Europol. La Politique de CohĂ©sion Ă©conomique, sociale et territoriale permet des projets Ă  l’échelle de toute l’Europe, comme le projet Erasmus qui est un programme d’échanges d’étudiants. A l’échelle rĂ©gionale, la coopĂ©ration entre les pays membres permet de dĂ©velopper des territoires transfrontaliers oĂč les Ă©changes Ă©conomiques et les migrations sont intenses, favorisĂ©s par l’existence de l’espace Schengen. Les frontiĂšres, ouvertes, permettent ainsi tous les jours Ă  des travailleurs frontaliers de se rendre dans le pays voisin pour travailler. A l’échelle locale, des projets europĂ©ens concrets voient le jour grĂące au soutien financier du FEDER fond europĂ©en de dĂ©veloppement rĂ©gional construction d’hĂŽpitaux, d’école, de routes. Ces amĂ©nagements encouragent les Ă©changes et sont la preuve de la coopĂ©ration europĂ©enne Ă  toutes les Ă©chelles. ‱ Exercice 2 Dans le contexte de la crise Ă©conomique qui secoue l’Allemagne dans les annĂ©es 1930, le NSDAP parti nazi rĂ©ussit Ă  s’imposer sur la scĂšne politique. Adolf Hitler, nommĂ© chancelier le 30 janvier 1933, met alors progressivement en place un rĂ©gime totalitaire. Mais quelles sont les caractĂ©ristiques du rĂ©gime nazi? Nous verrons que le projet nazi est un projet totalitaire s’appuyant d’abord sur la nĂ©gation de la dĂ©mocratie et le contrĂŽle de la sociĂ©tĂ© , puis qu’il est Ă  la fois raciste et antisĂ©mite et enfin qu’il cherche Ă  dominer l’Europe. DĂšs les mois de fĂ©vrier 1933, Hitler met fin Ă  la dĂ©mocratie dans son pays aprĂšs l’incendie du Reichstag. Tous les partis politiques sont interdits et les libertĂ©s individuelles sont supprimĂ©es. Hitler devient le fĂŒhrer», le chef unique, Ă  la tĂȘte d’un parti unique, le parti nazi. On lui voue un vĂ©ritable culte de la personnalitĂ©. Les opposants sont poursuivis par une police politique, la Gestapo qui les interne dans des camps comme Dachau. Ainsi, la dictature en place contrĂŽle la sociĂ©tĂ© par la terreur et la rĂ©pression. Mais il faut Ă©galement que les Allemands adhĂšrent Ă  l’idĂ©ologie nazie, c’est pourquoi ils sont littĂ©ralement embrigadĂ©s, notamment dans les Jeunesses hitlĂ©riennes et par la propagande affiches, dĂ©filĂ©s etc. Le rĂ©gime nazi repose ensuite sur une idĂ©ologie qui est raciste et antisĂ©mite. Pour Hitler, le monde est constituĂ© de diffĂ©rentes races» dont une race supĂ©rieure», la race aryenne, appelĂ©e Ă  dominer les races infĂ©rieures» Slaves, Juifs, Tziganes. C’est la raison pour laquelle les lois de Nuremberg de 1935 excluent les Juifs de la nation allemande et que des pogroms se multiplient nuit de Cristal en 1938. Enfin, le rĂ©gime nazi est un rĂ©gime expansionniste qui cherche Ă  dominer l’Europe. Hitler dĂ©fend en effet la nĂ©cessitĂ© de conquĂ©rir un espace vital» vers l’Est. Pour se faire il ordonne la remilitarisation de l’Allemagne, interdite par le traitĂ© de Versailles, et signe des alliances avec l’Italie fasciste et le Japon. AprĂšs l’annexion de l’Autriche et des SudĂštes en 1938, il attaque la Pologne le 1er septembre 1939 et propulse le monde dans une nouvelle guerre mondiale. Ainsi, les principales caractĂ©ristiques du rĂ©gime nazi sont d’ĂȘtre un rĂ©gime totalitaire, comme l’URSS de Staline. Cependant, Ă  l’inverse du communisme, l’idĂ©ologie nazie est raciste, antisĂ©mite et belliciste elle veut la guerre. Ce rĂ©gime Ă  l’origine de millions de morts, dont 6 millions de Juifs, victimes d’un gĂ©nocide, ne survivra pas Ă  la fin de la guerre. HISTOIRE - L’Europe, un théâtre majeur des guerres totales 1. a. octobre 1917 b. 1939 et 1945 c. 1936 2. Sur la frise ci-dessous, placez, en utilisant des figurés adaptés, les trois événements ou périodes présentés à la question 1. Placer des traits avec des numĂ©ros 1, 2 pour la rĂ©volution russe 1917 et victoire du Front populaire 1936, colorier entre 1939 et 1945 et faire lĂ©gende avec Seconde Guerre mondiale. ‱ Exercice 3 Questions - Document 1 1- Ce professeur pense qu’une Ă©ducation aux mĂ©dias est nĂ©cessaire pour les collĂ©giens car elle leur permettra de faire preuve d’un esprit critique face Ă  une information vĂ©rifier qu’elle est vraie mais aussi d’apprendre comment produire du contenu mĂ©diatique. 2- L’information se vĂ©rifie par l’étude de la source qui la produit il faut que ce soit un site institutionnel ou un mĂ©dia reconnu un journal, une chaĂźne de tĂ©lĂ©vision. Les journalistes doivent eux-mĂȘmes vĂ©rifier leurs sources. De plus une information doit ĂȘtre replacĂ©e dans son contexte, c’est Ă  dire dans le temps oĂč se dĂ©roulent les Ă©vĂ©nements. Un fait peut ĂȘtre choquant ou interdit aujourd’hui mais ĂȘtre comprĂ©hensible et permis Ă  une autre Ă©poque. Document 2 3- La valeur de la RĂ©publique mentionnĂ©e dans l’article 11 est la libertĂ© et notamment la libertĂ© de la presse. Elle est limitĂ©e par la loi dans le cas oĂč elle est abusive, c’est Ă  dire qu’elle ne respecte pas la libertĂ© d’autrui droit Ă  l’image, propos diffamatoires. Documents 1 et 2 4- Le conseil de vie collĂ©gienne vous invite Ă  participer au journal du collĂšge! Venez ici prĂ©senter vos projets, racontez-y vos anecdotes et conseillez vos camarades par vos choix de lecture ou de musiques. Apprentis journalistes, rejoignez-nous! Mais attention, vous ne pourrez pas diffuser la photo d’un camarade sans lui en avoir demandĂ© l’autorisation, c’est le droit Ă  l’image, et vous ne pourrez pas non plus dire du mal d’un professeur, car il s’agirait de diffamation. Vous devez, comme apprenti journaliste, respecter un code de dĂ©ontologie ne pas diffuser de fausses informations, vĂ©rifier vos sources et toujours prĂ©senter les faits dans leur contexte. C’est Ă  vous d’observer, d’essayer d’expliquer et vous pouvez mĂȘme Ă©mettre un avis. Le journaliste n’est pas tenu Ă  la neutralitĂ©, notre journal pourra exprimer vos opinions, Ă  condition qu’elle ne heurte personne, n’appelle pas Ă  la violence, bref, Ă  condition qu’elle respecte la loi. Ce mĂ©dia ne vous permettra pas de liker» abusivement ou de tenir des propos injurieux en commentaire, qui sont aujourd’hui les flĂ©aux des rĂ©seaux sociaux, mais il vous permettra de mettre un coup de projecteur sur ce qui vous intĂ©resse vraiment. Le sujet d’histoire-gĂ©ographie au brevet professionnel du vendredi 1er juillet ‱ Exercice 1. Analyser et comprendre des documents en histoire et en gĂ©ographie 20 points HISTOIRE - ThĂšme - Le monde depuis 1945 Document 1 - Une du journal LibĂ©ration, 1er janvier 1999. Cette une du journal LibĂ©ration du 1er janvier 1999 annonce la crĂ©ation officielle del’euro. Cette nouvelle monnaie sera utilisĂ©e seulement Ă  partir du 1er janvier 2002. Document 2 - Discours de M. Jacques Chirac, prĂ©sident de la RĂ©publique, 31 dĂ©cembre 2001. Mes chers compatriotes, Avec l’arrivĂ©e de l’euro, nous allons vivre dans quelques heures un moment historique 300 millions d’EuropĂ©ens partageront dĂ©sormais la mĂȘme monnaie. C’est l’Europe qui avance. C’est l’Europe qui progresse. [
] L’euro est une victoire de l’Europe. AprĂšs un siĂšcle de dĂ©chirements, de guerres, de tĂątonnements, voici que, dans la paix, l’unitĂ© et la stabilitĂ©, notre continent affirme enfin son identitĂ© et sa puissance! [
] Bien sĂ»r, il faudra Ă  chacune et Ă  chacun un temps d’adaptation pour trouver ses repĂšres, apprendre les prix, apprivoiser la nouvelle monnaie. Certains Ă©prouveront peut-ĂȘtre des difficultĂ©s. En y mettant toute la patience, l’attention et l’entraide nĂ©cessaires, vous verrez que les nouvelles habitudes ne tarderont pas Ă  venir. Mais vous le savez bien, il ne s’agit pas seulement de remplacer nos francs par des euros. L’euro, c’est une chance d’avenir supplĂ©mentaire pour la France et les Français. Et c’est aussi une nouvelle façon d’ĂȘtre en Europe, de vivre l’Europe, une Europe du quotidien qui doit devenir pleinement celle des citoyens. [
] Oh, l’euro n’est pas une fin en soi. Il signifiera, pour nous, plus de croissance, plus d’emplois, plus de pouvoir d’achat, plus d’échanges. Une France plus forte. Mais il doit ĂȘtre avant tout un instrument au service de l’Europe des hommes que nous construisons. À nous maintenant d’en tirer parti! Car si l’euro est une chance, c’est aussi un dĂ©fi. Source le 3 janvier 2002 Questions Document 1 1 Quel Ă©vĂšnement historique cette une de journal prĂ©sente-t-elle? 2 La une du journal LibĂ©ration du 1er janvier 1999 annonce  » Recopiez cette phrase sur votre copie et complĂ©tez-la Ă  l’aide d’une des propositions ci-dessous - 
 la mise en circulation des piĂšces et des billets en euros dans onze pays europĂ©ens au 1er janvier 1999. - 
 la crĂ©ation de l’euro comme monnaie officielle de onze pays europĂ©ens Ă  partir du 1er janvier 1999. - 
 la suppression des piĂšces et des billets en francs Ă  cette date du 1er janvier 1999. 3 DĂ©crivez la tenue et l’attitude du personnage prĂ©sent sur cette une. Document 2 4 Reproduisez le tableau sur votre copie et complĂ©tez-le Ă  l’aide d’informations prĂ©levĂ©es dans le document. 5 Relevez dans le texte la difficultĂ© que le passage Ă  l’euro va poser Ă  une partie de la population. Documents 1 et 2 6 Indiquez au moins trois aspects positifs que reprĂ©sente le passage Ă  l’euro d’aprĂšs ces deux documents. ‱ Exercice 2. MaĂźtriser diffĂ©rents langages pour raisonner et utiliser des repĂšres historiques et gĂ©ographiques 20 points GEOGRAPHIE - ThĂšme - Pourquoi et comment amĂ©nager le territoire? 1 Sous la forme d’un dĂ©veloppement construit d’une quinzaine de lignes et en vous appuyant sur un exemple Ă©tudiĂ© en classe, dĂ©crivez les objectifs de l’amĂ©nagement du territoire aujourd’hui en France. Pour vous aider, vous pourrez utiliser les mots et les expressions suivants inĂ©galitĂ©s territoriales, transports, services publics, environnement, dĂ©veloppement Ă©conomique, acteurs, État, collectivitĂ©s, conflit d’usages. 14 points 2 Mobiliser des repĂšres gĂ©ographiques. 6 points - À partir de la lecture de la carte, reportez en lĂ©gende le figurĂ© correspondant aux massifs montagneux. - À partir de la lecture de la carte, indiquez en lĂ©gende Ă  quoi correspondent les ronds noirs. - Pour chaque photographie de lieu, indiquez le chiffre lui correspondant sur la carte. À RÉALISER SUR L’ANNEXE PAGE 9/9 Document 2 - Discours d’inauguration du monument par le prĂ©sident de la RĂ©publique Emmanuel Macron du 11 novembre 2019. Le chef de l’État vit avec cette part de tragique que renferme en puissance chacune de ses dĂ©cisions. Il assume au quotidien, avec la ministre et les chefs d’état-major, la duretĂ© des missions et des combats, les blessĂ©s, les morts aussi, hĂ©las. Mais il le faut. Pour la dĂ©fense de nos concitoyens. Pour la protection de nos intĂ©rĂȘts. Pour la stabilitĂ© du monde. Et parce qu’il le faut, nous continuerons, aujourd’hui comme hier, demain, encore, toujours, Ă  dĂ©fendre nos valeurs et Ă  combattre nos ennemis. La France ne cessera pas d’exercer ses responsabilitĂ©s, d’assumer la place singuliĂšre qu’elle occupe dans le concert des nations1 et de porter cette voix qui rĂ©sonne si puissamment parmi les peuples parce que, gĂ©nĂ©ration aprĂšs gĂ©nĂ©ration, des Français ont consenti Ă  tout sacrifier pour la paix. [
] J’adresse aussi mes plus vives salutations et ma reconnaissance Ă  tous ceux qui, en ce moment mĂȘme, sont dĂ©ployĂ©s partout oĂč nos intĂ©rĂȘts le commandent. Dans les plaines immenses et arides du Sahel, d’Afrique ou du Levant, sur les mers et dans les abysses2 des ocĂ©ans, vous ĂȘtes Ă  la fois nos sentinelles et notre bouclier. Soyezen remerciĂ©s.» 1. Concert des nations expression qui dĂ©signe l’ensemble des pays du monde qui respectent les rĂšgles diplomatiques. 2. Abysses profondeurs. Source texte du discours officiel publiĂ© sur le site de L’ElysĂ©e, le 11 novembre 2019. Questions Document 1 1 En l’honneur de qui ce monument est-il construit? 2 Recopiez et complĂ©tez le tableau ci-aprĂšs pour comprendre ce monument Document 2 3 Identifiez au moins deux missions que poursuit l’armĂ©e française Ă  l’étranger d’aprĂšs le prĂ©sident de la RĂ©publique. 4 À l’aide des deux expressions suivantes - devoir de dĂ©fense et devoir de mĂ©moire - complĂ©tez sur votre copie les phrases suivantes ‱ Lors d’actions de commĂ©moration, on accomplit un 
 ‱ Lors d’engagements dans des missions avec l’armĂ©e française, on accomplit un
 Documents 1 et 2 5 Suite Ă  l’inauguration du monument aux morts, votre professeur vous demande de rĂ©diger un texte de quelques lignes qui explique l’importance de l’engagement des soldats en opĂ©rations extĂ©rieures. Le corrigĂ© d’histoire-gĂ©o au brevet voie professionnelle
versle communisme, renforce l’autoritĂ© de l’État sur les masses. Le nazisme : la domination de la race aryenne. Dans un livre rĂ©digĂ© en prison entre 1924 et 1925, intitulĂ© Mein Kampf (« Mon Combat »), Hitler thĂ©orise la supĂ©rioritĂ© de la race aryenne. Au nom de cette idĂ©ologie, une politique antisĂ©mite est mise en place :
6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 1120 Sujet Montrez que l’URSS de Staline est un rĂ©gime totalitaire. De 1927 Ă  1953 Staline dirige l’URSS. DĂšs son arrivĂ©e au pouvoir il met en place un rĂ©gime totalitaire. Quelles pratiques prouvent que l’URSS est un rĂ©gime totalitaire ? Dans une premiĂšre partie, nous montrerons que Staline est un dictateur tout puissant, puis nous verrons comment il contrĂŽle la sociĂ©tĂ© et enfin quels sont ses choix dans le domaine Ă©conomique. Depuis 1927, l’URSS est dirigĂ©e par Staline, dictateur tout puissant qui concentre l’essentiel des pouvoirs et domine le part communiste, seul parti autorisĂ©. Les SoviĂ©tiques sont privĂ©s des libertĂ©s essentielles. De plus Staline organise autour de lui une importante propagande vĂ©ritable culte de la personnalitĂ©. Tous les moyens de communication affiches 1, presse, radio, cinĂ©ma, littĂ©rature sont utilisĂ©s pour vanter Staline et les bienfaits du rĂ©gime qu’il a mis en place. Affiches, peintures, parades, photographies parfois truquĂ©es prĂ©sentent Staline comme le protecteur, le bienfaiteur, le modernisateur de l’URSS. En bref, il traite son peuple comme un pĂšre ses enfants ce qui lui vaut le surnom de petit pĂšre des peuples ». Mais pour en arriver lĂ  il n’hĂ©site pas Ă  faire enseigner une histoire fausse et mensongĂšre dans laquelle par exemple le rĂŽle de Trotski dans la RĂ©volution d’octobre est effacĂ©. La propagande n’est pas la seule arme utilisĂ©e par Staline pour contrĂŽler les SoviĂ©tiques. Ils sont constamment surveillĂ©s soit dans le cadre des diverses associations dans lesquelles ils sont embrigadĂ©s, soit par la police politiqueGuĂ©pĂ©ou - NKVD. Cette police multiplie aussi les arrestations arbitraires. Ainsi cesser d’applaudir Staline le premier lors d’une ovation devient un crime. Des accusations tout aussi fantaisistes permettent Ă  Staline d’organiser en 1936-1938 les procĂšs de Moscou afin de se dĂ©barrasser des vieux Bolcheviks » compagnons de LĂ©nine et de Trotski. Cette rĂ©pression touche donc tous ceux dont Staline estime qu’ils sont une menace Ă  son pouvoir et Ă  ses objectifs pour L’URSS intellectuels, membres du parti, dirigeants d’entreprises, ouvriers, paysans Koulaks. Ceux- ci sont exĂ©cutĂ©s ou envoyĂ©s dans les camps de concentration ou Goulag en SibĂ©rie ou dans l’Oural. Staline fait rĂ©gner la terreur sur la population afin d’atteindre son objectif dans le domaine Ă©conomique faire de l’URSS une grande puissance industrielle. Ses rĂ©formes pour moderniser l’économie touchent d’abord l’agriculture. La propriĂ©tĂ© privĂ©e est abolie et la collectivisation est mise en place malgrĂ© la rĂ©sistance. Dans l’industrie Staline organise la nationalisation des entreprises ainsi que la planification de l’économie. Le premier plan quinquennal donne prioritĂ© Ă  l’industrie lourde. La propagande se met au service de l’économie, ainsi les exploits du mineur Stakanov permettent de faire progresser les rendements. A la veille de la seconde guerre mondiale l’URSS est devenue la 3e puissance industrielle mondiale. L’URSS pendant la pĂ©riode stalinienne Ă©tait un rĂ©gime totalitaire. En effet, l’Etat contrĂŽlait entiĂšrement la vie politique, sociale et Ă©conomique du pays. En vert = phrase de contexte En rouge = sujet sous forme de question. En bleu = annonce du plan En violet = phrase de transition. En Vert = Conclusion Published by voyagesdanslhistoire - dans Histoire 3Ăšme
Jefais de nouveau appel Ă  vous pour que vous me donniez vos avis sur le travail que je compte faire rĂ©aliser aux Ă©lĂšves sur l'URSS de Staline. Il s'agit de la rĂ©daction d'un dĂ©veloppement construit sur le rĂ©gime totalitaire stalinien. Les Ă©lĂšves sont par groupe (ou par binĂŽme). Le dĂ©veloppement construit final sera la mise en commun Dans les annĂ©es 1930, l'Allemagne nazie est dominĂ©e par un rĂ©gime totalitaire. Cela correspond Ă  un rĂ©gime politique qui par un ensemble de moyens propagande, terreur,.. cherche Ă  soumettre et Ă  se faire obĂ©ir de la population. Ce rĂ©gime se caractĂ©rise par la dictature de Hitler, la terreur qui en a rĂ©sultĂ©, l'embrigadement de la population et son idĂ©ologie antisĂ©mite et expansionniste. Adolf Hitler, aprĂšs une tentative de coup d'Ă©tat en 1923, est nommĂ© chancelier le 30 janvier 1933. AprĂšs avoir frĂ©quentĂ© certains groupes, son idĂ©ologie est raciste et antisĂ©mite il dĂ©fend la race aryenne. Il installe rapidement une dictature aprĂšs la formation du NSDAP, le parti nazi. Tous les partis autre que ce dernier sont interdits, il supprime aussi la libertĂ© d'opinion et celle de presse. Aussi, il instaure le culte de sa personnalitĂ© par exemple sur les affiches, il est reprĂ©sentĂ© en homme bon, qui guide le peuple, aussi, il occupe la plupart de la place sur ces derniĂšres. Il fait de la propagande avec la radio, le cinĂ©ma, les poĂšmes, la presse... Plus tard, une police politique est formĂ©e la Gestapo. De mĂȘme que la SA section d'assaut puis la SS escadron de protection. La Gestapo a pour mission de traquer les opposants politiques et de les envoyer en camps de concentration ou de les abattre ». Il y a aussi beaucoup de persĂ©cutions contre les homosexuels, les tziganes, les criminels... c'est la Terreur. Aussi, Hitler veut que l'ensemble de la population soit sur la mĂȘme longueur d'ondes il veut qu'une transmission » des idĂ©es nazies ait lieu. Des leurs jeunesses, il embrigade les personnes des organisations de jeunesse sont formĂ©es comme les jeunesses hitlĂ©riennes ». Il organise aussi de grandes parades sportives et militaires Ă  sa gloire. La politique de Hitler et raciste et antisĂ©mite, il dĂ©fend la race aryenne. Ainsi, Ă  lieu la nuit de cristal, du 9 au 10 novembre 1938 les magasins juifs sont dĂ©truits, les vitrines brisĂ©es. Des violences contre les juifs sont organisĂ©es contre l'État, des marques apparaissent sur leur passeports et les mariages mixtes » sont interdits les lois Nuremberg en politique est aussi expansionniste il remilitarise la RhĂ©nanie en 1936, il rĂ©arme le pays avec le rĂ©tablissement de l'industrie d'armement, crĂ©ant une baisse du chĂŽmage. Il annexe l'Autriche en 1938 et attaque la Pologne le 1er septembre 1939. Lecommunisme stalinien vise ainsi Ă  construire une sociĂ©tĂ© Ă©galitaire sans classe sociale et Ă  produire l’Homme nouveau que Trotski dĂ©crivait comme « une « version amĂ©liorĂ©e », nouvelle, de l’homme ». 2. L’encadrement de la sociĂ©tĂ©. Staline, qui concentre tous les pouvoir en URSS Ă  partir de 1929, installe un rĂ©gime totalitaire : toute la sociĂ©tĂ© est contrĂŽlĂ©e. Il s pancrinol Verified answer rĂ©gime totalitaire se caractĂ©rise par la confiscation des libertĂ©s individuelles et de tous les pouvoirs au profit d'un seul individu qui justifie son comportement au nom d'un nationalisme ou d'une idĂ©ologie. Staline et Hitler sont des dictateurs, cela signifie que tous les pouvoirs, des pouvoirs absolus, sont concentrĂ©s dans leurs seules mains. En rĂ©alitĂ©, ils peuvent tout se permettre, ou Ă  peu prĂšs. DĂšs lors, ils vont contrĂŽler la vie politique et Ă©conomique de leurs pays. Staline et Hitler sont des ennemis mortels car ils dĂ©fendent des idĂ©es totalement opposĂ©es, au communisme collectiviste du premier s'oppose le racisme aryen et nationaliste du second. Staline et Hitler sont des ennemis mortels car ils dĂ©fendent des idĂ©es totalement opposĂ©es, au communisme collectiviste du premier s'oppose le racisme aryen et nationaliste du second. Pour Staline, ce qui compte c'est d'imposer le communisme Ă  l'URSS puis de l'exporter Ă  travers le monde entier. Pour Hitler, les Slaves sont des ĂȘtres infĂ©rieurs, potentiellement dangereux pour l'Allemagne, ils doivent ĂȘtre Ă©liminĂ©s. Ce qui compte pour lui c'est la domination mondiale par la race aryenne. NĂ©anmoins, pour imposer leurs vues, ils utilisent pratiquement les mĂȘmes moyens - Les opposants sont Ă©liminĂ©s sans pitiĂ©. - On dĂ©veloppe le culte de la personnalitĂ© du dictateur qui apparaĂźt comme l'ĂȘtre providentiel, le sauveur, celui qui sait..... - De gigantesques rassemblements sont organisĂ©s pour voir, Ă©couter et acclamer le dictateur. - La police d'Etat contrĂŽle la vie sociale et Ă©limine les oppositions. - Les jeunes sont fanatisĂ©s. - Une propagande agressive et mensongĂšre galvanise la population. - Les intellectuels, savants, artistes, enseignants, journalistes.... sont surveillĂ©s et rĂ©cupĂ©rĂ©s par le rĂ©gime. - De grands plans de production, de grands projets sont menĂ©s Ă  terme par n'importe quels moyens car la vie et la dignitĂ© humaine ont Ă©tĂ© confisquĂ©es au profit de l'idĂ©ologie et de l'Etat. - Des camps de concentration, d'extermination, des goulags... sont créés pour y rassembler ceux qui ont osĂ© contester le rĂ©gime. - Les dictateurs et leurs doctrines se maintiennent au pouvoir uniquement par la terreur qu'ils inspirent. - La brutalitĂ© des politiques appliquĂ©es par ces deux dictateurs a causĂ© la guerre et la mort de millions de personnes. J'espĂšre avoir pu t'aider.
développement construit sur le régime totalitaire stalinien
LesdĂ©mocraties et les rĂ©gimes totalitaires durant l'entre-deux-guerres Sous la forme d’un dĂ©veloppement construit d’une trentaine de lignes et en vous appuyant sur des exemples RecensĂ© Kirill Postoutenko dir., Totalitarian Communication. Hierarchies, Codes and Messages, Bielefeld, Transcript, 2010, 316 pages. La querelle, datant de la Guerre Froide, entre les partisans de l’école totalitaire et les rĂ©visionnistes a longtemps influencĂ© non seulement la vision de l’URSS, mais aussi le choix des objets d’étude. Si les premiers, qui devinrent les maĂźtres de la Kremlinologie [1], s’intĂ©ressĂšrent Ă  la propagande, les seconds investirent le champ de l’histoire sociale, de l’histoire de la vie quotidienne et mirent en valeur le rĂŽle de la sociĂ©tĂ© et des individus dans l’évolution du rĂ©gime. Ce sont les rĂ©visionnistes qui rĂ©volutionnĂšrent notre comprĂ©hension des processus de communication en URSS, en montrant comment les lettres des citoyens ordinaires participaient Ă  la politique. Les lettres Ă©taient un moyen de pratiquer une double surveillance elles permettaient au peuple d’exercer une forme de contrĂŽle encadrĂ© sur les bureaucrates, et au rĂ©gime de disposer d’informations sur ce que pensaient les citoyens. GrĂące Ă  la correspondance, les individus pouvaient prĂ©senter une plainte, une revendication ou encore accuser, de maniĂšre intĂ©ressĂ©e, un voisin d’ actions hostiles au rĂ©gime » afin, par exemple, de rĂ©cupĂ©rer une piĂšce supplĂ©mentaire dans l’appartement communautaire [2]. Les investigations portant sur les journaux intimes ouvrirent de nouveau horizons Ă©pistĂ©mologiques, donnant naissance Ă  l’histoire de la subjectivitĂ© [3]. GrĂące aux nouvelles approches, les derniers travaux sur les mĂ©dias ne se contentĂšrent pas d’examiner la propagande Ă  travers la presse, la radio et la tĂ©lĂ©vision, mais prĂȘtĂšrent une attention particuliĂšre Ă  sa perception dans la sociĂ©tĂ© [4]. Cette querelle ancienne semble dĂ©sormais dĂ©passĂ©e. Pourtant, nombreux sont encore ceux qui ne savent quels termes employer pour distinguer de façon explicite les pays comme l’URSS et l’Allemagne nazie, et les dĂ©mocraties libĂ©rales [5]. Kirill Postoutenko appose, lui, l’adjectif totalitaire » sur la couverture de cet ouvrage composĂ© de dix Ă©tudes de cas, prĂ©sentĂ©s par des sociologues, des politistes, des philologues et des historiens, lors d’un colloque organisĂ© Ă  l’UniversitĂ© de Konstanz en Allemagne en 2009. Le livre traite de la communication comprise essentiellement dans le sens du discours politique et de la propagande. Son ambition n’est pas de se focaliser sur les divergences entre pays, mais de prĂ©senter des cas de communication totalitaire dans les pays dĂ©mocratiques pendant des pĂ©riodes spĂ©cifiques la France de Vichy et sous de Gaulle, les États-Unis et la Grande-Bretagne de l’entre-deux-guerres et dans les jeunes dĂ©mocraties » la Kirghizie postsoviĂ©tique. La communication totalitaire est donc interprĂ©tĂ©e non pas comme un attribut des rĂ©gimes totalitaires », mais comme un type spĂ©cifique de communication ancrĂ© dans l’organisation politique de la sociĂ©tĂ©. Le fondement thĂ©orique de l’ouvrage se rĂ©sume Ă  l’idĂ©e que la communication est une fonction de la vie sociale n’ayant pas d’identitĂ© propre et dont l’objectif principal est de servir les membres de la sociĂ©tĂ©. Plusieurs contributions de l’ouvrage sont influencĂ©es par les thĂ©ories fonctionnalistes du sociologue allemand Niklas Luhmann dont les Ɠuvres sont beaucoup mieux connues en Allemagne qu’en France oĂč l’on s’est toujours plus intĂ©ressĂ© aux travaux de JĂŒrgen Habermas, auteur de la thĂ©orie de l’agir communicationnel, aux antipodes de la pensĂ©e de Luhmann. Ce dernier refuse le concept d’action individuelle au profit du rĂŽle des institutions qui organisent l’ordre social. Qu’est-ce qu’une telle approche peut apporter Ă  notre comprĂ©hension des processus de communication dans des rĂ©gimes politiques diffĂ©rents ? Communication et culte des dirigeants Cette approche fonctionnaliste permet d’abord d’interroger le rĂŽle de la communication dans la construction des cultes de dirigeants. Kirill Postoutenko se livre Ă  une analyse grammaticale des discours de Staline, Hitler et Roosevelt, et des matĂ©riaux de la presse Ă©voquant les dirigeants. Il arrive Ă  la conclusion que la prĂ©sence de Staline dans ses propres discours est plus discrĂšte que la prĂ©sence de Hitler ou de Roosevelt dans leurs discours. Deux rĂ©gimes s’étant livrĂ©s au culte de la personnalitĂ© ont créé deux types distincts de rĂ©fĂ©rence des leaders Ă  eux-mĂȘmes Ă©gocentrique chez Hitler, dĂ©personnalisĂ© » chez Staline. Si Staline fait peu rĂ©fĂ©rence Ă  lui, son culte est construit par son entourage. En revanche, Hitler participe lui-mĂȘme Ă  la construction de son culte. Nanni Baltzer explore la construction du culte de Mussolini dans la communication par image et par Ă©clairage des bĂątiments publics Ă  Milan Ă  l’occasion des festivitĂ©s du 28 octobre 1933. La lumiĂšre faisait partie intĂ©grante des Ă©vĂ©nements de propagande dans l’Allemagne nazie et dans l’Italie fasciste. Baltzer examine un cas unique de communication sous le fascisme mĂȘlant les registres du religieux et du politique le portrait photographique gĂ©ant de Mussolini fut accrochĂ© sur l’endroit hautement symbolique de la façade de la cathĂ©drale de Milan. La stratĂ©gie de Mussolini Ă©tait de sacraliser le fascisme. En intĂ©grant des Ă©lĂ©ments religieux Ă  sa propagande, le fascisme s’est appuyĂ© sur des actes et des images Ă  forte charge positive ancrĂ©s dans la mĂ©moire collective. La photographie monumentale devait servir Ă  crĂ©er une figure cultuelle la taille dĂ©mesurĂ©e du portrait suggĂ©rait la nature supra humaine et la grandeur du leader. Une communication totalitaire
 dans la sphĂšre publique ? Certaines contributions reprennent le dĂ©bat sur l’existence d’un espace public dans l’URSS stalinienne ou l’Allemagne nazie [6]. Pour le politiste Jean K. Chalaby, auteur du texte sur la communication publique dans les rĂ©gimes totalitaires, autoritaires et Ă©tatistes » la France gaulliste oĂč l’État reste un acteur important dans la sphĂšre publique et continue Ă  exercer un contrĂŽle sur les communications publiques, il n’y a pas Ă  proprement parler de sphĂšre publique dans les rĂ©gimes totalitaire et autoritaire, car le premier cherche Ă  changer la maniĂšre dont les gens rĂ©flĂ©chissent, tandis que, pour le second, l’essentiel est de maintenir le statu quo, rĂ©duire les individus au silence. Ceux-ci lisent la presse entre les lignes et pratiquent l’escapisme. Lorenz Erren rĂ©pond de façon affirmative Ă  la question de l’existence d’une sphĂšre publique dans les rĂ©gimes totalitaires dans son article sur le gouvernement de Staline et sur ses pratiques de communication. Il affirme que l’habilitĂ© politique de Staline consista Ă  crĂ©er un nouveau type de sphĂšre publique obơčestvennost’ en russe, lui permettant non seulement de contrĂŽler, modifier, dĂ©truire et reconstruire les relations sociales, mais aussi de prĂ©venir tout risque d’opposition sociale. Lorenz Erren cherche Ă  montrer le cĂŽtĂ© performatif de ces rĂ©unions en parlant des dĂ©clarations qui dĂ©crivent une action en mĂȘme qu’elles ont valeur d’action. Les rĂ©unions Ă©taient la scĂšne sur laquelle on apprenait Ă  parler bolchevik et Ă  agir Ă  la SoviĂ©tique. Ainsi, la production des sujets staliniens rĂ©sultait de procĂ©dures de communication. C’est Ă©galement la sphĂšre publique qui assurait le contrĂŽle mutuel horizontal [7]. Une culture mĂ©diatique ? Lorenz Erren analyse l’obơčestvennost’ comme une forme de communication entre individus physiquement prĂ©sents, ce qui permet de dresser des parallĂšles avec la communautĂ© villageoise ou la sphĂšre publique urbaine prĂ©-moderne dans laquelle il n’y avait pas, dit-il, d’objets mĂ©diateurs, de supports de communication. Il insiste ainsi sur la diffĂ©rence avec la sphĂšre publique mĂ©diatisĂ©e des dĂ©mocraties libĂ©rales qui recourent, elles, Ă  des mĂ©thodes de distanciation et de dĂ©personnalisation. Dmitri Zakharine, Jurij MuraĆĄov et Irina Wolf insistent, quant Ă  eux, sur l’importance des mĂ©dias dans les processus de communication totalitaire. Le paradoxe vient du contraste entre la pauvretĂ© informative des communications dans les États totalitaires » et le dĂ©veloppement disproportionnel des technologies mĂ©diatiques qui servaient Ă  transmettre ce maigre contenu. D’aprĂšs Jurij MuraĆĄov, le retard de la culture de l’écrit en Russie donna une impulsion supplĂ©mentaire aux nouveaux mĂ©dias qui formaient le systĂšme culturel soviĂ©tique. En mĂȘme temps, dans la culture soviĂ©tique de la fin des annĂ©es 1920 et du dĂ©but des annĂ©es 1930, la littĂ©rature Ă©tait au fondement d’un nouveau mode de communication paradoxalement orientĂ© vers l’oralitĂ©. Pour cette raison, la radio devint le mĂ©dium principal de la production littĂ©raire et de sa rĂ©ception. L’intĂ©rĂȘt soviĂ©tique pour les technologies mĂ©diatiques est confirmĂ© par l’étude de Dmitri Zakharine qui montre comment les mĂ©dias Ă©lectro-acoustiques furent utilisĂ©s pour reconfigurer le paysage sonore traditionnel russe. L’objectif de la propagande qui passait par le son Ă©tait de dĂ©mystifier les sons des cloches de l’Église orthodoxe et, Ă  l’inverse, de spiritualiser les sons industriels. Certains États postsoviĂ©tiques souffrent encore de la pauvretĂ© des mĂ©dias en information. Irina Wolf montre comment la dĂ©pendance des journaux privĂ©s » vis-Ă -vis de l’État kirghize influe sur le ton et le contenu des publications au sujet de l’organisation islamiste radicale Hizb ut-Tahrir al-Islami. En comparant les articles de la presse kirghize, britannique et allemande du dĂ©but des annĂ©es 2000, elle conclut que la façon dont on y Ă©voque l’organisation islamiste ne dĂ©pend pas du statut qu’elle possĂšde dans ces trois pays, lĂ©gal en Grande-Bretagne ou illĂ©gal en Allemagne et en Kirghizie, mais plutĂŽt de l’indĂ©pendance des mĂ©dias vis-Ă -vis des autoritĂ©s. Technique d’ingĂ©nierie sociale La propagande est une stratĂ©gie communicative et une technique d’ingĂ©nierie sociale, dans la mesure oĂč elle cherche Ă  construire et Ă  assigner des identitĂ©s. Alexander Hanisch-Wolfram compare les discours du chancelier autrichien Engelbert Dollfuß Ă  Vienne en 1933 et ceux du marĂ©chal PĂ©tain en 1941, afin de comprendre les procĂ©dĂ©s de construction des identitĂ©s collectives autrichienne et française. La mythification de certaines notions servait Ă  minimiser la variĂ©tĂ© des significations, Ă  figer le sens et ainsi Ă  renforcer le pouvoir. Selon lui, plus l’identitĂ© collective Ă©tait complexe, plus nombreux Ă©taient les aspects de la vie touchĂ©s par la propagande et plus celle-ci peut ĂȘtre qualifiĂ©e de totalitaire. John Richardson retrouve la propagande totalitaire dans le journal britannique Reality des annĂ©es 1930. Dans le contexte politique et culturel spĂ©cifique de l’époque, le fascisme italien Ă©tait prĂ©sentĂ© sous un jour favorable dans les pages de ce journal qui cherchait Ă  prĂ©server la puretĂ© » de l’identitĂ© britannique et Ă  la protĂ©ger de l’influence Ă©trangĂšre », c’est-Ă -dire juive. À son tour, Werner Binder Ă©tudie l’impact, sur l’imaginaire social, des communications Ă  propos de l’usage de la torture dans les sociĂ©tĂ©s prĂ©-modernes, totalitaires et dĂ©mocratiques. Si les autoritĂ©s soviĂ©tiques utilisaient la torture contre leur propre population, aux États-Unis, la torture Ă©tait essentiellement appliquĂ©e aux non-AmĂ©ricains. La torture et la communication sur celle-ci construisent ainsi une hiĂ©rarchie qui permet de sĂ©parer les bons citoyens des Ă©lĂ©ments hostiles. Si les capacitĂ©s de la communication politique Ă  produire un culte des dirigeants, des hiĂ©rarchies et des identitĂ©s collectives ne font pas de doute, le livre ne tranche pas la question suivante dans quelle mesure la communication est-elle capable de dĂ©stabiliser l’ordre politique et social ? En effet, dans l’ouvrage, la communication est prĂ©sentĂ©e comme un processus unilatĂ©ral faisant abstraction de la rĂ©ception par les individus. Tous les apports de l’histoire sociale, y compris de l’histoire de la subjectivitĂ©, sont ainsi ignorĂ©s. La distinction Ă©tablie entre leaders et sujets fige les sociĂ©tĂ©s examinĂ©es. Pourtant, prendre en compte les rĂ©actions individuelles Ă  la communication politique et examiner la communication Ă  plusieurs niveaux, y compris du bas vers le haut les lettres au pouvoir » ou au niveau informel, permettrait de pousser encore plus loin les comparaisons et de nuancer ce tableau des hiĂ©rarchies, codes et messages », les trois thĂšmes qui structurent le livre. Il reste Ă  espĂ©rer que le projet se poursuivra en accordant une attention aux niches semi-publiques de communication dans lesquelles des messages codĂ©s » permettaient Ă  la communication de se libĂ©rer de la contrainte du rituel et du contrĂŽle.
  1. Еá‰ȘуՊե ĐčáŒ‰ÏˆŃƒŃ‡ŐĄÏ‡áŠąáŒ°Ő„
  2. ĐÎŽĐŸĐșŃ€ŃŽáˆšĐ°ŐŸ áŒ‚Đ” Ń€Đ°Ń€Ńá‹¶ĐżáŒ”
    1. ΙĐșĐ”ÖĐžÏ€Đ°Ö„Ő­ ŃƒŃŃ€Ő­Ő”ŃƒĐ± ŃŃ†Đ°ÖƒáŒˆÎ·Ö…Đż
    2. Î„Ő»ĐžÎœ Đ”ĐșÎ”Î·Ő„ĐŒá‹ŸĐșаĐș
    3. Ô”áˆŐšŃŃŽÏ€ÎčтĐČŐ§ ĐČĐŸŃ Đœ
LerĂ©gime nazi contrĂŽle tous les aspects de la vie sociale, professionnelle, politique ou culturelle et rĂ©prime violemment toute opposition : c'est bien un rĂ©gime totalitaire. - Sous la forme d’un dĂ©veloppement construit d’une vingtaine de lignes, dĂ©crivez le Front populaire en France : ses origines et ses rĂ©formes.
Leçon no 4 Les rĂ©gimes totalitaires dans les annĂ©es 30 » Introduction Dans les annĂ©es 30 en URSS et en Allemagne des rĂ©gimes politiques qualifiĂ©s de totalitaires se mettent en place. Ils prĂ©sentent des similitudes, notamment dans leur maniĂšre d’encadrer la sociĂ©tĂ© qu’ils contrĂŽlent. Mais ils sont aussi diffĂ©rents, notamment quant aux objectifs finaux qu’ils entendent atteindre. ProblĂ©matique Qu’est ce qu’un rĂ©gime totalitaire et en quoi les rĂ©gimes communistes et nazis sont-ils Ă  la fois semblables et diffĂ©rents ?S. v. p next page – Le rĂ©gime comm A — De LĂ©nine Ă  Stall La mise en place du Guerre civile Novembre 1917 DĂ©cembre 1921 0 RĂ©quisition des rĂ©coltes dans les campagnes Mai-juin 1918 1921 au Xe CongrĂšs du PC A— De LĂ©nine Ă  Staline 1917-1924 Trace En novembre 1917, alors que LĂ©nine et les bolcheviks ont pris le pouvoir en Russie, une guerre civile Ă©clate qui les oppose notamment aux partisans de l’ancien communisme de guerre est mis en place entre 1918 et 1921 avec le contrĂŽle par l’état de l’économie, une nationalisation des industries et une interdiction de l’entreprise privĂ©e, une rĂ©quisition des produits agricoles et Pinterdiction des partis politiques autres que e parti bolchevik, devenant parti communiste en 1919. La guerre civile se conclut par la victoire des communistes en 1921 mais le pays est ruinĂ©, la guerre et la famine ont fait des millions de victimes. LĂ©nine dĂ©cide alors de mettre en place une nouvelle politique Ă©conomique la NEP. L’État reste propriĂ©taire de la terre et des moyens de production, il garde le contrĂŽle des banques, des transports et du commerce extĂ©rieur mais LĂ©nine autorise les petites entreprises privĂ©es en rĂ©tablissant la libertĂ© du commerce intĂ©rieur. La fin des rĂ©quisitions pour les paysans et le remplacement des impĂŽts orcĂ©s par un impĂŽt unique en nature, fixĂ© chaque annĂ©e, les encouragent Ă  Ă©couler leurs surplus. Enfin les capitaux Ă©trangers sont acceptĂ©s, LĂ©nine a restaurĂ© partiellement l’économie de marchĂ©. B – Le grand tournant » Joseph lossif Vissarionovitch Djougachvili vers 1 943 20 individuelle arriĂ©rĂ©e Ă  la grande agriculture collective avancĂ©e, au travail de la terre en commun, aux stations de machines et tracteurs, aux artels, aux kolkhozes basĂ©s sur la technique moderne, enfin aux sovkhozes gĂ©ants pourvus de centaines de tracteurs et de moissonneuses-batteuses. La rĂ©alisation du parti ici, c’est que, dans ombre de rĂ©gions, nous avons rĂ©ussi ? dĂ©tourner les masses paysannes fondamentales de l’ancienne voie capitaliste de dĂ©veloppement vers la voie nouvelle, la voie socialiste de dĂ©veloppement Staline, discours prononcĂ© le 7 novembre 1929. Manuel Hatier 2012, p. 64. Trace LĂ©nine meurt en 1924, deux ans aprĂšs la crĂ©ation de l’URSS. Staline s’installe comme maitre absolu du pouvoir aprĂšs avoir Ă©cartĂ© Trotski. En 1929, il dĂ©cide de mettre fin ? l’expĂ©rience de la NEP qui heurtait l’idĂ©al communiste une minoritĂ© de paysans enrichis Ă©tait rĂ©apparue, les koulaks, ainsi qu’une bourgeoisie de petits patrons ans les Villes, les nepmen. Il met en place la collectivisation les biens de production, terres , usines, qui Ă©taient propriĂ©tĂ© privĂ©e deviennent propriĂ©tĂ© collective aux mains de l’État ou de coopĂ©ratives. Les paysans sont obligĂ©s de mettre en commun leurs terres, leurs outils et leur bĂ©tail dans de grandes fermes collectives, les Kolkhozes rnir une partie de leur seront ms en service dans les dĂ©lais prĂ©vus. Entreprise qui doit fournir du matĂ©riel, ne retarde pas l’envoi d’équipements pour les grands chantiers. » Affiche soviĂ©tique, 1931. La tĂąche essentielle du plan quinquennal ?tait de faire passer notre pays de sa technique arriĂ©rĂ©e Ă  une technique nouvelle, moderne
. De transformer l’U. R. S. S de pays agricole et dĂ©bile
 en un pays industriel et puissant, de passer de la petite Ă©conomie rurale morcelĂ©e sur la voie de la grande Ă©conomie collectivisĂ©e, d’éliminer complĂštement les Ă©lĂ©ments capitalistes et de crĂ©er une base Ă©conomique pour la construction d’une sociĂ©tĂ© socialiste
 Quel Ă©tait le maillon essentiel du plan quinquennal ? C’était l’industrie lourde. Car l’industrie lourde peut reconstruire et mettre sur pied et l’industrie dans son ensemble, et les ransports, et l’agriculture. C’est donc par elle qu’il fallait commencer. » J. Staline, Doctrine de l’U. R. S. S. , 1938 Les rĂ©gions industrielles http//www. clg-montesquieu-evry. ac-versailles. fr Les rĂ©sultats de la planification http//histoire-geographie. wifeo. com 4 20 de l’économie. En 1940, FIJRSS est devenue la 3Ăšme puissance industrielle mondiale, de nouvelles rĂ©gions se sont industrialisĂ©es Oural, Kouzbass. Mais l’Etat a sacrifiĂ© l’industrie des biens de consommation vĂȘtements, alimentation qui ne fournit pas assez de produits Ă  la population qui souffre de nombreuses pĂ©nuries. Par illeurs, l’agriculture est dĂ©sorganisĂ©e par la collectivisation forcĂ©e, les kolkhozes sont mal Ă©quipĂ©s, les rĂ©coltes deviennent insuffisantes et certaines parties de l’URSS comme l’Ukraine connaissent la grande famine » de 1 933 qui fait 6 millions de morts. C — Terreur et propagande La dĂ©koulakisation Chaque nuit, tout le monde abattait, et l’on abattait tout bƓufs, moutons,porcs, mĂȘme les vaches. Celliers et hangars regorgeaient de viande. Il courait des bruits sinistres Faut abattre, c’est plus Ă  nous l » Abattez vite on va tout confisquer! » Et l’on abattait. On s’empffrait. Au dĂźner, dans les sbas, les tables ployaient sous le rĂŽti et le bouilli, les mentons dĂ©goulinaient de graisse Razmiotinov dĂ©barqua avec son groupe chez Damaskov au moment du dĂ©jeuner. Toute la famille Ă©tait attablĂ©e. Citoyen, on t’expulse de chez toi, avec confiscation de tes biens et de ton cheptel. » Damaskov jeta sa cuillĂšre et se leva » -Pourquoi on me fait ça ? – On t’anĂ©antit comme classe. J’ai bien livrĂ© ma part de la rĂ©colte. – Ca n’a rien Ă  voir. – Pourquoi alors qu’on me chasse de chez moi et qu’on me confisque ? Ces oi ! C’est du koulak en tant que classe Mikhail Cholokhov, Terres dĂ©frichĂ©es, Gallimard, 932. Ielivrescolaire. fr La police politique Strictement confidentiel » Du 17 dĂ©cembre 1 929 au 14 fĂ©vrier 1 930, le Guepeou a recensĂ© 38 Ă©meutes avec 251 70 participants. immense majoritĂ© de ces Ă©meutes a eu pour cause les opĂ©rations de collectivisation. Les mesures les plus Ă©nergiques ont Ă©tĂ© prises pour rĂ©primer ces Insurrections. Six soulĂšvements dans le district d’Ostrog ont dĂ» ĂȘtre liquidĂ©s par la force des armes. Les kolkhozes organisĂ©s dans les villages et les bourgs InsurgĂ©s ont pu ĂȘtre maintenus malgrĂ© les soulĂšvements et aujourd’hui, le travail de collectivisation des utils agricoles, du cheptel, des semences, etc. continue. Actuellement, nous prĂ©parons la dĂ©portation de 8000 familles. Tous les dĂ©portĂ©s seront envoyĂ©s dans la rĂ©gion du Nord. » Rapport dun responsable communiste de la rĂ©gion de Voronej ? S. OrdjonikidĂ©, proche collaborateur de Staline 20 fĂ©vrier 1930. Les camps du goulag Quelques camps sous Staline Anne Applebaum, Goulag Une histoire, 2005. Entre 1931 et 1933, 3000 ulaks, tuaient en masse ceux qui Ă©taient dĂ©portĂ©s dans ce camp du goula& situĂ© Ă  prĂšs de 10 000 kilomĂštres de Moscou. Entre 1937 et 1953, prĂšs de 3 millions de personnes – es SoviĂ©tiques, surtout, mais aussi des prisonniers de guerre allemands – y sont mortes Ă  la tĂąche. La Kolyma n’était pas un camp », Ă  proprement parler, mais une multitude d’établissements dissĂ©minĂ©s dans la taĂŻga, oĂč dĂ©tenus politiques et de droit commun travaillaient ensemble dans d’innombrables mines d’or. Selon Robert Conquest, historien britannique, le taux de mortalitĂ© des condamnĂ©s atteignait 30 % la premiĂšre annĂ©e et s’approchait de 100 la deuxiĂšme. A la mort de Staline, en 1953, il est enfin libĂ©rĂ© http//www. lexpress. fr, 30 juin 2012. es purges staliniennes SergueĂŻ Mironovitch Kostrikov dit Kirov, Ă©volutionnaire bolchevik et homme politique soviĂ©tique. Son assassinat marque le dĂ©but des Grandes Purges de la pĂ©riode stalinienne en URSS On se reprĂ©sente mal en Europe et en AmĂ©rique la besogne d’extermination accomplie par Staline Ă  l’intĂ©rieur de l’URSS depuis quelque trois ans et en particulier l’annĂ©e derniĂšre. On a eu connaissance de procĂšs interminables, sanctionnĂ©s par l’exĂ©cution de personnalitĂ©s de premier plan. On s’est plus qu’étonnĂ©s d’apprendre que les principaux chefs militaires ont Ă©tĂ© passĂ©s par les armes pour des motifs incroyables. Rien que pour l’armĂ©e, on s’accorde en URSS ? dmettre plus de trente mille dis aritions en majoritĂ© suivies d’exĂ©cutions Trace Avec Staline, un rĂ©gime de terreur est mis en place. Les paysans opposĂ©s Ă  la collectivisation, surtout les koulaks paysans aisĂ©s, sont fusillĂ©s ou dĂ©portĂ©s dans les camps du goulag administration des camps de travail forcĂ© dans lesquels les prisonniers travaillaient dans les mines ou Ă  la construction de voies de communication c’est la dĂ©koulakisation qui toucha environ 2 millions de personnes. Une police politique Tcheka entre 1917 et 1922, GuĂ©pĂ©ou et OGPU jusqu’en 1934, NKVD jusqu’enl 946, MVD jusqu’en 1954 ontrĂŽle la population, surveille les comportements contre-rĂ©volutionnaires et notamment hostiles Ă  la collectivisation. A partir de 1 935, Staline mĂšne une vague d’épuration au sein du parti communiste connue sous le nom de procĂšs de Moscou » qui dure jusqu’en 1938. Elle touche de vieux responsables du parti communiste, compagnons de LĂ©nine, des savants et des militaires, accusĂ©s de trahison ou de complot. Nombreux sont les condamnĂ©s Ă  mort, toute opposition au sein ou Ă  l’extĂ©rieur du parti est Ă©liminĂ©e. Le culte de la personnalitĂ© Merci ? notre cher Staline pour notre enfance heureuse » ? Longue vie Ă  Staline grand architecte du communlsme » Affiche soviĂ©tique, 1950. Moscou. En 1929 parait la Ligne GĂ©nĂ©rale. Entre 1930 et 1932 il voyage aux États-Unis et en Europe. Il est dĂ©corĂ© de l’ordre de LĂ©nine en 1939. La ligne gĂ©nĂ©rale – extrait 1 la vie dans les campagnes russes avant la collectivisation 1 -DĂ©crivez les conditions de vie des paysans russes habitat, Ă©quipement, animaux 2 – Quelle ambiance se dĂ©gage ? Quel est le rĂŽle de la musique ? 3 — A quelle scĂšne assiste t-on entre les deux frĂšres ? 4 – Quelle pĂ©riode agricole est Ă©voquĂ©e ? 5 – De quoi manquent les paysans ? — A qui Marfa va t-elle demander de raide et comment ce personnage est-il reprĂ©sentĂ© ? – Quel est le message principal dĂ©livrĂ© par cet extrait ? La ligne gĂ©nĂ©rale – extrait 2 Le Kolkhoze 1 —Marfa a-telle obtenu ce qu’elle dĂ©sirait ? 2 —DĂ©crivez le tragique de la situation 3- Que propose Marfa ? 4 -Quelle est la rĂ©action des paysans ? 5 —Qui sont les autres personnages qui tentent de convaincre la population? 6 -Comment s’appelle le kolkhoze finalement crĂ©e ? La ligne gĂ©nĂ©rale – extrait 3 L’écrĂ©meuse La ligne gĂ©nĂ©rale – extrait Quel autre domaine que l’agriculture est cĂ©lĂ©brĂ© ? — Quelle atmosphĂšre la musique parvient-elle Ă  crĂ©er ? – Comment la rĂ©ussite du modĂšle soviĂ©tique s’exprime t-elle ? Bibliographie – Sitographle un petit guide du CNDP http//www2. cndp. fr/TlCE/teledoc/mire/teledoc_lignegenerale. pdf Samuel LACHIZE, critique de cinĂ©ma Ă  L’humanitĂ© », analyse le film La ligne gĂ©nĂ©rale’ http//www. ina. fr/art-et-culture/cinema/video/CAF97063467/film -la-ligne-generale-deisenstein. fr. html Trace Le rĂ©gime stalinien repose aussi sur une intense propagande centrĂ©e sur la personne de Staline Ă  laquelle sont attribuĂ©es toutes les qualitĂ©s c’est le culte e la personnalitĂ©. Tous les moyens sont utilisĂ©s, radio, journaux, Ă©coles, artistes, pour donner Fimage de la supĂ©rioritĂ© du socialisme sur tout autre systĂšme. Au cinĂ©ma, Eisenstein tente dans ses films de faire approuver au spectateur le rĂ©gime communiste Octobre, La ligne gĂ©nĂ©rale, Le cuirassĂ© Potemkine. La jeunesse aussi est embrigadĂ©e dans des organisations, les pionniers 9-15 ans et les komsomols jusqu’à 28 ans oĂč on inculque la morale communiste. Il — Le rĂ©gime nazi A— La mise en place d’une dictature La mise en place du rĂ©gime RĂ©publique de Weimar Adolf Hitler 0 0
LeXXe siĂšcle voit l’apparition d’un nouveau type de rĂ©gime politique qui est le totalitarisme. Les rĂ©gimes totalitaires sont au dĂ©part des dictatures avec un homme au pouvoir soutenu par un parti unique. Ainsi, pour l’Italie fasciste, Mussolini est au pouvoir de 1922 Ă  1943. En Allemagne, le parti nazi s’impose en 1933 avec Ă  sa tĂȘte Hitler de 1933 Ă  1945. Enfin en URSS

1Les termes de stalinisme » et de stalinien » ont Ă©tĂ© appliquĂ©s Ă  des rĂ©alitĂ©s multiples dont le point commun est d’avoir dĂ©pendu Ă  divers degrĂ©s du pouvoir de Staline installĂ© en URSS du milieu des annĂ©es 1920 Ă  sa mort le 5 mars 1953. L’URSS, bien entendu, a Ă©tĂ© stalinienne, avant d’expĂ©rimenter la dĂ©stalinisation » inaugurĂ©e par Khrouchtchev en 1956. Les partis communistes en Occident et ailleurs, les intellectuels qui ont Ă©tĂ© proches d’eux, les dĂ©mocraties populaires aprĂšs la LibĂ©ration participent aussi Ă  l’histoire du stalinisme. Il y a certainement une idĂ©ologie stalinienne, distincte du lĂ©ninisme, du trotskisme, du maoĂŻsme
 et de toutes les variantes des doctrines inspirĂ©es par la thĂ©orie et la pratique du pouvoir rĂ©volutionnaire par LĂ©nine aprĂšs 1917. Le stalinisme est donc une rĂ©alitĂ© massive dont les limites sont difficiles Ă  Ă©tablir, mais oĂč la violence occupe Ă  l’évidence une place URSS, Staline s’est toujours refusĂ© Ă  utiliser officiellement le mot de stalinisme » pour dĂ©signer l’idĂ©ologie de son rĂ©gime il s’est au contraire prĂ©sentĂ© comme un marxiste-lĂ©niniste orthodoxe, le meilleur Ă©lĂšve de LĂ©nine, qu’il a fait embaumer Ă  sa mort en 1924. Cette filiation lui a permis d’asseoir sa lĂ©gitimitĂ© en tant que guide » de l’URSS et du mouvement communiste international au prix de la persĂ©cution de toute forme de dissidence idĂ©ologique. Au milieu des annĂ©es 1920, les polĂ©miques font rage pour dĂ©terminer la voie » que l’URSS doit prendre Staline prĂŽne le socialisme dans un seul pays » construit au moyen d’une rĂ©volution par le haut ». Mais le stalinisme hĂ©rite aussi de certaines des caractĂ©ristiques de LĂ©nine et du bolchevisme de la guerre civile, comme l’interprĂ©tation de l’histoire en termes de lutte des classes, la lĂ©gitimitĂ© indiscutable de la dictature du prolĂ©tariat » ou la primautĂ© absolue du Parti au sein duquel les fractions sont interdites. Le stalinisme ressemble donc davantage Ă  une adaptation idĂ©ologique du lĂ©ninisme au programme de transformation sociale et industrielle de l’URSS qu’à une doctrine nouvelle et autonome. 3Le Grand Tournant » lancĂ© par Staline en novembre 1929 inflige une sĂ©rie de chocs politiques et sociaux sans prĂ©cĂ©dent Ă  une sociĂ©tĂ© soviĂ©tique encore marquĂ©e par la Grande Guerre et la guerre civile. Le stalinisme se prĂ©sente en effet comme un modĂšle de dĂ©veloppement. Il repose sur la primautĂ© de l’industrie lourde, la planification et la centralisation du commandement Ă©conomique, la nationalisation de l’appareil de production et l’extension de la propriĂ©tĂ© socialiste », enfin la collectivisation de l’agriculture comme instrument de souverainetĂ© alimentaire. Il vise Ă  faire de l’URSS une grande puissance grĂące Ă  la construction d’un imposant complexe militaro-industriel. La Grande DĂ©pression puis la victoire sur le nazisme ont alimentĂ© le mythe de sa supĂ©rioritĂ©, qui est l’une des obsessions de la propagande stalinienne. Le quotidien est lui aussi l’objet d’un investissement important du pouvoir, rĂ©sumĂ© dans la notion de kul’turnost’. Elle dĂ©signe un ensemble de valeurs et de savoir-vivre Ă  la soviĂ©tique », fortement teintĂ© d’hygiĂ©nisme et orientĂ© vers le progrĂšs », qui permettrait de sortir l’URSS de son arriĂ©ration asiatique » supposĂ©e. En rĂ©alitĂ©, ce systĂšme industriel centralisĂ© engendre une Ă©conomie de pĂ©nurie dont les traits sont bien connus files d’attente, marchĂ© noir, systĂšme D », nomenklatura privilĂ©giĂ©e, etc. À l’opposĂ© de ses ambitions promĂ©thĂ©ennes, le stalinisme est cet habitat terne et triste de l’homo sovieticus rĂ©el que les successeurs de Staline n’ont pas rĂ©ussi Ă  et terreur4L’expĂ©rimentation de ce modĂšle sur la sociĂ©tĂ© soviĂ©tique rĂ©vĂšle un caractĂšre fondamental du stalinisme celui-ci conçoit le social comme un champ d’expĂ©rimentation livrĂ© Ă  ses projets radicaux de rĂ©arrangement impulsĂ© par le centre ». Dans cette perspective, le Parti devient la force majeure du changement, face Ă  une sociĂ©tĂ© et Ă  des individus rĂ©tifs Ă  ce remodelage contraint. La fabrique de l’ennemi » fonctionne dĂšs lors Ă  plein rĂ©gime du fait de son origine rĂ©volutionnaire, le pouvoir soviĂ©tique pourchasse les ennemis du passĂ© » ; son obsession de la production s’accompagne de la criminalisation systĂ©matique des atteintes Ă  la propriĂ©tĂ© socialiste » et des comportements dĂ©viants au travail ; en opposant abstraitement le producteur au propriĂ©taire, il Ă©rige le paysan en ennemi. L’exportation ultĂ©rieure du modĂšle stalinien dans d’autres aires culturelles – en Asie, en AmĂ©rique latine – a provoquĂ© les mĂȘmes effets de la Chine Ă  Cuba en passant par la CorĂ©e du Nord ou le Vietnam, l’universalitĂ© de sa dimension rĂ©pressive est un trait particuliĂšrement Ă©tonnant de l’histoire globale de sa diffusion. 5La violence stalinienne puise Ă©galement ses causes dans le systĂšme de pouvoir constituĂ© autour de Staline. Le pouvoir stalinien est une dictature dans la dictature », selon l’expression de l’historien amĂ©ricain Stephen Kotkin installĂ© au cƓur du rĂ©gime bolchevique mis en place pendant l’expĂ©rience fondatrice de la guerre civile, Staline concentre progressivement tout le pouvoir entre ses mains et celles d’un petit cercle informel de staliniens. Son bureau du Kremlin devient le vĂ©ritable centre du pouvoir tandis que les rĂ©unions des instances nominales de direction Bureau politique, congrĂšs internationaux du Komintern s’espacent ou cessent. Une simple lettre manuscrite de Staline peut prendre valeur de dĂ©cret. Celui-ci participe personnellement Ă  l’élaboration de l’appareil rĂ©pressif de l’État soviĂ©tique et Ă  la destruction des solidaritĂ©s qui ne trouvent pas pour origine sa personne ou la politique qu’il met en Ɠuvre. Cette politique rĂ©pressive culmine avec la Grande Terreur qui aboutit en seize mois aoĂ»t 1937-novembre 1938 Ă  un million et demi d’arrestations et plus de 680 000 exĂ©cutions. Les cĂ©lĂšbres procĂšs de Moscou 1936-1938, qui ont tant intriguĂ© les opinions publiques occidentales en raison des aveux de figures majeures du bolchevisme qui y sont condamnĂ©es Ă  mort, ne sont Ă  cet Ă©gard qu’un Ă©vĂ©nement-Ă©cran » Nicolas Werth dressĂ© devant les rĂ©pressions secrĂštes de masse des annĂ©es 1930. Mise en Ɠuvre par le NKVD [1], la Grande Terreur dĂ©montre la place centrale prise par la police politique dans le systĂšme stalinien. 6Cet immense crime d’État n’est pas le seul Ă©pisode rĂ©pressif de masse de l’histoire du stalinisme, mais ses logiques en rĂ©vĂšlent bien le fonctionnement. OrdonnĂ© par une sĂ©rie d’ordres opĂ©rationnels et secrets venue du centre », il s’emballe localement en raison de la logique des quotas qui le rĂ©git le zĂšle des organes rĂ©pressifs entraĂźne des dĂ©passements » qui se traduisent, sur le terrain, par un arbitraire complet dans la dĂ©signation des catĂ©gories » d’ennemis Ă  dĂ©porter ou fusiller. À cette logique quasi-comptable, s’ajoute Ă©galement l’expĂ©rience rĂ©pressive cumulĂ©e par le systĂšme. La famine en Ukraine en 1932-1933, utilisĂ©e par Staline pour briser la rĂ©sistance des koulaks [2] » Ă  la collectivisation, a Ă©tĂ© un seuil dĂ©terminant dans la pratique de la violence de masse. La Grande Terreur frappe massivement divers groupes nationaux Polonais, Allemands, etc. perçus comme dangereux dans l’éventualitĂ© d’un conflit avec l’URSS. Enfin, la guerre d’Espagne nourrit la crainte de cinquiĂšmes colonnes » et la peur obsidionale du trotskisme ». RĂ©fugiĂ© au Mexique, LĂ©on Trotski est assassinĂ© sur ordre de Staline en fĂ©vrier 1940. 7La dimension nationale de la Grande Terreur rĂ©vĂšle un dernier trait du stalinisme sa construction comme un État fermĂ©, contrĂŽlant Ă©troitement la mobilitĂ© des individus dans et hors d’URSS. Un systĂšme de passeports intĂ©rieurs est mis en place, la libertĂ© des voyages » restreinte, l’accueil des visiteurs Ă©trangers strictement encadrĂ©. La censure est aggravĂ©e par l’étatisation de tous les mĂ©dias et de l’industrie du livre. Cette enclosure du territoire sous domination soviĂ©tique s’accompagne du dĂ©ni de l’existence des camps, dont le systĂšme, connu sous le nom de l’acronyme russe de Goulag, est un vĂ©ritable État dans l’État » stalinien vingt millions de prisonniers y passent jusqu’à son dĂ©mantĂšlement partiel aprĂšs 1953. Cette fermeture nourrit enfin la peur du complot de l’étranger » et justifie l’extension indĂ©finie des compĂ©tences de la police et histoire8Le stalinisme n’est pas seulement un phĂ©nomĂšne soviĂ©tique. Ses pratiques et ses mots d’ordre se sont diffusĂ©s au-delĂ  des frontiĂšres de l’URSS. Les partis communistes occidentaux ont eu ainsi leur pĂ©riode stalinienne. Outre la pratique du secret et des purges rĂ©guliĂšres comme dans le PCF en 1931 ou la soumission du syndical au politique, qui est un hĂ©ritage de l’époque de LĂ©nine, le stalinisme s’y reconnaĂźt surtout Ă  la primautĂ© absolue du Parti, Ă  la dĂ©fense de l’URSS patrie du socialisme » et Ă  l’importance cruciale accordĂ©e Ă  la question des cadres ». Pour s’assurer de la conformitĂ© idĂ©ologique de ces permanents rĂ©munĂ©rĂ©s, les partis stalinisĂ©s s’appuient sur un appareil de formation et de contrĂŽle qui met l’accent sur la discipline volontaire et les techniques de formation de soi, comme l’autocritique ou l’autobiographie – une opĂ©ration par laquelle un militant se raconte » par Ă©crit au Parti. Pour le PCF, la pĂ©riode stalinienne, d’une grande rigiditĂ© idĂ©ologique, est aussi marquĂ©e par ses plus grands succĂšs historiques, pendant le Front populaire ou Ă  la LibĂ©ration. Le culte qui entoure Staline, codifiĂ© avec soin, s’y est donc manifestĂ© avec une intensitĂ© particuliĂšre
 jusqu’au choc de la dĂ©stalinisation en 1956. On sourira de nous pour notre dĂ©vouement », devait ainsi Ă©crire le communiste Louis Aragon dans un poĂšme du Roman inachevĂ© en 1956. 9Avec le temps, le stalinisme a aussi fini par dĂ©signer la rigiditĂ© intellectuelle, l’arbitraire et l’absence de libertĂ©, surtout en matiĂšre d’ ce passage dans le langage courant en a simplifiĂ© le sens Ă  l’extrĂȘme, et le stalinisme y a perdu le sombre attrait qui fut le sien au XXe siĂšcle. Notes [1] Acronyme russe du Commissariat du peuple aux Affaires intĂ©rieures. DirigĂ© par G. Iagoda, N. Ejov puis L. Beria, il absorbe la police politique lors de sa crĂ©ation en 1934. [2] Ce terme dĂ©signe les paysans riches », mais les critĂšres qui dĂ©finissent cette richesse sont trĂšs vagues.

Surtout les rĂ©sultats sur le plan agricole sont particuliĂšrement dĂ©cevants et la croissance agricole ne connaĂźt pas les mĂȘmes succĂšs que la croissance industrielle. Les rĂ©coltes ont diminuĂ© de 1/5Ăšme environ, le bĂ©tail est en baisse sensible (entre 40 % et 60 %) et la famine rĂ©apparaĂźt au cours de l'hiver 1933, notamment en Ukraine.
Accueil DĂ©couvrez toutes nos Ă©tudes La propagande hitlĂ©rienne Adolf Hitler et des Ă  la Maison brune de Munich. Adolf Hitler saluĂ© par des jeunesses hitlĂ©riennes au CongrĂšs du parti nazi Ă  Nuremberg. Adolf Hitler et des Ă  la Maison brune de Munich. Date de crĂ©ation 1932 Date reprĂ©sentĂ©e 1932 Adolf Hitler saluĂ© par des jeunesses hitlĂ©riennes au CongrĂšs du parti nazi Ă  Nuremberg. Date de crĂ©ation 1938 Date reprĂ©sentĂ©e 1938 Date de publication Mars 2016 Auteur Charlotte DENOËL L’arrivĂ©e de Hitler au pouvoir en Allemagne Dans les annĂ©es 1920 en Allemagne, le refus des conditions imposĂ©es par les vainqueurs lors du traitĂ© de Versailles, la crise financiĂšre et les liens entre la RĂ©publique de Weimar 1919-1933 et les milieux Ă©conomiques ont suscitĂ© le mĂ©contentement de la population et favorisĂ© la montĂ©e de l’opposition, en particulier du parti ouvrier allemand national-socialiste NSDAP dirigĂ© par Adolf Hitler 1889-1945, fils d’un douanier autrichien et soldat durant la Grande Guerre. Promettant une amĂ©lioration de leur situation aux classes ruinĂ©es par l’inflation et aux millions de chĂŽmeurs, il rĂ©ussit Ă  forger un parti de masse, flanquĂ© d’organisations paramilitaires telles les sections d’assaut et prĂŽnant des valeurs nationalistes. Le NSDAP, qui en 1928 n’avait remportĂ© que 3 % des suffrages, s’imposa progressivement Ă  la faveur de la crise de 1929, grĂące au soutien financier de quelques grands groupes industriels et Ă  une alliance avec la droite traditionnelle. Devant le recul de son parti aux Ă©lections du 6 novembre 1932 au profit des communistes et des sociaux-dĂ©mocrates, Hitler intrigua auprĂšs de ses alliĂ©s pour s’emparer lĂ©galement du pouvoir. Le 30 janvier 1933, il fut nommĂ© chancelier par le prĂ©sident Hindenburg. La pĂ©riode qui suit fut consacrĂ©e d’une part au renforcement du pouvoir personnel de Hitler, qui prit le double titre de chancelier et de prĂ©sident du Reich Ă  la mort de Hindenburg le 2 aoĂ»t 1934, Ă  la consolidation du nouveau rĂ©gime Ă  travers l’élimination des opposants, l’interdiction des autres partis politiques et la mise en place d’un Etat centralisĂ©, et, d’autre part, Ă  la reprise dĂšs 1936 d’une militarisation du pays et d’une politique extĂ©rieure agressive. L’embrigadement des masses Conscient de la nĂ©cessitĂ© d’étendre les assises du parti nazi au sein de la population, Hitler n’hĂ©sita pas, dĂšs les annĂ©es qui prĂ©cĂ©dĂšrent son accession au pouvoir, Ă  mettre en Ɠuvre une politique de propagande destinĂ©e Ă  embrigader les masses et Ă  leur inculquer l’idĂ©ologie nazie. Utilisant Ă  cet effet les mĂ©dias, il fit de l’image, et en particulier de la photographie, moyen d’expression accessible Ă  tous, une arme d’une efficacitĂ© redoutable. Si les photographies Ă©taient jusque-lĂ  chargĂ©es d’enregistrer une trace des Ă©vĂ©nements le plus souvent Ă  des fins politiques, elles se transformĂšrent avec Hitler en vĂ©ritables monuments Ă  la gloire d’un homme et d’une Ă©poque, donnant une image quasi mystique du chef et tĂ©moignant du caractĂšre spectaculaire et grandiose des rassemblements organisĂ©s par le parti nazi. Une photographie de Heinrich Hoffmann 1885-1957, ami personnel et iconographe attitrĂ© de Hitler, montre ainsi ce dernier entourĂ© d’une quarantaine de jeunes venus de toute l’Allemagne Ă  la Maison brune de Munich, en 1932. Les militants sont rassemblĂ©s en une masse compacte qui dĂ©gringole vers Hitler, assis en retrait, mains posĂ©es sur une table jonchĂ©e des restes d’une collation. Leurs visages rayonnants et leurs yeux brillants fixĂ©s sur le FĂŒhrer expriment avec force la fascination qu’ils ressentent envers lui. L’effet de contre-plongĂ©e et l’isolement du chef au premier plan, sĂ©parĂ© des par la table, accentuent le caractĂšre mystique de cette rĂ©union. Par ailleurs, la lĂ©gende qui accompagne cette image – Comme leurs yeux brillent, lorsque le FĂŒhrer est tout prĂšs d’eux ! » – est rĂ©vĂ©latrice du rĂŽle fondamental qui est dĂ©volu Ă  la photographie celle-ci doit ĂȘtre capable de communiquer Ă  son tour aux masses l’exaltation qui animent ces jeunes Cette caractĂ©ristique se retrouve dans une seconde photographie qui reprĂ©sente Hitler saluĂ© par des organisations hitlĂ©riennes lors d’un congrĂšs du parti nazi Ă  Nuremberg, en novembre 1938. Des rangĂ©es de garçons et de filles aux visages enthousiastes, serrĂ©s les uns contre les autres, tendent comme un seul homme leur bras droit vers le FĂŒhrer. Ici encore, le caractĂšre spectaculaire de l’évĂ©nement est renforcĂ© par l’angle de vue tous les regards convergent vers le chef qui se tient au premier plan, debout dans une Mercedes entourĂ©e d’une escorte. Au mouvement descendant de l’image correspond ainsi l’ascendant du FĂŒhrer sur les foules, et notamment sur la jeunesse dont il exploitait les sentiments patriotiques. Prises Ă  des dates diffĂ©rentes, ces deux photographies sont ainsi d’un grand intĂ©rĂȘt pour apprĂ©cier le charisme et le magnĂ©tisme qui se dĂ©gageaient de la personne de Hitler Ă  l’occasion des rĂ©unions privĂ©es comme des grands rassemblements. Chacun de ses mouvements, chaque mot de son discours, chaque mimique de son visage, Ă©taient destinĂ©s Ă  susciter une sorte de transe chez les individus lors de ses apparitions publiques triomphales, qui s’accompagnaient d’une monstration » de sa personne devant les foules. GalvanisĂ©es par la vue et les paroles du chef, celles-ci acquĂ©raient un sentiment de puissance et Ă©taient atteintes par une sorte d’ivresse collective. La construction d’un Etat totalitaire L’arrivĂ©e au pouvoir de Hitler s’est accompagnĂ©e de la mise en place d’un appareil totalitaire et, en particulier, d’un renforcement de la propagande de masse dans laquelle la photographie jouait un rĂŽle de premier plan. En tĂ©moignent la crĂ©ation, le 14 mars 1933, d’un ministĂšre de l’Information et de la Propagande, placĂ© sous la responsabilitĂ© de Goebbels, l’inauguration par ce dernier de la foire photographique de Berlin, Die Kamera », le 4 novembre 1933, et la dĂ©signation d’un petit nombre de photographes officiels chargĂ©s de confĂ©rer une aura d’éternitĂ© aux traits du FĂŒhrer ainsi qu’aux Ă©vĂ©nements nationaux. DĂšs 1933, la photographie devint ainsi partie intĂ©grante de l’information, au mĂȘme titre que la presse, la radio ou les actualitĂ©s cinĂ©matographiques. Son impact Ă©tait d’autant plus grand qu’elle possĂ©dait une visibilitĂ© considĂ©rable depuis l’apparition du photojournalisme dans les annĂ©es 1920 et l’inflation des images dans les journaux. De mĂȘme que le contrĂŽle de la vie artistique, le dĂ©veloppement d’un appareil policier rĂ©pressif ou la centralisation Ă©tatique, l’exploitation des moyens de communication de masse a par consĂ©quent permis aux dirigeants nazis de construire un Etat totalitaire dans lequel tous les efforts Ă©taient accomplis en vue d’instaurer le culte du chef et de forger un homme nouveau. L’Allemagne de Hitler, 1933-1945 »Paris, in L’Histoire , 1991. Igor GOLOMSTOCK, L’Art totalitaire. Union soviĂ©tique – IIIe Reich – Italie fasciste – Chine, Paris, Ed. CarrĂ©, 1991. Adelin GUYOT et Patrick RESTELLINI, L’Art nazi un art de propagande, Bruxelles, Complexe, 1996. Ian KERSHAW, Hitler, essai sur le charisme en politique, Gallimard, coll. Folio Histoire », 2001. Eric MICHAUD, Un art de l’éternitĂ©, l’image et le temps du national-socialisme, Paris, Gallimard, 1996. Pierre MILZA, Les Fascismes, Paris, Seuil, coll. Points Histoire », 1991. Pierre MILZA et Serge BERSTEIN, Dictionnaire historique des fascismes et du nazisme, Bruxelles, Complexe, 1992. Charlotte DENOËL, La propagande hitlĂ©rienne », Histoire par l'image [en ligne], consultĂ© le 24/08/2022. URL La frise sur le cinĂ©ma au fĂ©minin et notamment l’entrĂ©e sur Leni Riefenstahl en 1933 Albums liĂ©s DĂ©couvrez nos Ă©tudes Hitler Ă  Paris La Blitz Besuch » visite Ă©clair L’armistice franco-allemand est signĂ© le 22 juin 1940. La moitiĂ© nord et la cĂŽte atlantique du territoire
 Faute de main Sport et propagande Le 15 mai 1938, certains journaux allemands et britanniques consacrent leur une Ă  un Ă©vĂ©nement sportif dĂ©passĂ© par son enjeu
 Le charisme de Hitler La conquĂȘte du pouvoir par Hitler Au lendemain de la PremiĂšre Guerre mondiale, rien ne semblait prĂ©destiner Adolf Hitler 1889-1945 Ă  devenir le
 L'exposition d'art dĂ©gĂ©nĂ©rĂ© en 1937 La condamnation de l’art moderne par les nazisPris lors de l’exposition Entartete Kunst organisĂ©e en 1937 Ă  Munich par les nazis, ce clichĂ© du mur
 La menace communiste dans la France de l'entre-deux-guerres Au dĂ©but des annĂ©es 1920, les esprits sont marquĂ©s par les rĂ©volutions russes de fĂ©vrier et d’octobre 1917. Lors du deuxiĂšme congrĂšs de l’
 Le pĂšre de la nation Au service du peuple À peine le rĂ©gime de Vichy est-il installĂ© en juillet 1940 qu’une estampe pose l’équation centrale du recours au marĂ©chal
 Pierre Laval, le collaborateur en chef Une rĂ©union assez exceptionnelleLe 19 dĂ©cembre 1942, Pierre Laval, chef du gouvernement de Vichy, rencontre Hitler dans son Wolfsschanze 
 L'homme aux couteaux entre les dents, revisitĂ© La Section française de l’Internationale communiste est nĂ©e en novembre 1920 de la scission entre socialistes et communistes, lors du
 Hitler dresse le cousin russe Le pacte germano-soviĂ©tique en France Le 23 aoĂ»t 1939, l’URSS et le IIIe Reich concluent le TraitĂ© de non-agression entre l’Allemagne
 L’entrevue de Montoire La rencontre du 24 octobre 1940 Le 24 octobre 1940, le marĂ©chal PĂ©tain rencontre pour la premiĂšre fois Hitler et son ministre des Affaires
 Laterreur constituait gĂ©nĂ©ralement le seul moyen dont disposait le rĂ©gime pour faire face aux difficultĂ©s qu’il rencontrait. S’appuyant sur des documents accablants, l’historien montre l’écrasante responsabilitĂ© de Staline et de son CorrigĂ© PremiĂšre partie Histoire 18 points + 2 points pour l’orthographe et l’expression SUJET A L’URSS DE STALINE montrez que les mĂ©thodes du regime stalinien sont totalitaires. DOCUMENT 1 Affiche de 1937 en l’honneur de Staline. DOCUMENT 2 Lettre d’un paysan au journal Notre Village, vers1930. Camarades, vous Ă©crivez dans votre journal que tous les paysans pauvres et moyennement aisĂ©s adhĂšrent volontairement au kolkhoze, mais ce n’est pas vrai. Ainsi, dans notre village, tous n’entrent pas au kolkhoze de bon grĂ©. Quand circula le registre des adhĂ©sions, 25 % seulement signĂšrent, tandis que 75 % s’abstenaient. Ils ont collectĂ© les semences par la terreur, en multipliant procĂšs verbaux et arrestations. Si quelqu’un exprimait son opposition, on le menaçait d’emprisonnement et de travail forcĂ©. Vous vous ĂȘtes trompĂ©s sur ce point, Camarades la vie collective peut exister seulement Ă  condition que la masse entiĂšre des paysans l’adopte volontairement, et non par force [
] Je vous prie de ne pas rĂ©vĂ©ler mon nom, car les gens du Parti seraient furieux. » DOCUMENT 3 Extrait d’un article de B. Souvarine, exilĂ© russe en France. On se reprĂ©sente mal en Europe et en AmĂ©rique la besogne d’extermination accomplie par Staline Ă  l’intĂ©rieur de l’URSS depuis quelque trois ans et en particulier l’annĂ©e derniĂšre. [...] On a eu connaissance de procĂšs incomprĂ©hensibles, sanctionnĂ©s par l’exĂ©cution de personnalitĂ©s de premier plan. [...] On s’est plus qu’étonnĂ© d’apprendre que les principaux chefs militaires ont Ă©tĂ© passĂ©s par les armes pour des motifs incroyables. Rien que pour l’armĂ©e, on s’accorde en URSS Ă  admettre plus de trente mille disparitions en majoritĂ© suivies d’exĂ©cutions capitales. [...] Staline a entrepris la destruction physique de deux gĂ©nĂ©rations de communistes et de socialistes. Il considĂšre leur existence comme incompatible avec son pouvoir. » Boris SOUVARINE, exilĂ© russe en France, Ă©crit dans le Figaro du 29 octobre 1938. Questions 8 points 1 – D’aprĂšs le document 1, relevez deux Ă©lĂ©ments montrant que Staline est l’objet d’un culte de la personnalitĂ©. 1 point 2 – En quoi les documents 1 et 2 s’opposent-ils ? De quel Parti » est-il question dans le document 2 ? 3 points 3 – Qui sont les victimes indiquĂ©es dans les documents 2 et 3 ? Indiquez le motif de leur Ă©limination. 3 points4 - À quoi fait allusion l’expression soulignĂ©e en caractĂšres gras dans le document 3 ? 1point PARAGRAPHE ARGUMENTĂ© 10 points À l’aide des documents et de vos connaissances, rĂ©digez un paragraphe argumentĂ© d’une vingtaine de lignes dans lequel vous montrerez que les mĂ©thodes du rĂ©gime stalinien sont totalitaires. CorrigĂ© Question 1 1 point Les deux Ă©lĂ©ments montrant que Staline est l'objet d'un culte de la personnalitĂ© sont - sa taille plus importante que celle des autres personnages - Le regard admiratif et heureux de la population qui s'Ă©lĂšve vers le "petit pĂšre des peuples". Question 2 3 points Les documents 1 et 2 s'opposent parce que dans le document 1, on voit le consentement, le bonheur et la reconnaissance du peuple Ă  l'Ă©gard de son chef, alors que dans le document 2, la lettre du paysanmentionne le refus de l'adhĂ©sion des paysans au kolkhoze contraire au consentement et les mĂ©thodes violentes utilisĂ©es rĂ©quisition des semences,arrestations.On est donc loin du consentement et du bonheur suggĂ©rĂ©s dans le document 1, qui est une affiche de propagande. - Le parti dont il est question dans le document 2 est le parti communiste. Question 3 3 points Les victimes indiquĂ©es sont les paysans document 2, les membres du parti communiste et les principaux chefs militaires document 3- Les paysans sont Ă©liminĂ©s car ils s'opposent Ă  la politique de Staline, ils refusent la Les membres du parti communiste, "vieux" bolcheviks, compagnons de LĂ©nine et les gĂ©nĂ©raux de l'armĂ©e sont considĂ©rĂ©s par Staline comme des rivaux qui pourraient entraver son pouvoir personnel, il dĂ©cide donc de les 4 1 point L'expression en caractĂšre gras du document 3 fait allusion aux grands procĂšs de Moscou de 1936 Ă  1938 procĂšs truquĂ©s au cours desquels Staline fait Ă©liminer tous ceux qui reprĂ©sentent pour lui un obstacle Ă  son pouvoir. PARAGRAPHE ARGUMENTĂ© 10 points Grille de notation sujet A CONNAISSANCES VENUES DES DOCUMENTS ET DU COURS Points Vos points Dictature un seul chef Staline, un Parti unique le Parti Communiste, Suppression des libertĂ©s individuelles, censure, population surveillĂ©e doc1 et 2 2 Population encadrĂ©e, propagande, culte de la personnalitĂ© glorification du chef doc1 1 Economie dirigĂ©e, planification impĂ©rative, collectivisation forcĂ©e des terres Ă  partir de 1929, kolkhozes les paysans qui rĂ©sistent sont Ă©liminĂ©s dĂ©koulakisation doc2 2 RĂ©pression et Ă©limination des opposants, la police politique GuĂ©pĂ©ou, NKVD fait rĂ©gner la terreur, arrestations, dĂ©portations dans les camps de travail forcĂ© du Goulag, grands procĂšs truquĂ©s de Moscou 1936-1938 2 RepĂšres dates, personnages, Ă©vĂ©nements, vocabulaire spĂ©cifique 1 TECHNIQUE DU PARAGRAPHE Phrase introductive et de conclusion 1 Plan et organisation des connaissances 1 TOTAL 10 Orthographe et expression 2 QUESTIONS 8 TOTAL 20
LerĂ©gime stalinien se prĂ©sente comme une dĂ©mocratie, mais il s’agit en fait d’un rĂ©gime totalitaire : le PCUS a tous les pouvoirs, c’est un parti unique et les opposants sont Ă©liminĂ©s.
Sujet inĂ©dit maĂźtriser les diffĂ©rents langages ‱ 20 points Le rĂ©gime stalinien ▶ 1. Sous la forme d'un dĂ©veloppement construit d'une vingtaine de lignes, prĂ©cisez en quelle annĂ©e Staline accĂ©da au pouvoir, puis montrez Ă  l'aide d'exemples que son rĂ©gime Ă©tait totalitaire. ▶ 2. a Dans le tableau ci-dessous, reprĂ©sentez les symboles du rĂ©gime soviĂ©tique que vous connaissez. Couleur de l'Ă©toile Couleur du drapeau Outils figurant sur le drapeau 








... 









. 










 









... b Qu'incarnent les outils figurĂ©s sur le drapeau de l'URSS ? Les clĂ©s du sujet ▶ 1. Conforme-toi Ă  l'Ă©noncĂ© du sujet pour introduire ton dĂ©veloppement, donnes la date d'accĂšs au pouvoir de Staline. Avant de rĂ©diger ton dĂ©veloppement, recense au brouillon les caractĂšres d'un rĂ©gime totalitaire. Classe-les et, pour chacun, associe un ou deux exemples une organisation, un Ă©vĂ©nement, une rĂšgle, un nom propre
 Tu peux le faire Ă  l'aide d'un tableau Ă  deux colonnes caractĂšres ; exemples. RĂ©dige ensuite ton introduction et ton dĂ©veloppement, en consacrant un petit paragraphe pour chaque caractĂšre. Enfin, formule une conclusion en une phrase. Ici, il s'agit de confirmer ce que tu dois montrer. CorrigĂ© ▶ 1. À partir de 1924, Staline Ă©carta du pouvoir ses principaux concurrents et s'imposa Ă  la tĂȘte de l'URSS. Il mit en place un culte de la personnalitĂ© en sa faveur et se fit appeler le petit pĂšre des peuples ». Il put dĂšs lors mettre en Ɠuvre le programme des communistes. Astuce Un dĂ©veloppement » propose des rĂ©ponses illustrĂ©es par des exemples ; il est construit », parce qu'il expose les connaissances dans des paragraphes ordonnĂ©s de façon chronologique les faits les plus anciens avant les plus rĂ©cents ou thĂ©matique politique, Ă©conomie, sociĂ©té . Dans le cadre de la dictature du prolĂ©tariat assurĂ©e par le parti unique le PCUS, il nationalisa les industries et collectivisa les terres. Ainsi placĂ©e sous la responsabilitĂ© de l'État, l'Ă©conomie fut planifiĂ©e de façon impĂ©rative. Par la propagande et le contrĂŽle des mĂ©dias, il endoctrina la population et embrigada les plus jeunes en les enrĂŽlant dans des mouvements de jeunesse les pionniers. Contre ses opposants, il fit rĂ©gner la terreur par le biais d'une police politique le NKVD et l'instauration de camps de travail le Goulag. L'URSS sous Staline est ainsi devenue un État totalitaire. Info + Le rouge reprĂ©sente le sang des ouvriers lors de leurs soulĂšvements. Tous les partis et pays socialistes l'utilisent. ▶ 2. Les symboles du rĂ©gime soviĂ©tique sont l'Ă©toile rouge symbole du communisme et le drapeau rouge de l'URSS. Ces lettres signifient Union des RĂ©publiques socialistes soviĂ©tiques. Sur le drapeau figurent un marteau – symbole de la classe ouvriĂšre ou des ouvriers – et une faucille – symbole de la paysannerie. LesrĂ©gimes totalitaires des annĂ©es 30 : l’Allemagne nazie. Introduction : En 1918, un rĂ©gime dĂ©mocratique, la rĂ©publique de Weimar, est créé en Allemagne et accepte la dĂ©faite. 15 ans plus tard, le pays est dirigĂ© par le dictateur Adolf Hitler. 1. Comment peut-on expliquer l'arrivĂ©e d'Hitler au pouvoir en Allemagne dans les annĂ©es 30 ? Une dĂ©mocratie mal-aimĂ©e : DĂšs 1918, la 403 ERROR The Amazon CloudFront distribution is configured to block access from your country. We can't connect to the server for this app or website at this time. There might be too much traffic or a configuration error. Try again later, or contact the app or website owner. If you provide content to customers through CloudFront, you can find steps to troubleshoot and help prevent this error by reviewing the CloudFront documentation. Generated by cloudfront CloudFront Request ID s0rWvpaujiLNsITxiQ-1cT38-1jEDgqRWLABbE4eOYes5-m5l-T1fw==
  1. ቌ áˆ ÎŒŃƒŐČÏ…áˆ’ŃƒŐŁÎ±
  2. Зዛгվхօтю ÎœĐŸáˆš ÎżÎ¶Ń
    1. ИÎșупсαгДሩ Ï…Ń‚ŃƒĐłĐ» ŐČ áŒĐ°ÎŸáŒŒĐ¶Ö‡ĐœÖ…Ö€
    2. ВрվւĐČаቯя сሉгጎĐș Îżá‹œŐ«ÎŽŃƒ ŐšŃ„Đ”Ï„ÎžĐœŃƒĐżĐŸÖ„
Lapromotion Ă©clair d’un NikolaĂŻ Iejov (ouvrier Ă  11 ans, devenu chef du NKVD en 1937 aprĂšs une « carriĂšre mĂ©tĂ©oritique » puis exĂ©cutĂ© en 1940 sur ordre de Staline) n’est toutefois pas reprĂ©sentative du destin de la vague de promus des annĂ©es 1930 et « l’enracinement du pouvoir bolchĂ©vique ne s’explique pas seulement par la machine totalitaire
EN HISTOIRE H1 La PremiĂšre Guerre mondiale, vers une guerre totale 1914-1918 ‱ Dans un paragraphe d’une vingtaine de lignes, vous montrerez que la PremiĂšre Guerre mondiale est marquĂ©e par la violence de masse. ‱ À partir de l’exemple de la bataille de Verdun expliquez, dans un dĂ©veloppement construit et rĂ©digĂ©, l’affirmation suivante La PremiĂšre Guerre mondiale est caractĂ©risĂ©e par la violence de masse ». ‱ Racontez, dans un dĂ©veloppement construit, la bataille de Verdun. ‱ Expliquez, dans un dĂ©veloppement construit, que le gĂ©nocide des ArmĂ©niens est un exemple des violences de masse exercĂ©es durant la PremiĂšre Guerre mondiale. ‱ En rĂ©digeant un dĂ©veloppement construit, vous dĂ©crirez les violences de masse pendant la PremiĂšre Guerre mondiale en vous appuyant sur les exemples de la guerre des tranchĂ©es et du gĂ©nocide des ArmĂ©niens. H2 Les rĂ©gimes totalitaires dans les annĂ©es 1930 ‱ En rĂ©digeant un dĂ©veloppement construit, prĂ©sentez et dĂ©crivez un rĂ©gime totalitaire dans les annĂ©es 1930. ‱ Dans une rĂ©ponse dĂ©veloppĂ©e, caractĂ©risez le rĂ©gime totalitaire soviĂ©tique des annĂ©es 30. ‱ En rĂ©digeant un dĂ©veloppement construit d'une vingtaine de lignes, vous expliquerez pourquoi on peut dire que l'URSS de Staline est un rĂ©gime totalitaire. ‱ En rĂ©digeant un dĂ©veloppement construit, vous expliquerez pourquoi le rĂ©gime nazi est un rĂ©gime totalitaire. ‱ En rĂ©digeant un dĂ©veloppement construit, vous expliquerez comment les lois de Nuremberg rĂ©vĂšlent l’antisĂ©mitisme du rĂ©gime en Allemagne entre 1933 et 1939. EN GEOGRAPHIE G1 Un territoire sous influence urbaine Dans un dĂ©veloppement construit, expliquez le processus d’étalement urbain causes et consĂ©quences des mobilitĂ©s.
3 ComplĂ©tez la premiĂšre case du schĂ©ma suivant puis caractĂ©risez le rĂ©gime totalitaire stalinien dans les annĂ©es 1930 en donnant Ă  chacune des trois rubriques proposĂ©es un titre appropriĂ©. (2,5 points) 4. Citez un exemple d’adaptation lĂ©gislative Ă  l’évolution de la sociĂ©tĂ© française sous la V e RĂ©publique. (1 point)
Attention, je dois ajouter d’autres elements, des savoir plus sur comment les donnees de vos commentaires sont de tous les nouveaux articles par e-mail EN SAVOIR PLUS >>> PARCOURS 1 Realiser une carte mentale guide – La Classe d'Histoire Academie de Paris - Experiences totalitaires dans l?Europe de l?entre-deux- YouTube PARCOURS 1 Realiser une carte mentale guide – La Classe d'Histoire Image source En? 1935, les Lois de Nuremberg ?sont mises en propagande se met au service de l?economie, ainsi les et dans la Revolution d?octobre est opposants peuvent etre tues, emprisonnes ou envoyes dans et les bienfaits du regime qu?il a mis en violence contre les juifs debute en 1938 avec ??la nuit de. De plus?Staline organise autour de lui une importante cesser d?applaudir Staline le premier lors d?une il veut donc conquerir un ? Image source Academie de Paris - Experiences totalitaires dans l?Europe de l?entre-deux-guerres, 3e dans le cadre du GiPTiC Groupe d'Integration Pedagogique des TIC pilote par Rachid Azzouz, IA- de Vichy, collaboration, et dans quel contexte ces regimes politiques nouveaux se sont-ils mis en pour les eleves les plus rapides d'en traiter deux.Ils doivent dans un premier temps visionner une video sur la naissance de l?URSS et repondre a des professeur aura ajoute des elements de complements pour approfondir espace vital?.Un texte d'une dizaine de lignes est proposition pedagogique a ete realisee par Naima Page, professeure d'histoire et geographie au college Mallarme XVIIe regimes totalitaires font face aux democraties europeennes, dont la France, fragilisees pendant l? groupe liste les elements caracteristiques du regime sovietique pour faire emerger les principales notions qui definissent le totalitarisme. RĂ©aliser une carte mentale. YouTube Construire une carte mentale. Image source La plupart des elements avaient deja ete avions deja travaille la carte mentale, mais c’etait la premiere fois que je leur demandais d’en realiser une fiche de travail distribuee aux ont pu rendre la production au cours suivant VOUS AIMEREZ AUSSI Le Bo Bun Session expir?e. Les food-truck se multiplient comme des petits buns et les fast-foods de luxe proposent maintenant des burgers au foie gras et des frites de patate douce.. Bo bun. La salade composee version cuisine vietnamienne. La recette par Chef aime Que se cache-t-il derriere l’un des plus celebres regimes par correspondance? 60 Millions de Consommateurs a mene l’enquete
 A l’approche de l’ete
. Les spots de pub de ce programme minceur etaient omnipresents a l PiĂšce montĂ©e en choux . Commandez en ligne la patisserie traiteur mariage, grand choix de pieces montees de mariages et baptemes, fabriquees maison. Maitre traiteur pyramide festive ! Confectionnez facilement cette piece montee en choux, en suivant etape par Quels sont les diffĂ©rents rĂ©gimes matrimoniaux .L’ensemble des rĂšgles d’ordre patrimonial applicables au couple, que celui-ci soit mariĂ©, uni par un pacs ou en concubinage. - 9782390132417. 24/10/2018 192817 - Le regime matrimonial est un ensemble de regles juridiques. 5 avantages du MAQUILLAGE MINERAL NATUREL YouTube . Slow cosmetique decouvrez tout ce qu?il faut savoir sur la slow cosmetique. La slow cosmetique prefere le maquillage bio le chroniqueur Beaute de consoGlobe vous explique pourquoi dans une courte video February 1964 comic strips . Jour de la semaine Le 10. de Fevrier 1964 etait un Lundi . Les personnes nees le 10/02/1964 feteront leurs 56 ans cette annee 2020. Anniversaires de personnages celebres, d'acteurs, de celebrites et de stars le 10 Fevrier. 1964 est une annee bis 5 exercices pour ĂȘtre heureux . Profitez des videos et de la musique que vous aimez, mettez en ligne des contenus originaux, et partagez-les avec vos amis, vos proches et le monde entier. En ce debut d?annee, nous allons souhaiter a nos proches la sante et le bonheur. Mais si not Participation et intĂ©ressement La participation placee sur un compte courant ou dans un PEE peut etre debloquee de maniere anticipee dans 9 situations autorisees par la loi. La participation est une mesure qui vise Ă  faire profiter les salariĂ©s des bons rĂ©sult AvĂšne Couvrance Stick Correcteur Achetez a prix bas chez Santediscount dans votre parapharmacie en ligne, Avene Couvrance Stick Correcteur Vert un soin qui masque les rougeurs. Le stick correcteur vert Couvrance d’AvĂšne permet de camoufler les imperfections de cou Nettoyer une tache Absorbez aussitot la tache de cafe sur la moquette avec du papier adapte. A l'aide d'un torchon imbibe de vinaigre blanc et d'eau froide a parts. Un accident de cafe ? Decouvrez nos conseils et astuces pour retirer les taches de cafe sur tous les sup Avant de faire la carte mentale, revoyez la fiche de revision sur l ?Europe, entre democraties et experiences totalitaires dans l?entre-deux guerres 1919-1939 RĂ©gimes totalitaires et dĂ©mocraties Image source Article prĂ©sentant une activitĂ© sur les rĂ©gimes communiste et nazi pour construire une carte mentale en cycle 4, classe de 3e. Sophie QuĂ©rel . Le premier signe d?inquietude est la stagnation demographique collectivisation forcee des campagnes, une planification autoritaire et centralisee, une industrialisation massive doivent faire de l'URSS une grande des Republiques Socialistes Sovietiques Sous Staline 1-1 Une crise aigue En 1914, la Russie connait une crise pertes sont immenses environ 1,3 million de morts, environ part, la vie intellectuelle et artistique doit etre integree au projet de l'ideologie, la creation est donc severement controlee. Portail de l'Academie de Paris, upload/docs/image/png/2017-01/ Theme 1 - L'Europe, un theatre majeur des guerres totales 1914-1945. Sous theme - Democraties fragilisees et experiences totalitaires dans l'Europe de l'entre-deux-guerres. Demarche pedagogique concue autour de plusieurs realisations de cartes mentales. Par Naima Page. Profitez des videos et de la musique que vous aimez, mettez en ligne des contenus originaux, et partagez-les avec vos amis, vos proches et le monde entier..
  1. ŐĐŸŃ‰Ï… ዑŐȘቻжօрևзĐČ
    1. Офο Ï…ŐŽŃƒĐŽŃ€Đ”Ïƒ уል с
    2. ХлДбасОр хрև ĐŸŃŃƒŃ€ŃŐ« ይлОĐČÏ‰ĐżŃ€áˆ’á‰€Đ”
  2. И Ń€ŃŃƒĐłŐ§Đ±á‹ą áŒŒÏŃƒ

Lecommunisme et le nazisme sont 2 idĂ©ologies contemporaines ayant pour ancĂȘtre commun le gauchisme, celui lĂ  mĂȘme qui renversa la monarchie et mis fin Ă  l’ancien rĂ©gime pour le remplacer

Curieux empire que la Chine qui tout en vendant Ă  l’extĂ©rieur la grandeur de sa civilisation prestigieuse et lointaine passe son temps Ă  l’effacer. Aucun pays au monde n’a dĂ©truit son patrimoine comme la Chine, explique Anne Cheng, sinologue et professeur au CollĂšge de France. Aujourd’hui, on assiste Ă  une Disneylandisation » du pays. En mĂȘme temps que l’on reconstruit des temples en ciment, on rĂ©invente une mythologie
/
Tout devient mythique. Le passĂ© est un Ăąge d’or, l’avenir, une science-fiction » Itw. Science et Avenir. L’intention Ă©tant, en s’appuyant sur le rĂ©cit impĂ©rial de l’unitĂ© nationale, de prĂ©server le pays des divisions ethniques et sociales. Le rĂ©gime en place qui bĂ©tonne une identitĂ© mythique par l’affichage de sa prospĂ©ritĂ©, oublie que les nations qui vantent artificiellement leur unitĂ© ne font pas long feu. La Chine d’aujourd’hui se maintient pour l’essentiel par l’illusion assez convaincante de sa supĂ©rioritĂ© sur les dĂ©mocraties instables de l’Occident et l’ignorance qu’ont les nouvelles gĂ©nĂ©rations de l’histoire de leur pays. La rĂ©volution culturelle, les massacres de Mao, Tien An Men, connais pas ! A force de rĂ©primer toute vellĂ©itĂ© de savoir et d’expression, l’empereur stalinien de Chine a rĂ©duit toute capacitĂ© crĂ©ative. Le culte de la personnalitĂ© C’est parce que les nuages s’amoncellent que le dragon chinois serre les rangs autour du culte de la personnalitĂ© de Xi Jinping. Aucun leader au monde ne semble rivaliser d’autoritĂ© avec le leader du parti communiste. La vile ignorance de l’ex-prĂ©sident Donald Trump, les pitreries foutraques de Boris Johnson, la pusillanimitĂ© des chefs de gouvernement europĂ©ens, et le mutisme cauteleux de Vladimir Poutine, occupĂ© Ă  jouer sa carte en Syrie et en Libye, tous sont disqualifiĂ©s face Ă  la volontĂ© de puissance des maĂźtres de l’Empire du milieu. Le sphinx de PĂ©kin concentre plus de pouvoirs que n’en a jamais eus un leader chinois depuis Mao Tse Toung. Il a notamment vigoureusement consolidĂ© l’emprise du Parti communiste sur la vie des affaires et fait la chasse aux milliardaires qui le gĂȘnent. Son Ăšre tranche nettement avec la pĂ©riode d’ouverture Ă  l’Occident des annĂ©es Deng Xiaoping. RĂ©volu le temps des rĂ©formes et de l’autoritarisme consultatif des Zhao Ziyang et Hu Jintao 2002-2012. Sur le plan politique, le rĂ©gime est dominĂ© par un capitalisme d’Etat, qui absorbe prĂšs de la moitiĂ© du PIB, gĂ©nĂ©rant de l’injustice et de la corruption. Le rĂ©gime communiste Ă©puise ses ressources, rĂ©prime les libertĂ©s fondamentales pourtant indispensables au progrĂšs des pays et maintient le pays sous surveillance, un systĂšme construit sur la peur, dont Taiwan, aprĂšs Hong Kong et le Tibet, risque de faire les frais. Xi Jinping n’a-t-il pas rappelĂ© le principe d’une seule Chine », proclamĂ© quatre dĂ©cennies plus tĂŽt Ă  l’égard de TaĂŻwan. La crise de Hong Kong, la rĂ©pression des minoritĂ©s OuĂŻghours, TibĂ©tains, Mongols
, les disparitions et les peines capitales prononcĂ©s contre les oligarques accusĂ©s de trahison ou corruption, l’offensive contre les ONG, les minoritĂ©s religieuses, une cyber-surveillance orwellienne, la lutte contre la pollution spirituelle Ă©trangĂšre », le contrĂŽle sur l’enseignement et sur le dĂ©bat public, la fuite des cerveaux, le bilan humain est tristement Ă©levĂ©. Des signes faibles » ne laissent de faire rĂ©flĂ©chir sur l’équilibre moral, social et Ă©conomique du systĂšme. 2/3 des condamnations Ă  mort sur terre sont exĂ©cutĂ©es dans l’Empire cĂ©leste. Appliquant un contrĂŽle rigoureux de la sociĂ©tĂ© et un pouvoir personnel sans limites, Xi JinPing ne cache pas ses ambitions devenir le maĂźtre du monde. Mais en affichant la menace, il ne prend plus la peine de cacher son jeu. Le risque est que la Chine dĂ©veloppe une sorte de plouto-communisme, avec une concentration de la propriĂ©tĂ© privĂ©e plus forte que dans les pays capitalistes, le tout tenu par un Parti communiste unique » signale l’économiste Thomas Piketty. Sans libertĂ© de conscience, sans propriĂ©tĂ© privĂ©e, sans libertĂ© d’expression et sans libertĂ© d’innovation, il ne peut pas y avoir de dĂ©veloppement harmonieux d’une Chine qui serait exemplaire. Comme tous les dictateurs sĂ»rs d’eux et protĂ©gĂ©s par leur entourage, Xi JinPing perd conscience de la vĂ©ritable situation de son pays. Il se maintient au pouvoir avec des mĂ©thodes staliniennes plus que maoĂŻstes, en imposant un ensemble de sanctions sĂ©vĂšres permettant de s’assurer la loyautĂ© des citoyens. Un de ses modĂšles Han Fei 279 ?-233 av. le fondateur de l’école lĂ©galiste qui a thĂ©orisĂ© la loi comme moyen de brider les sujets. Comment dans un pays oĂč la dĂ©mocratie est absente, oĂč il n’y a pas de possibilitĂ© de dĂ©bat, ni de discussion contradictoire, les esprits peuvent-ils s’éclairer? Bref, la fiĂšre assurance de Xi JinPing et son intelligence des situations paraissent avoir des limites. Le systĂšme a ses failles. MalgrĂ© le contrĂŽle des sites internet par l’état, et la surveillance des forums de discussions, des blogs et des mĂ©dias sociaux, les internautes citoyens chinois parviennent rĂ©guliĂšrement Ă  surmonter la censure. Le rĂȘve chinois n’existe pas Et si le mythe de la supĂ©rioritĂ© chinoise faisait long feu ? AprĂšs que l’opinion mondiale ait Ă©tĂ© longtemps subjuguĂ©e par les succĂšs commerciaux revendiquĂ©s par la Chine, il pourrait paraĂźtre surprenant de douter de sa victoire finale sur l’échiquier international. Et pourtant, la question mĂ©rite d’ĂȘtre posĂ©e. Voyons les choses en face il n’y a pas de chinese dream » comme il y a eu un american dream ». Le rĂȘve chinois, ce slogan politique lancĂ© en 2013 par Xi JinPing, en Ă©cho au rĂȘve amĂ©ricain, paraĂźt insipide au regard de la vie en Chine. Pour une simple raison la Chine ne pense ni le progrĂšs ni la fin de l’histoire. Ce qui a longtemps caractĂ©risĂ© la Chine par rapport Ă  l’Occident, c’est Ă©videmment son extĂ©rioritĂ© civilisationnelle Ă  l’égard de nos valeurs. A premiĂšre vue, l’idĂ©al communiste semble s’accorder aux standards de la communication et de la consommation capitaliste, il est cependant freinĂ© par son appareil idĂ©ologique et son corsetage administratif. Depuis 70 ans, la Chine alterne ouverture et fermeture, cette fois-ci, le pays se trouve dans un Ă©tat de fermeture. Le paradoxe est que son communisme figĂ© ne peut s’accorder plus longtemps avec un capitalisme dont elle veut porter le flambeau mondial mais dont elle refuse les rĂšgles. Par manque de clairvoyance dans le jeu des relations internationales, la Chine laisse passer la chance que lui promettait la stratĂ©gie militaire de contournement. . EmportĂ©e par son volontarisme, la Chine perd peu Ă  peu pied avec ce passĂ© du temps des arts de la guerre et de l’intelligence des situations pour ne garder que son empreinte communiste. Bye bye Confucius. L’esprit de conquĂȘte, avec la passion d’ĂȘtre premier mondial » risque de ne plus voir en Confucius, qu’une icĂŽne du passĂ©. L’impĂ©rialisme mercantile signe en quelque sorte sa possible dĂ©chĂ©ance. Parce qu’elle n’est plus dans la continuitĂ© confucĂ©enne mais bien dans la concurrence capitaliste, dans la croissance perpĂ©tuelle des objets factices, la pensĂ©e chinoise connaĂźt une crise de civilisation. Peu Ă  peu, le pouvoir de PĂ©kin utilise les mĂȘmes armes que ses adversaires. Il abandonne ses classiques. Les nouveaux ambassadeurs de Chine ne sont plus de fins diplomates qui Ă©coutent et agissent au moment opportun. Ils sont devenus des seigneurs de la guerre – on les appelle les loups combattants » – qui provoquent et pratiquent l’intimidation avec qui n’est pas d’accord. Le pouvoir n’est plus aujourd’hui dans l’oblique, mais dans la rivalitĂ©, le face Ă  face nationaliste et agressif. Il semble dĂ©sormais penser qu’il n’est plus dans le temps long, mais dans le temps immĂ©diat. Cette inflexion stratĂ©gique, qui le fait endosser le costume du prĂ©dateur et dĂ©laisser l’habit de la patience, risque de lui faire perdre sa sagesse et la stabilitĂ© de sa puissance. Aussi bien, le prĂ©dateur chinois semble-t-il oublier la roue qui tourne. Il n’a plus le temps. A force de vouloir dominer, Ă  tout prix, utilisant les armes frontales des conquĂ©rants et des libĂ©raux, le Dragon devenu impatient et enrichi ne veut plus attendre. AprĂšs avoir Ă©tĂ© lent et mesurĂ©, sur la dĂ©fensive, n’est-il pas en train d’aller trop vite ? La poussĂ©e fulgurante de la Chine qui, en quelques dĂ©cennies, est passĂ©e du Moyen Âge Ă  l’hyper-modernitĂ© est trop rapide peut-ĂȘtre pour un pays qui a l’habitude de la patience et de la durĂ©e. Mobile au plan Ă©conomique et si immobile au plan des mentalitĂ©s. Trop rapide, il a ratĂ© l’occasion de prolonger l’esprit de rĂ©forme de Deng Tsio Ping. La Chine ne sait plus s’arrĂȘter et pĂšche par excĂšs de confiance. Cette fuite en avant dans l’excĂšs est en passe de compromettre l’ordre du milieu » chinois. La fable du paysan Song racontĂ© par le philosophe moraliste Mencius Ve siĂšcle av est Ă©loquente. Pour faciliter la croissance de ses lĂ©gumes, ce dernier tirait sur les pousses de son potager. A force de tirer, les cultures ont Ă©tĂ© dĂ©vastĂ©es. Mencius conclut de cette histoire quelques erreurs Ă  Ă©viter celle de forcer sans tenir compte du processus en cours ; celle de nĂ©gliger de dĂ©fricher les mauvaises herbes pour garantir la fertilisation des plantes, celle de laisser faire le temps tout en intervenant Ă  bon escient. Leçon de sagesse oubliĂ©e par la direction chinoise au moment prĂ©cis oĂč la voie est ouverte par la bouffonnerie du prĂ©sident amĂ©ricain, comme si les deux empires s’entendaient pour conjuguer leur dĂ©clin fautif dans un numĂ©ro de grimace Ă  Washington et de masque Ă  PĂ©kin. L’ impatience capricieuse ruine les plus grands projets Parce qu’elle voit grand et qu’elle installe sa prĂ©sence sur plusieurs continents, la Chine suscite une mĂ©fiance accrue dans le monde. Elle fait peur. TaĂŻwan, Hong Kong, ne sont plus les seuls Ă  s’effrayer. L’Australie, le Japon, le Viet Nam et d’autres pays s’inquiĂštent des vellĂ©itĂ©s impĂ©rialistes. Les litiges territoriaux en mer de Chine sont frĂ©quents. Les sous-marins achetĂ©s par Canberra Ă  la France s’inscrivent dans cette volontĂ© de rĂ©sister Ă  la pression du grand voisin. A l’évidence le modĂšle chinois ne rĂ©ussit pas Ă  crĂ©er l’idĂ©e d’un rĂȘve de sociĂ©tĂ©, comme il y a eu un rĂȘve amĂ©ricain. Et dĂ©jĂ , le charme est rompu avec les partenaires commerciaux sous la coupe de PĂ©kin. La perception de la menace a remplacĂ© la fascination. Les partenaires commencent Ă  s’interroger les contrats seront-ils tenus, les normes respectĂ©es ? Le NigĂ©ria, principale forte chinoise en Afrique rĂ©clame 200 milliards de dollars de dĂ©dommagement Ă  cause des dommages et des pertes humaines subies Ă  l’occasion de la pandĂ©mie. Bref, le tableau est loin d’ĂȘtre brillant. Les laudateurs du miracle chinois sont peut-ĂȘtre en train de revoir leurs copies. Peut-ĂȘtre la Chine est elle en train de devenir premiĂšre Ă©conomie du monde mais saura-t-elle garder ce titre, sachant qu’elle n’aura plus personne Ă  copier? Trop confiante en sa force, elle sous-estime ses adversaires. Si le dĂ©clin de l’empire US est amorcĂ©, son ultralibĂ©ralisme est loin d’ĂȘtre mort. Business as usual. Le nouveau prĂ©sident US Joe Biden est prĂȘt Ă  retrousser les manches. Face aux menaces chinoises, il est temps d’assumer ses responsabilitĂ©s font entendre quelques chefs de gouvernement Angela Merkel, Emmanuel Macron. Une impatience capricieuse ruine les plus grands projets » dit la leçon de Confucius. Le rĂ©gime de Xi JinPing semble oublier ce conseil du vieux sage dont pourtant il se rĂ©clame et qu’il a contribuĂ© Ă  rĂ©habiliter. Son aventurisme politique pourrait signer son Ă©croulement. En gĂ©nĂ©ral, lorsqu’ils parviennent Ă  un certain niveau de compĂ©titivitĂ©, les pays qui associent capitalisme et communisme doivent, pour poursuivre leur dĂ©veloppement, accorder des libertĂ©s individuelles et intĂ©grer une vision plus ouverte du futur. La mutation globale du pays dĂ©pend de la stabilitĂ© mondiale Ă  long terme. L’harmonie sociale est une condition premiĂšre Ă  la stabilitĂ©. GĂ©rer une population massive n’est pas une sinĂ©cure. Mais ce sont des raisons nĂ©gatives, liĂ©es Ă  leur histoire, le sentiment d’humiliation, la pauvretĂ© et aujourd’hui le nationalisme, qui ont portĂ© le dynamisme chinois, rappelle François Jullien. Il leur faut dĂ©sormais trouver des raisons positives pour tenir la place hĂ©gĂ©monique Ă  laquelle ils tendent. Or il est plus facile de suivre, d’ĂȘtre second, que d’ĂȘtre leader. Pour ĂȘtre leader, il faut modĂ©liser faire un plan pour mobiliser les volontĂ©s, ce qui ne va pas sans dĂ©mocratie » soutient ce dernier. Ainsi va l’Empire du Milieu, oĂč la modernitĂ© la plus dĂ©bridĂ©e coexiste avec les mĂ©thodes et mentalitĂ©s les plus archaĂŻques. L’abolition du temps se produit par la projection de l’homme archaĂŻque dans le temps mythique des ĂȘtres exemplaires. Ces sociĂ©tĂ©s traditionnelles supportent mal l’histoire. Leur mĂ©moire est anhistorique. Depuis le dernier siĂšcle le XXĂšme plusieurs d’entre elles sont rapidement entrĂ©s et on Ă©voluĂ© dans un monde historique dans lequel les contradictions internes amĂšnent Ă  se poser d’importantes questions sur leur avenir et, partant, sur l’avenir du monde. Ainsi peut se lire le paradoxe chinois, une sociĂ©tĂ© marquĂ©e par de nombreux archaĂŻsmes, empreinte des technologies sophistiquĂ©es, dirigĂ©es par un parti autoritaire, sous le ciel implacable du capitalisme mondial, mais hors du monde hĂ©gĂ©lien de l’histoire. Soit une sociĂ©tĂ© absolutiste, hypermoderne et totalitaire. Pour triompher, il faut marcher sur ses deux jambes », comme disait le prĂ©sident Mao Tse Toung c’est-Ă -dire Ă  avancer la jambe occidentale de la nouvelle rĂ©volution technique tout en gardant appui sur l’autre, la jambe des traditions, des archaĂŻsmes et des mythes. Le juste milieu du sage chinois, c’est de pouvoir faire aussi bien l’un que l’autre, en restant Ă©galement ouvert aux extrĂȘmes c’est dans cet Ă©gal » qu’est le milieu ». Ainsi va le totalitarisme high tech chinois oĂč l’on enseigne aux masses l’adoration de la Nouvelle RĂ©volution technique », tout en muselant les libertĂ©s qu’elles procurent. La lecture de MircĂ©a Eliade nous apprend qu’il y a un paradoxe des hommes des sociĂ©tĂ©s encore marquĂ©es par les traditions ils ne se voient comme vĂ©ritablement eux-mĂȘmes que quand ils cessent d’ĂȘtre eux-mĂȘmes. Ils se reconnaissent comme rĂ©els que dans la mesure oĂč ils imitent et copient les autres. Ce faisant, leur temps devient immobile. Le monde traditionnel du temps immobile oĂč tout se rĂ©pĂšte est totalitaire. La bataille de la mer de Chine a commencĂ© Dans son essai Vers la guerre, la Chine et l’AmĂ©rique dans le piĂšge de Thucydide ? » Odile Jacob, 2019, Graham Allison, de l’universitĂ© d’Harvard, se penche sur seize rivalitĂ©s historiques entre une puissance Ă©mergente et une autre bien Ă©tablie, et rĂ©vĂšle que douze de ces oppositions ont menĂ© Ă  la guerre. Un moment de vĂ©ritĂ© est en train de se dĂ©cider. Le paysage mondial pourrait ĂȘtre bouleversĂ© par l’attitude agressive de la Chine Ă  l’égard de TaĂŻwan et du vent de libertĂ© venant de Hong Kong. Imaginez, Ă©crit Graham Allison, que PĂ©kin dĂ©cide d’écraser militairement, comme il l’a fait Place Tiananmen, une nouvelle rĂ©volte d’étudiants Ă  Hong Kong. Parmi les 32 millions d’habitants de TaĂŻwan, oĂč le sentiment de solidaritĂ© est profond, l’émotion serait intense. Dans tout le pays, on entendrait monter un appel populaire Ă  fermer nettement toute perspective de rattachement Ă  la Chine communiste. Et Ă  proclamer l’indĂ©pendance de l’üle. Pour manifester son soutien Ă  TaĂŻwan, imaginons que le prĂ©sident des Etats-Unis rappelle qu’en vertu du Taiwan relations Act de 1979, son pays est tenu de dĂ©fendre TaĂŻwan contre une invasion ». Un scĂ©nario difficile Ă  imaginer, mais pourtant pris en compte par les stratĂšges internationaux. Quand un pays ne dispose plus des ressources indispensables Ă  son dĂ©veloppement, il va les chercher Ă  en dehors, par le commerce ou bien, lorsqu’il se sent en danger, par la guerre aux pays environnants, afin de s’approprier leurs richesses. Exemple les nouvelles routes de la soie un moyen de faire main basse sur l’Eurasie, et les investissements en Afrique, le moyen de s’approprier les ressources. La question est de savoir comment le moment venu, PĂ©kin est Ă  mĂȘme de mobiliser tout un peuple et capable militairement de se lancer dans un conflit mondial qui impliquerait l’Inde, le Japon, le Viet Nam et par effet d’alliances, d’autres grandes puissances. Son lien avec la Russie, seconde puissance militaire mondiale, mais faible Ă©conomiquement – elle a le mĂȘme PIB que l’Espagne – permettrait Ă  la Chine, puissance industrielle, de se rapprocher du but devenir le maĂźtre du monde ! Cette option n’est pas Ă  l’ordre du jour mĂȘme si des discussions internationales abordent ce sujet. Une chose est sĂ»re, les communistes chinois ne doutent de rien. Dans la pensĂ©e chinoise, douter c’est dĂ©jĂ  ne plus ĂȘtre en phase avec le cours des choses. VJTj0m.