En2022, le rĂ©gime autoritaire stalinien n'est pas Ă©radiquĂ©, mĂȘme s'il est moins violent, mais ses principes restent en place, avec un dĂ©veloppement de la propriĂ©tĂ© privĂ©e , les nationalisations , l'explosion de l'Union SoviĂ©tique , les techniques d'influence mondiale ont changĂ©, et se veulent plus sournoises, mais la censure, le contrĂŽle des individus est toujours aussi intense ,etEnlĂšvements d'Ă©trangers, coupes de cheveux officielles ou passion pour le fromage suisse⊠La CorĂ©e du Nord fascine les mĂ©dias occidentaux, qui n'hĂ©sitent pas Ă relayer les rumeurs les plus folles Ă son propos. Franceinfo dĂ©mĂȘle le vrai du dictature "opaque" et "peu connue", la montĂ©e en puissance d'internet⊠Pour Antoine Bondaz, chercheur Ă la fondation pour la recherche stratĂ©gique FRS et coauteur de CorĂ©e du Nord, plongĂ©e au cĆur d'un Etat totalitaire Ă©d. du ChĂȘne, 2016, le rĂ©gime de Pyongyang rĂ©unit tous les ingrĂ©dients pour la diffusion massive d'informations douteuses, voire de "fake news". EnlĂšvements d'Ă©trangers, coupes de cheveux officielles, passion pour le fromage suisse... Alors que l'on redoute une escalade militaire entre les Etats-Unis et la CorĂ©e du Nord, franceinfo fait le tri entre les mythes et les rĂ©alitĂ©s largement relayĂ©s sur le dernier rĂ©gime stalinien de la planĂšte. Des Ă©trangers sont enlevĂ©s par le rĂ©gime pour devenir espions L'histoire. Depuis des annĂ©es, le rĂ©gime de Pyongyang est accusĂ© de kidnapper des Ă©trangers pour en faire des espions. "Ils Ă©taient lĂ , dans le train-train de leur existence et, soudain, ils ont Ă©tĂ© assommĂ©s, puis enfouis dans un grand sac noir. Certains Ă©taient assis sur la plage, en amoureux. D'autres ont Ă©tĂ© droguĂ©s. Ils se sont rĂ©veillĂ©s, ligotĂ©s dans ces sacs de lin, dans les cales des bateaux nord-corĂ©ens", rapporte Le Figaro dans un rĂ©cit sur les "captives Ă©trangĂšres de la CorĂ©e du Nord" dans les annĂ©es 1970. La rĂ©alitĂ©. L'histoire remonte Ă plus de soixante ans. AprĂšs la guerre qui oppose les deux CorĂ©es 1950-1953, les prisonniers sud-corĂ©ens ne sont pas rendus Ă leur pays. S'ensuit une longue sĂ©rie d'"enlĂšvements systĂ©matiques, [de] refus de rapatriement et [de] disparition forcĂ©e de personnes", dĂ©noncĂ©e par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU dans un rapport en 2014, puis dans une rĂ©solution en 2015. Selon l'organisation, plus de 200 000 Ă©trangers ont Ă©tĂ© enlevĂ©s par le rĂ©gime nord-corĂ©en depuis les annĂ©es 1950, particuliĂšrement dans les annĂ©es 1970 et 1980. Si les victimes sont en majoritĂ© des Sud-CorĂ©ens, des Japonais et des Chinois, au moins douze pays sont concernĂ©s, y compris la France. L'objectif ? "Les Ă©trangers devaient former les potentiels espions des services de renseignements nord-corĂ©ens Ă la langue et aux modes de vie de leur pays", explique Ă franceinfo Antoine Bondaz. La question "a causĂ© un immense problĂšme dans la relation bilatĂ©rale entre la CorĂ©e du Nord et le Japon", rappelle le chercheur. En 2002, lors d'un sommet Ă Pyongyang entre l'ancien dirigeant nord-corĂ©en Kim Jong-il et le Premier ministre japonais de l'Ă©poque, Junichiro Koizumi, le leader nord-corĂ©en reconnaĂźt officiellement onze enlĂšvements de citoyens japonais. Et organise le retour au pays de cinq d'entre eux. Elle reconnaĂźt aujourd'hui le rapt de dix-sept Japonais, mais nie toujours ĂȘtre impliquĂ©e dans la disparition d'autres Ă©trangers. Certaines coiffures sont interdites L'histoire. Les Nord-CorĂ©ens doivent-ils tous adopter la coupe de Kim Jong-un ? En 2014, l'information circule sur de nombreux mĂ©dias occidentaux. Selon de nouvelles rĂšgles introduites "Ă Pyongyang, qui s'Ă©tendent au pays tout entier", prĂ©cise Radio Free Asia, citĂ©e par The Korea Times en anglais, les jeunes hommes doivent avoir les cheveux rasĂ©s sur les cĂŽtĂ©s et longs sur le haut du crĂąne. La rĂ©alitĂ©. Cette histoire est un peu plus complexe, tempĂšre Antoine Bondaz. "L'idĂ©e qu'il y a des coiffures officielles est complĂštement fausse. Les affiches de coupes de cheveux qu'on a vues en photo Ă l'Ă©poque ressemblent Ă ce qu'on pouvait voir en France dans les annĂ©es 1950. Ce sont des exemples." Pour autant, "il existe des coupes de cheveux considĂ©rĂ©es comme 'interdites', prĂ©cise-t-il. Ce n'est pas Ă©crit dans la loi, simplement le rĂ©gime attend que vous ayez une coupe propre, avec des cheveux courts. Cela fait partie de sa culture hygiĂ©niste vous ne verrez pas de cheveux longs ou de teintures blondes ou bleues en CorĂ©e du Nord, parce que dans les rares films et mĂ©dias il n'y en a pas, donc les CorĂ©ens ne le font pas." Les prisonniers subissent les pires tortures L'histoire. Dents arrachĂ©es, sĂ©vices psychologiques... Les tĂ©moignages dĂ©nonçant les tortures dans les prisons nord-corĂ©ennes sont lĂ©gion. Une rĂ©putation entretenue jusque dans de nombreux films ou sĂ©ries amĂ©ricaines, qui font souvent de ces geĂŽles les plus dures au monde. La rĂ©alitĂ©. "La torture dans les camps de travail est une rĂ©alitĂ©", tranche Antoine Bondaz. Créés Ă la fin des annĂ©es 1950 sur le modĂšle soviĂ©tique pour y enfermer les ennemis du rĂ©gime communiste, ces camps de travail servent aujourd'hui Ă emprisonner et rĂ©duire en esclavage les opposants politiques ou les citoyens ayant cherchĂ© Ă fuir le pays, rappelle l'ONG Human Rights Watch dans son rapport mondial 2017. "Des centaines de milliers de prisonniers politiques ont pĂ©ri dans des camps pendant les cinquante derniĂšres annĂ©es", estimait un rapport du Conseil des droits de l'homme des Nations unies en 2014. De "80 000 Ă 120 000 prisonniers politiques sont actuellement dĂ©tenus" dans quatre camps, selon l'organisation internationale. Travail jusqu'Ă l'Ă©puisement, avortements forcĂ©s et famine d'anciens prisonniers et tortionnaires ont racontĂ© l'intĂ©rieur des camps, comme dans cette vidĂ©o de l'ONG Amnesty International, mise en ligne en 2014. Il n'y a que 28 sites internet nord-corĂ©ens L'histoire. En septembre 2016, une erreur de configuration des serveurs nord-corĂ©ens rend momentanĂ©ment disponible la liste des sites internet enregistrĂ©s en .kp, l'extension de nom de domaine rĂ©servĂ©e au pays. Matthew Bryant, un ingĂ©nieur britannique, s'en saisit et la diffuse sur le rĂ©seau GitHub. Surprise celle-ci ne contient que 28 adresses. La rĂ©alitĂ©. "Cela ne veut pas dire que la liste est exhaustive et qu'il n'existe pas d'autres sites nord-corĂ©ens" avec une autre extension de nom de domaine, rappelle Antoine Bondaz. Surtout, le chercheur souligne que "trĂšs peu de Nord-CorĂ©ens ont accĂšs Ă internet. Il n'y a donc pas d'intĂ©rĂȘt Ă crĂ©er des sites, sauf Ă des fins de propagande internationale, pour les Ă©trangers qui s'intĂ©resseraient Ă la CorĂ©e du Nord." L'objectif du pouvoir nord-corĂ©en est dâempĂȘcher ses citoyens dâaccĂ©der Ă internet. Lâabsence dâaccĂšs est plus efficace quâun accĂšs limitĂ©, comme en Chine, qui trouve toujours moyen de contourner les pare-feu installĂ©s. Antoine Bondaz, chercheurĂ franceinfo Les Nord-CorĂ©ens disposent en revanche d'un intranet appelĂ© kwangmyong, auquel les plus aisĂ©s accĂšdent la plupart du temps grĂące Ă un smartphone â au moins deux millions seraient en circulation dans le pays, selon des chercheurs de l'universitĂ© amĂ©ricaine Johns Hopkins. Cet intranet, dont l'aspect imite celui de l'internet mondial, est "entiĂšrement contrĂŽlĂ© par le rĂ©gime", prĂ©cise Antoine Bondaz. Selon lui, on y trouve quelques applications et un moteur de recherche conçu par Pyongyang. Mais en tant quâutilisateur, "impossible dâajouter des contenus". S'il est difficile de savoir quel est le volume des contenus disponibles, le chercheur affirme qu'"il sâagit bien plus que de 28 sites". L'oncle de Kim Jong-un a Ă©tĂ© donnĂ© Ă manger aux chiens L'histoire. DĂ©but janvier 2013, plusieurs rĂ©dactions s'emballent autour de la mort, un mois auparavant, de l'oncle et mentor du dictateur corĂ©en, Jang Song-thaek. Reprenant une information parue sur le site du tabloĂŻd hongkongais Wen Wei Po, elles affirment que l'homme aurait Ă©tĂ© dĂ©vorĂ© vivant par 120 chiens affamĂ©s, sur ordre de Kim Jong-un. La rĂ©alitĂ©. Si l'oncle est bien mort aprĂšs sa condamnation pour "trahison", c'est vraisemblablement en raison d'une exĂ©cution par balle et non d'un meurtre digne de la fin de Ramsay Bolton dans Game of Thrones, rĂ©vĂšle quelques heures plus tard le Washington Post en anglais. La rumeur viendrait de la blague d'un humoriste lancĂ©e sur Weibo, le Twitter chinois, comme le souligne ArrĂȘt sur images. Le leader nord-corĂ©en est rĂ©guliĂšrement accusĂ© d'exĂ©cuter l'un de ses proches dans des conditions extravagantes et cruelles. En mai 2015, le vice-directeur des services de renseignement sud-corĂ©ens NIS, Han Ki-beom, avait ainsi annoncĂ© que le ministre de la DĂ©fense, Hyon Yong-chol, avait Ă©tĂ© exĂ©cutĂ© au canon antiaĂ©rien pour sâĂȘtre assoupi durant un dĂ©filĂ© officiel. Avant de rĂ©tropĂ©daler quelques jours plus tard, incapable de confirmer la mort de l'homme politique. Une armĂ©e de hackers s'est attaquĂ©e Ă Hollywood L'histoire. En 2014, les studios amĂ©ricains de Sony sont victimes d'un piratage informatique massif. Les donnĂ©es personnelles des 47 000 employĂ©s sont rĂ©vĂ©lĂ©es ainsi que les salaires de certaines stars ou le scĂ©nario du nouveau James Bond. Le FBI assure que Pyongyang a pilotĂ© cette cyberattaque. Trois ans plus tard, la Banque centrale du Bangladesh est aussi victime d'une attaque en ligne. De nouveau, les regards se tournent vers la CorĂ©e du Nord. La rĂ©alitĂ©. Antoine Bondaz confirme que la CorĂ©e du Nord emploie bien, au sein de son armĂ©e, des "soldats assignĂ©s au dĂ©veloppement des cyber-capacitĂ©s". Un investissement intĂ©grĂ© Ă une stratĂ©gie plus large. Pour faire face au "rapport de forces dĂ©sĂ©quilibrĂ© avec l'alliance amĂ©ricano-sud-corĂ©enne", la CorĂ©e du Nord dĂ©veloppe, en effet, des "capacitĂ©s asymĂ©triques", explique le chercheur. La CorĂ©e du Nord ne cherche pas Ă construire autant de sous-marins ou d'avions que les Etats-Unis mais dĂ©veloppe d'autres compĂ©tences, comme le nuclĂ©aire ou les cyber-capacitĂ©s. Antoine Bondaz, chercheurĂ franceinfo Si elle investit massivement dans le secteur â le chercheur BenoĂźt Hardy-Chartrand Ă©voque dans LibĂ©ration des "centaines de hackers" employĂ©s par le gouvernement â, "dire que le pays aurait des capacitĂ©s en termes de piratage Ă©quivalentes Ă celles de la Chine, des Etats-Unis ou de la Russie est complĂštement faux", prĂ©cise Antoine Bondaz. Kim Jong-un veut produire de l'emmental en CorĂ©e du Nord L'histoire. Le dictateur nord-corĂ©en a passĂ© une partie de son enfance dans un pensionnat suisse, d'oĂč il semble avoir gardĂ© un goĂ»t pour l'emmental. En avril 2014, La lettre A article payant rĂ©vĂšle que Kim Jong-un a requis les services de lâEcole nationale de lâindustrie laitiĂšre, dont le siĂšge est Ă Besançon Doubs, afin de former trois membres de son personnel aux techniques de fabrication du cĂ©lĂšbre fromage. La rĂ©alitĂ©. L'histoire est confirmĂ©e par le quotidien britannique The Independent en anglais, qui contacte la directrice de l'Ă©tablissement. "Câest vrai que nous avons Ă©tĂ© contactĂ©s par lâambassadeur nord-corĂ©en Ă Paris. Il voulait que nous formions les Nord-CorĂ©ens, mais, malheureusement, nous nâavons pas les capacitĂ©s de lâaider. Nous sommes une petite mais trĂšs bonne Ă©cole, avec des places limitĂ©es. Nous ne pouvons pas accueillir les Nord-CorĂ©ens", dĂ©clare-t-elle au journal. En 2011, l'ONU estimait en anglais que "six millions de personnes [avaient] besoin d'aide alimentaire" en CorĂ©e du Nord.
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versle communisme, renforce lâautoritĂ© de lâĂtat sur les masses. Le nazisme : la domination de la race aryenne. Dans un livre rĂ©digĂ© en prison entre 1924 et 1925, intitulĂ© Mein Kampf (« Mon Combat »), Hitler thĂ©orise la supĂ©rioritĂ© de la race aryenne. Au nom de cette idĂ©ologie, une politique antisĂ©mite est mise en place :
6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 1120 Sujet Montrez que lâURSS de Staline est un rĂ©gime totalitaire. De 1927 Ă 1953 Staline dirige lâURSS. DĂšs son arrivĂ©e au pouvoir il met en place un rĂ©gime totalitaire. Quelles pratiques prouvent que lâURSS est un rĂ©gime totalitaire ? Dans une premiĂšre partie, nous montrerons que Staline est un dictateur tout puissant, puis nous verrons comment il contrĂŽle la sociĂ©tĂ© et enfin quels sont ses choix dans le domaine Ă©conomique. Depuis 1927, lâURSS est dirigĂ©e par Staline, dictateur tout puissant qui concentre lâessentiel des pouvoirs et domine le part communiste, seul parti autorisĂ©. Les SoviĂ©tiques sont privĂ©s des libertĂ©s essentielles. De plus Staline organise autour de lui une importante propagande vĂ©ritable culte de la personnalitĂ©. Tous les moyens de communication affiches 1, presse, radio, cinĂ©ma, littĂ©rature sont utilisĂ©s pour vanter Staline et les bienfaits du rĂ©gime quâil a mis en place. Affiches, peintures, parades, photographies parfois truquĂ©es prĂ©sentent Staline comme le protecteur, le bienfaiteur, le modernisateur de lâURSS. En bref, il traite son peuple comme un pĂšre ses enfants ce qui lui vaut le surnom de petit pĂšre des peuples ». Mais pour en arriver lĂ il nâhĂ©site pas Ă faire enseigner une histoire fausse et mensongĂšre dans laquelle par exemple le rĂŽle de Trotski dans la RĂ©volution dâoctobre est effacĂ©. La propagande nâest pas la seule arme utilisĂ©e par Staline pour contrĂŽler les SoviĂ©tiques. Ils sont constamment surveillĂ©s soit dans le cadre des diverses associations dans lesquelles ils sont embrigadĂ©s, soit par la police politiqueGuĂ©pĂ©ou - NKVD. Cette police multiplie aussi les arrestations arbitraires. Ainsi cesser dâapplaudir Staline le premier lors dâune ovation devient un crime. Des accusations tout aussi fantaisistes permettent Ă Staline dâorganiser en 1936-1938 les procĂšs de Moscou afin de se dĂ©barrasser des vieux Bolcheviks » compagnons de LĂ©nine et de Trotski. Cette rĂ©pression touche donc tous ceux dont Staline estime quâils sont une menace Ă son pouvoir et Ă ses objectifs pour LâURSS intellectuels, membres du parti, dirigeants dâentreprises, ouvriers, paysans Koulaks. Ceux- ci sont exĂ©cutĂ©s ou envoyĂ©s dans les camps de concentration ou Goulag en SibĂ©rie ou dans lâOural. Staline fait rĂ©gner la terreur sur la population afin dâatteindre son objectif dans le domaine Ă©conomique faire de lâURSS une grande puissance industrielle. Ses rĂ©formes pour moderniser lâĂ©conomie touchent dâabord lâagriculture. La propriĂ©tĂ© privĂ©e est abolie et la collectivisation est mise en place malgrĂ© la rĂ©sistance. Dans lâindustrie Staline organise la nationalisation des entreprises ainsi que la planification de lâĂ©conomie. Le premier plan quinquennal donne prioritĂ© Ă lâindustrie lourde. La propagande se met au service de lâĂ©conomie, ainsi les exploits du mineur Stakanov permettent de faire progresser les rendements. A la veille de la seconde guerre mondiale lâURSS est devenue la 3e puissance industrielle mondiale. LâURSS pendant la pĂ©riode stalinienne Ă©tait un rĂ©gime totalitaire. En effet, lâEtat contrĂŽlait entiĂšrement la vie politique, sociale et Ă©conomique du pays. En vert = phrase de contexte En rouge = sujet sous forme de question. En bleu = annonce du plan En violet = phrase de transition. En Vert = Conclusion Published by voyagesdanslhistoire - dans Histoire 3ĂšmeJefais de nouveau appel Ă vous pour que vous me donniez vos avis sur le travail que je compte faire rĂ©aliser aux Ă©lĂšves sur l'URSS de Staline. Il s'agit de la rĂ©daction d'un dĂ©veloppement construit sur le rĂ©gime totalitaire stalinien. Les Ă©lĂšves sont par groupe (ou par binĂŽme). Le dĂ©veloppement construit final sera la mise en commun Dans les annĂ©es 1930, l'Allemagne nazie est dominĂ©e par un rĂ©gime totalitaire. Cela correspond Ă un rĂ©gime politique qui par un ensemble de moyens propagande, terreur,.. cherche Ă soumettre et Ă se faire obĂ©ir de la population. Ce rĂ©gime se caractĂ©rise par la dictature de Hitler, la terreur qui en a rĂ©sultĂ©, l'embrigadement de la population et son idĂ©ologie antisĂ©mite et expansionniste. Adolf Hitler, aprĂšs une tentative de coup d'Ă©tat en 1923, est nommĂ© chancelier le 30 janvier 1933. AprĂšs avoir frĂ©quentĂ© certains groupes, son idĂ©ologie est raciste et antisĂ©mite il dĂ©fend la race aryenne. Il installe rapidement une dictature aprĂšs la formation du NSDAP, le parti nazi. Tous les partis autre que ce dernier sont interdits, il supprime aussi la libertĂ© d'opinion et celle de presse. Aussi, il instaure le culte de sa personnalitĂ© par exemple sur les affiches, il est reprĂ©sentĂ© en homme bon, qui guide le peuple, aussi, il occupe la plupart de la place sur ces derniĂšres. Il fait de la propagande avec la radio, le cinĂ©ma, les poĂšmes, la presse... Plus tard, une police politique est formĂ©e la Gestapo. De mĂȘme que la SA section d'assaut puis la SS escadron de protection. La Gestapo a pour mission de traquer les opposants politiques et de les envoyer en camps de concentration ou de les abattre ». Il y a aussi beaucoup de persĂ©cutions contre les homosexuels, les tziganes, les criminels... c'est la Terreur. Aussi, Hitler veut que l'ensemble de la population soit sur la mĂȘme longueur d'ondes il veut qu'une transmission » des idĂ©es nazies ait lieu. Des leurs jeunesses, il embrigade les personnes des organisations de jeunesse sont formĂ©es comme les jeunesses hitlĂ©riennes ». Il organise aussi de grandes parades sportives et militaires Ă sa gloire. La politique de Hitler et raciste et antisĂ©mite, il dĂ©fend la race aryenne. Ainsi, Ă lieu la nuit de cristal, du 9 au 10 novembre 1938 les magasins juifs sont dĂ©truits, les vitrines brisĂ©es. Des violences contre les juifs sont organisĂ©es contre l'Ătat, des marques apparaissent sur leur passeports et les mariages mixtes » sont interdits les lois Nuremberg en politique est aussi expansionniste il remilitarise la RhĂ©nanie en 1936, il rĂ©arme le pays avec le rĂ©tablissement de l'industrie d'armement, crĂ©ant une baisse du chĂŽmage. Il annexe l'Autriche en 1938 et attaque la Pologne le 1er septembre 1939. Lecommunisme stalinien vise ainsi Ă construire une sociĂ©tĂ© Ă©galitaire sans classe sociale et Ă produire lâHomme nouveau que Trotski dĂ©crivait comme « une « version amĂ©liorĂ©e », nouvelle, de lâhomme ». 2. Lâencadrement de la sociĂ©tĂ©. Staline, qui concentre tous les pouvoir en URSS Ă partir de 1929, installe un rĂ©gime totalitaire : toute la sociĂ©tĂ© est contrĂŽlĂ©e. Il s pancrinol Verified answer rĂ©gime totalitaire se caractĂ©rise par la confiscation des libertĂ©s individuelles et de tous les pouvoirs au profit d'un seul individu qui justifie son comportement au nom d'un nationalisme ou d'une idĂ©ologie. Staline et Hitler sont des dictateurs, cela signifie que tous les pouvoirs, des pouvoirs absolus, sont concentrĂ©s dans leurs seules mains. En rĂ©alitĂ©, ils peuvent tout se permettre, ou Ă peu prĂšs. DĂšs lors, ils vont contrĂŽler la vie politique et Ă©conomique de leurs pays. Staline et Hitler sont des ennemis mortels car ils dĂ©fendent des idĂ©es totalement opposĂ©es, au communisme collectiviste du premier s'oppose le racisme aryen et nationaliste du second. Staline et Hitler sont des ennemis mortels car ils dĂ©fendent des idĂ©es totalement opposĂ©es, au communisme collectiviste du premier s'oppose le racisme aryen et nationaliste du second. Pour Staline, ce qui compte c'est d'imposer le communisme Ă l'URSS puis de l'exporter Ă travers le monde entier. Pour Hitler, les Slaves sont des ĂȘtres infĂ©rieurs, potentiellement dangereux pour l'Allemagne, ils doivent ĂȘtre Ă©liminĂ©s. Ce qui compte pour lui c'est la domination mondiale par la race aryenne. NĂ©anmoins, pour imposer leurs vues, ils utilisent pratiquement les mĂȘmes moyens - Les opposants sont Ă©liminĂ©s sans pitiĂ©. - On dĂ©veloppe le culte de la personnalitĂ© du dictateur qui apparaĂźt comme l'ĂȘtre providentiel, le sauveur, celui qui sait..... - De gigantesques rassemblements sont organisĂ©s pour voir, Ă©couter et acclamer le dictateur. - La police d'Etat contrĂŽle la vie sociale et Ă©limine les oppositions. - Les jeunes sont fanatisĂ©s. - Une propagande agressive et mensongĂšre galvanise la population. - Les intellectuels, savants, artistes, enseignants, journalistes.... sont surveillĂ©s et rĂ©cupĂ©rĂ©s par le rĂ©gime. - De grands plans de production, de grands projets sont menĂ©s Ă terme par n'importe quels moyens car la vie et la dignitĂ© humaine ont Ă©tĂ© confisquĂ©es au profit de l'idĂ©ologie et de l'Etat. - Des camps de concentration, d'extermination, des goulags... sont créés pour y rassembler ceux qui ont osĂ© contester le rĂ©gime. - Les dictateurs et leurs doctrines se maintiennent au pouvoir uniquement par la terreur qu'ils inspirent. - La brutalitĂ© des politiques appliquĂ©es par ces deux dictateurs a causĂ© la guerre et la mort de millions de personnes. J'espĂšre avoir pu t'aider. LesdĂ©mocraties et les rĂ©gimes totalitaires durant l'entre-deux-guerres Sous la forme dâun dĂ©veloppement construit dâune trentaine de lignes et en vous appuyant sur des exemples RecensĂ© Kirill Postoutenko dir., Totalitarian Communication. Hierarchies, Codes and Messages, Bielefeld, Transcript, 2010, 316 pages. La querelle, datant de la Guerre Froide, entre les partisans de lâĂ©cole totalitaire et les rĂ©visionnistes a longtemps influencĂ© non seulement la vision de lâURSS, mais aussi le choix des objets dâĂ©tude. Si les premiers, qui devinrent les maĂźtres de la Kremlinologie [1], sâintĂ©ressĂšrent Ă la propagande, les seconds investirent le champ de lâhistoire sociale, de lâhistoire de la vie quotidienne et mirent en valeur le rĂŽle de la sociĂ©tĂ© et des individus dans lâĂ©volution du rĂ©gime. Ce sont les rĂ©visionnistes qui rĂ©volutionnĂšrent notre comprĂ©hension des processus de communication en URSS, en montrant comment les lettres des citoyens ordinaires participaient Ă la politique. Les lettres Ă©taient un moyen de pratiquer une double surveillance elles permettaient au peuple dâexercer une forme de contrĂŽle encadrĂ© sur les bureaucrates, et au rĂ©gime de disposer dâinformations sur ce que pensaient les citoyens. GrĂące Ă la correspondance, les individus pouvaient prĂ©senter une plainte, une revendication ou encore accuser, de maniĂšre intĂ©ressĂ©e, un voisin dâ actions hostiles au rĂ©gime » afin, par exemple, de rĂ©cupĂ©rer une piĂšce supplĂ©mentaire dans lâappartement communautaire [2]. Les investigations portant sur les journaux intimes ouvrirent de nouveau horizons Ă©pistĂ©mologiques, donnant naissance Ă lâhistoire de la subjectivitĂ© [3]. GrĂące aux nouvelles approches, les derniers travaux sur les mĂ©dias ne se contentĂšrent pas dâexaminer la propagande Ă travers la presse, la radio et la tĂ©lĂ©vision, mais prĂȘtĂšrent une attention particuliĂšre Ă sa perception dans la sociĂ©tĂ© [4]. Cette querelle ancienne semble dĂ©sormais dĂ©passĂ©e. Pourtant, nombreux sont encore ceux qui ne savent quels termes employer pour distinguer de façon explicite les pays comme lâURSS et lâAllemagne nazie, et les dĂ©mocraties libĂ©rales [5]. Kirill Postoutenko appose, lui, lâadjectif totalitaire » sur la couverture de cet ouvrage composĂ© de dix Ă©tudes de cas, prĂ©sentĂ©s par des sociologues, des politistes, des philologues et des historiens, lors dâun colloque organisĂ© Ă lâUniversitĂ© de Konstanz en Allemagne en 2009. Le livre traite de la communication comprise essentiellement dans le sens du discours politique et de la propagande. Son ambition nâest pas de se focaliser sur les divergences entre pays, mais de prĂ©senter des cas de communication totalitaire dans les pays dĂ©mocratiques pendant des pĂ©riodes spĂ©cifiques la France de Vichy et sous de Gaulle, les Ătats-Unis et la Grande-Bretagne de lâentre-deux-guerres et dans les jeunes dĂ©mocraties » la Kirghizie postsoviĂ©tique. La communication totalitaire est donc interprĂ©tĂ©e non pas comme un attribut des rĂ©gimes totalitaires », mais comme un type spĂ©cifique de communication ancrĂ© dans lâorganisation politique de la sociĂ©tĂ©. Le fondement thĂ©orique de lâouvrage se rĂ©sume Ă lâidĂ©e que la communication est une fonction de la vie sociale nâayant pas dâidentitĂ© propre et dont lâobjectif principal est de servir les membres de la sociĂ©tĂ©. Plusieurs contributions de lâouvrage sont influencĂ©es par les thĂ©ories fonctionnalistes du sociologue allemand Niklas Luhmann dont les Ćuvres sont beaucoup mieux connues en Allemagne quâen France oĂč lâon sâest toujours plus intĂ©ressĂ© aux travaux de JĂŒrgen Habermas, auteur de la thĂ©orie de lâagir communicationnel, aux antipodes de la pensĂ©e de Luhmann. Ce dernier refuse le concept dâaction individuelle au profit du rĂŽle des institutions qui organisent lâordre social. Quâest-ce quâune telle approche peut apporter Ă notre comprĂ©hension des processus de communication dans des rĂ©gimes politiques diffĂ©rents ? Communication et culte des dirigeants Cette approche fonctionnaliste permet dâabord dâinterroger le rĂŽle de la communication dans la construction des cultes de dirigeants. Kirill Postoutenko se livre Ă une analyse grammaticale des discours de Staline, Hitler et Roosevelt, et des matĂ©riaux de la presse Ă©voquant les dirigeants. Il arrive Ă la conclusion que la prĂ©sence de Staline dans ses propres discours est plus discrĂšte que la prĂ©sence de Hitler ou de Roosevelt dans leurs discours. Deux rĂ©gimes sâĂ©tant livrĂ©s au culte de la personnalitĂ© ont créé deux types distincts de rĂ©fĂ©rence des leaders Ă eux-mĂȘmes Ă©gocentrique chez Hitler, dĂ©personnalisĂ© » chez Staline. Si Staline fait peu rĂ©fĂ©rence Ă lui, son culte est construit par son entourage. En revanche, Hitler participe lui-mĂȘme Ă la construction de son culte. Nanni Baltzer explore la construction du culte de Mussolini dans la communication par image et par Ă©clairage des bĂątiments publics Ă Milan Ă lâoccasion des festivitĂ©s du 28 octobre 1933. La lumiĂšre faisait partie intĂ©grante des Ă©vĂ©nements de propagande dans lâAllemagne nazie et dans lâItalie fasciste. Baltzer examine un cas unique de communication sous le fascisme mĂȘlant les registres du religieux et du politique le portrait photographique gĂ©ant de Mussolini fut accrochĂ© sur lâendroit hautement symbolique de la façade de la cathĂ©drale de Milan. La stratĂ©gie de Mussolini Ă©tait de sacraliser le fascisme. En intĂ©grant des Ă©lĂ©ments religieux Ă sa propagande, le fascisme sâest appuyĂ© sur des actes et des images Ă forte charge positive ancrĂ©s dans la mĂ©moire collective. La photographie monumentale devait servir Ă crĂ©er une figure cultuelle la taille dĂ©mesurĂ©e du portrait suggĂ©rait la nature supra humaine et la grandeur du leader. Une communication totalitaire⊠dans la sphĂšre publique ? Certaines contributions reprennent le dĂ©bat sur lâexistence dâun espace public dans lâURSS stalinienne ou lâAllemagne nazie [6]. Pour le politiste Jean K. Chalaby, auteur du texte sur la communication publique dans les rĂ©gimes totalitaires, autoritaires et Ă©tatistes » la France gaulliste oĂč lâĂtat reste un acteur important dans la sphĂšre publique et continue Ă exercer un contrĂŽle sur les communications publiques, il nây a pas Ă proprement parler de sphĂšre publique dans les rĂ©gimes totalitaire et autoritaire, car le premier cherche Ă changer la maniĂšre dont les gens rĂ©flĂ©chissent, tandis que, pour le second, lâessentiel est de maintenir le statu quo, rĂ©duire les individus au silence. Ceux-ci lisent la presse entre les lignes et pratiquent lâescapisme. Lorenz Erren rĂ©pond de façon affirmative Ă la question de lâexistence dâune sphĂšre publique dans les rĂ©gimes totalitaires dans son article sur le gouvernement de Staline et sur ses pratiques de communication. Il affirme que lâhabilitĂ© politique de Staline consista Ă crĂ©er un nouveau type de sphĂšre publique obĆĄÄestvennostâ en russe, lui permettant non seulement de contrĂŽler, modifier, dĂ©truire et reconstruire les relations sociales, mais aussi de prĂ©venir tout risque dâopposition sociale. Lorenz Erren cherche Ă montrer le cĂŽtĂ© performatif de ces rĂ©unions en parlant des dĂ©clarations qui dĂ©crivent une action en mĂȘme quâelles ont valeur dâaction. Les rĂ©unions Ă©taient la scĂšne sur laquelle on apprenait Ă parler bolchevik et Ă agir Ă la SoviĂ©tique. Ainsi, la production des sujets staliniens rĂ©sultait de procĂ©dures de communication. Câest Ă©galement la sphĂšre publique qui assurait le contrĂŽle mutuel horizontal [7]. Une culture mĂ©diatique ? Lorenz Erren analyse lâobĆĄÄestvennostâ comme une forme de communication entre individus physiquement prĂ©sents, ce qui permet de dresser des parallĂšles avec la communautĂ© villageoise ou la sphĂšre publique urbaine prĂ©-moderne dans laquelle il nây avait pas, dit-il, dâobjets mĂ©diateurs, de supports de communication. Il insiste ainsi sur la diffĂ©rence avec la sphĂšre publique mĂ©diatisĂ©e des dĂ©mocraties libĂ©rales qui recourent, elles, Ă des mĂ©thodes de distanciation et de dĂ©personnalisation. Dmitri Zakharine, Jurij MuraĆĄov et Irina Wolf insistent, quant Ă eux, sur lâimportance des mĂ©dias dans les processus de communication totalitaire. Le paradoxe vient du contraste entre la pauvretĂ© informative des communications dans les Ătats totalitaires » et le dĂ©veloppement disproportionnel des technologies mĂ©diatiques qui servaient Ă transmettre ce maigre contenu. DâaprĂšs Jurij MuraĆĄov, le retard de la culture de lâĂ©crit en Russie donna une impulsion supplĂ©mentaire aux nouveaux mĂ©dias qui formaient le systĂšme culturel soviĂ©tique. En mĂȘme temps, dans la culture soviĂ©tique de la fin des annĂ©es 1920 et du dĂ©but des annĂ©es 1930, la littĂ©rature Ă©tait au fondement dâun nouveau mode de communication paradoxalement orientĂ© vers lâoralitĂ©. Pour cette raison, la radio devint le mĂ©dium principal de la production littĂ©raire et de sa rĂ©ception. LâintĂ©rĂȘt soviĂ©tique pour les technologies mĂ©diatiques est confirmĂ© par lâĂ©tude de Dmitri Zakharine qui montre comment les mĂ©dias Ă©lectro-acoustiques furent utilisĂ©s pour reconfigurer le paysage sonore traditionnel russe. Lâobjectif de la propagande qui passait par le son Ă©tait de dĂ©mystifier les sons des cloches de lâĂglise orthodoxe et, Ă lâinverse, de spiritualiser les sons industriels. Certains Ătats postsoviĂ©tiques souffrent encore de la pauvretĂ© des mĂ©dias en information. Irina Wolf montre comment la dĂ©pendance des journaux privĂ©s » vis-Ă -vis de lâĂtat kirghize influe sur le ton et le contenu des publications au sujet de lâorganisation islamiste radicale Hizb ut-Tahrir al-Islami. En comparant les articles de la presse kirghize, britannique et allemande du dĂ©but des annĂ©es 2000, elle conclut que la façon dont on y Ă©voque lâorganisation islamiste ne dĂ©pend pas du statut quâelle possĂšde dans ces trois pays, lĂ©gal en Grande-Bretagne ou illĂ©gal en Allemagne et en Kirghizie, mais plutĂŽt de lâindĂ©pendance des mĂ©dias vis-Ă -vis des autoritĂ©s. Technique dâingĂ©nierie sociale La propagande est une stratĂ©gie communicative et une technique dâingĂ©nierie sociale, dans la mesure oĂč elle cherche Ă construire et Ă assigner des identitĂ©s. Alexander Hanisch-Wolfram compare les discours du chancelier autrichien Engelbert DollfuĂ Ă Vienne en 1933 et ceux du marĂ©chal PĂ©tain en 1941, afin de comprendre les procĂ©dĂ©s de construction des identitĂ©s collectives autrichienne et française. La mythification de certaines notions servait Ă minimiser la variĂ©tĂ© des significations, Ă figer le sens et ainsi Ă renforcer le pouvoir. Selon lui, plus lâidentitĂ© collective Ă©tait complexe, plus nombreux Ă©taient les aspects de la vie touchĂ©s par la propagande et plus celle-ci peut ĂȘtre qualifiĂ©e de totalitaire. John Richardson retrouve la propagande totalitaire dans le journal britannique Reality des annĂ©es 1930. Dans le contexte politique et culturel spĂ©cifique de lâĂ©poque, le fascisme italien Ă©tait prĂ©sentĂ© sous un jour favorable dans les pages de ce journal qui cherchait Ă prĂ©server la puretĂ© » de lâidentitĂ© britannique et Ă la protĂ©ger de lâinfluence Ă©trangĂšre », câest-Ă -dire juive. Ă son tour, Werner Binder Ă©tudie lâimpact, sur lâimaginaire social, des communications Ă propos de lâusage de la torture dans les sociĂ©tĂ©s prĂ©-modernes, totalitaires et dĂ©mocratiques. Si les autoritĂ©s soviĂ©tiques utilisaient la torture contre leur propre population, aux Ătats-Unis, la torture Ă©tait essentiellement appliquĂ©e aux non-AmĂ©ricains. La torture et la communication sur celle-ci construisent ainsi une hiĂ©rarchie qui permet de sĂ©parer les bons citoyens des Ă©lĂ©ments hostiles. Si les capacitĂ©s de la communication politique Ă produire un culte des dirigeants, des hiĂ©rarchies et des identitĂ©s collectives ne font pas de doute, le livre ne tranche pas la question suivante dans quelle mesure la communication est-elle capable de dĂ©stabiliser lâordre politique et social ? En effet, dans lâouvrage, la communication est prĂ©sentĂ©e comme un processus unilatĂ©ral faisant abstraction de la rĂ©ception par les individus. Tous les apports de lâhistoire sociale, y compris de lâhistoire de la subjectivitĂ©, sont ainsi ignorĂ©s. La distinction Ă©tablie entre leaders et sujets fige les sociĂ©tĂ©s examinĂ©es. Pourtant, prendre en compte les rĂ©actions individuelles Ă la communication politique et examiner la communication Ă plusieurs niveaux, y compris du bas vers le haut les lettres au pouvoir » ou au niveau informel, permettrait de pousser encore plus loin les comparaisons et de nuancer ce tableau des hiĂ©rarchies, codes et messages », les trois thĂšmes qui structurent le livre. Il reste Ă espĂ©rer que le projet se poursuivra en accordant une attention aux niches semi-publiques de communication dans lesquelles des messages codĂ©s » permettaient Ă la communication de se libĂ©rer de la contrainte du rituel et du contrĂŽle.
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1Les termes de stalinisme » et de stalinien » ont Ă©tĂ© appliquĂ©s Ă des rĂ©alitĂ©s multiples dont le point commun est dâavoir dĂ©pendu Ă divers degrĂ©s du pouvoir de Staline installĂ© en URSS du milieu des annĂ©es 1920 Ă sa mort le 5 mars 1953. LâURSS, bien entendu, a Ă©tĂ© stalinienne, avant dâexpĂ©rimenter la dĂ©stalinisation » inaugurĂ©e par Khrouchtchev en 1956. Les partis communistes en Occident et ailleurs, les intellectuels qui ont Ă©tĂ© proches dâeux, les dĂ©mocraties populaires aprĂšs la LibĂ©ration participent aussi Ă lâhistoire du stalinisme. Il y a certainement une idĂ©ologie stalinienne, distincte du lĂ©ninisme, du trotskisme, du maoĂŻsme⊠et de toutes les variantes des doctrines inspirĂ©es par la thĂ©orie et la pratique du pouvoir rĂ©volutionnaire par LĂ©nine aprĂšs 1917. Le stalinisme est donc une rĂ©alitĂ© massive dont les limites sont difficiles Ă Ă©tablir, mais oĂč la violence occupe Ă lâĂ©vidence une place URSS, Staline sâest toujours refusĂ© Ă utiliser officiellement le mot de stalinisme » pour dĂ©signer lâidĂ©ologie de son rĂ©gime il sâest au contraire prĂ©sentĂ© comme un marxiste-lĂ©niniste orthodoxe, le meilleur Ă©lĂšve de LĂ©nine, quâil a fait embaumer Ă sa mort en 1924. Cette filiation lui a permis dâasseoir sa lĂ©gitimitĂ© en tant que guide » de lâURSS et du mouvement communiste international au prix de la persĂ©cution de toute forme de dissidence idĂ©ologique. Au milieu des annĂ©es 1920, les polĂ©miques font rage pour dĂ©terminer la voie » que lâURSS doit prendre Staline prĂŽne le socialisme dans un seul pays » construit au moyen dâune rĂ©volution par le haut ». Mais le stalinisme hĂ©rite aussi de certaines des caractĂ©ristiques de LĂ©nine et du bolchevisme de la guerre civile, comme lâinterprĂ©tation de lâhistoire en termes de lutte des classes, la lĂ©gitimitĂ© indiscutable de la dictature du prolĂ©tariat » ou la primautĂ© absolue du Parti au sein duquel les fractions sont interdites. Le stalinisme ressemble donc davantage Ă une adaptation idĂ©ologique du lĂ©ninisme au programme de transformation sociale et industrielle de lâURSS quâĂ une doctrine nouvelle et autonome. 3Le Grand Tournant » lancĂ© par Staline en novembre 1929 inflige une sĂ©rie de chocs politiques et sociaux sans prĂ©cĂ©dent Ă une sociĂ©tĂ© soviĂ©tique encore marquĂ©e par la Grande Guerre et la guerre civile. Le stalinisme se prĂ©sente en effet comme un modĂšle de dĂ©veloppement. Il repose sur la primautĂ© de lâindustrie lourde, la planification et la centralisation du commandement Ă©conomique, la nationalisation de lâappareil de production et lâextension de la propriĂ©tĂ© socialiste », enfin la collectivisation de lâagriculture comme instrument de souverainetĂ© alimentaire. Il vise Ă faire de lâURSS une grande puissance grĂące Ă la construction dâun imposant complexe militaro-industriel. La Grande DĂ©pression puis la victoire sur le nazisme ont alimentĂ© le mythe de sa supĂ©rioritĂ©, qui est lâune des obsessions de la propagande stalinienne. Le quotidien est lui aussi lâobjet dâun investissement important du pouvoir, rĂ©sumĂ© dans la notion de kulâturnostâ. Elle dĂ©signe un ensemble de valeurs et de savoir-vivre Ă la soviĂ©tique », fortement teintĂ© dâhygiĂ©nisme et orientĂ© vers le progrĂšs », qui permettrait de sortir lâURSS de son arriĂ©ration asiatique » supposĂ©e. En rĂ©alitĂ©, ce systĂšme industriel centralisĂ© engendre une Ă©conomie de pĂ©nurie dont les traits sont bien connus files dâattente, marchĂ© noir, systĂšme D », nomenklatura privilĂ©giĂ©e, etc. Ă lâopposĂ© de ses ambitions promĂ©thĂ©ennes, le stalinisme est cet habitat terne et triste de lâhomo sovieticus rĂ©el que les successeurs de Staline nâont pas rĂ©ussi Ă et terreur4LâexpĂ©rimentation de ce modĂšle sur la sociĂ©tĂ© soviĂ©tique rĂ©vĂšle un caractĂšre fondamental du stalinisme celui-ci conçoit le social comme un champ dâexpĂ©rimentation livrĂ© Ă ses projets radicaux de rĂ©arrangement impulsĂ© par le centre ». Dans cette perspective, le Parti devient la force majeure du changement, face Ă une sociĂ©tĂ© et Ă des individus rĂ©tifs Ă ce remodelage contraint. La fabrique de lâennemi » fonctionne dĂšs lors Ă plein rĂ©gime du fait de son origine rĂ©volutionnaire, le pouvoir soviĂ©tique pourchasse les ennemis du passĂ© » ; son obsession de la production sâaccompagne de la criminalisation systĂ©matique des atteintes Ă la propriĂ©tĂ© socialiste » et des comportements dĂ©viants au travail ; en opposant abstraitement le producteur au propriĂ©taire, il Ă©rige le paysan en ennemi. Lâexportation ultĂ©rieure du modĂšle stalinien dans dâautres aires culturelles â en Asie, en AmĂ©rique latine â a provoquĂ© les mĂȘmes effets de la Chine Ă Cuba en passant par la CorĂ©e du Nord ou le Vietnam, lâuniversalitĂ© de sa dimension rĂ©pressive est un trait particuliĂšrement Ă©tonnant de lâhistoire globale de sa diffusion. 5La violence stalinienne puise Ă©galement ses causes dans le systĂšme de pouvoir constituĂ© autour de Staline. Le pouvoir stalinien est une dictature dans la dictature », selon lâexpression de lâhistorien amĂ©ricain Stephen Kotkin installĂ© au cĆur du rĂ©gime bolchevique mis en place pendant lâexpĂ©rience fondatrice de la guerre civile, Staline concentre progressivement tout le pouvoir entre ses mains et celles dâun petit cercle informel de staliniens. Son bureau du Kremlin devient le vĂ©ritable centre du pouvoir tandis que les rĂ©unions des instances nominales de direction Bureau politique, congrĂšs internationaux du Komintern sâespacent ou cessent. Une simple lettre manuscrite de Staline peut prendre valeur de dĂ©cret. Celui-ci participe personnellement Ă lâĂ©laboration de lâappareil rĂ©pressif de lâĂtat soviĂ©tique et Ă la destruction des solidaritĂ©s qui ne trouvent pas pour origine sa personne ou la politique quâil met en Ćuvre. Cette politique rĂ©pressive culmine avec la Grande Terreur qui aboutit en seize mois aoĂ»t 1937-novembre 1938 Ă un million et demi dâarrestations et plus de 680 000 exĂ©cutions. Les cĂ©lĂšbres procĂšs de Moscou 1936-1938, qui ont tant intriguĂ© les opinions publiques occidentales en raison des aveux de figures majeures du bolchevisme qui y sont condamnĂ©es Ă mort, ne sont Ă cet Ă©gard quâun Ă©vĂ©nement-Ă©cran » Nicolas Werth dressĂ© devant les rĂ©pressions secrĂštes de masse des annĂ©es 1930. Mise en Ćuvre par le NKVD [1], la Grande Terreur dĂ©montre la place centrale prise par la police politique dans le systĂšme stalinien. 6Cet immense crime dâĂtat nâest pas le seul Ă©pisode rĂ©pressif de masse de lâhistoire du stalinisme, mais ses logiques en rĂ©vĂšlent bien le fonctionnement. OrdonnĂ© par une sĂ©rie dâordres opĂ©rationnels et secrets venue du centre », il sâemballe localement en raison de la logique des quotas qui le rĂ©git le zĂšle des organes rĂ©pressifs entraĂźne des dĂ©passements » qui se traduisent, sur le terrain, par un arbitraire complet dans la dĂ©signation des catĂ©gories » dâennemis Ă dĂ©porter ou fusiller. Ă cette logique quasi-comptable, sâajoute Ă©galement lâexpĂ©rience rĂ©pressive cumulĂ©e par le systĂšme. La famine en Ukraine en 1932-1933, utilisĂ©e par Staline pour briser la rĂ©sistance des koulaks [2] » Ă la collectivisation, a Ă©tĂ© un seuil dĂ©terminant dans la pratique de la violence de masse. La Grande Terreur frappe massivement divers groupes nationaux Polonais, Allemands, etc. perçus comme dangereux dans lâĂ©ventualitĂ© dâun conflit avec lâURSS. Enfin, la guerre dâEspagne nourrit la crainte de cinquiĂšmes colonnes » et la peur obsidionale du trotskisme ». RĂ©fugiĂ© au Mexique, LĂ©on Trotski est assassinĂ© sur ordre de Staline en fĂ©vrier 1940. 7La dimension nationale de la Grande Terreur rĂ©vĂšle un dernier trait du stalinisme sa construction comme un Ătat fermĂ©, contrĂŽlant Ă©troitement la mobilitĂ© des individus dans et hors dâURSS. Un systĂšme de passeports intĂ©rieurs est mis en place, la libertĂ© des voyages » restreinte, lâaccueil des visiteurs Ă©trangers strictement encadrĂ©. La censure est aggravĂ©e par lâĂ©tatisation de tous les mĂ©dias et de lâindustrie du livre. Cette enclosure du territoire sous domination soviĂ©tique sâaccompagne du dĂ©ni de lâexistence des camps, dont le systĂšme, connu sous le nom de lâacronyme russe de Goulag, est un vĂ©ritable Ătat dans lâĂtat » stalinien vingt millions de prisonniers y passent jusquâĂ son dĂ©mantĂšlement partiel aprĂšs 1953. Cette fermeture nourrit enfin la peur du complot de lâĂ©tranger » et justifie lâextension indĂ©finie des compĂ©tences de la police et histoire8Le stalinisme nâest pas seulement un phĂ©nomĂšne soviĂ©tique. Ses pratiques et ses mots dâordre se sont diffusĂ©s au-delĂ des frontiĂšres de lâURSS. Les partis communistes occidentaux ont eu ainsi leur pĂ©riode stalinienne. Outre la pratique du secret et des purges rĂ©guliĂšres comme dans le PCF en 1931 ou la soumission du syndical au politique, qui est un hĂ©ritage de lâĂ©poque de LĂ©nine, le stalinisme sây reconnaĂźt surtout Ă la primautĂ© absolue du Parti, Ă la dĂ©fense de lâURSS patrie du socialisme » et Ă lâimportance cruciale accordĂ©e Ă la question des cadres ». Pour sâassurer de la conformitĂ© idĂ©ologique de ces permanents rĂ©munĂ©rĂ©s, les partis stalinisĂ©s sâappuient sur un appareil de formation et de contrĂŽle qui met lâaccent sur la discipline volontaire et les techniques de formation de soi, comme lâautocritique ou lâautobiographie â une opĂ©ration par laquelle un militant se raconte » par Ă©crit au Parti. Pour le PCF, la pĂ©riode stalinienne, dâune grande rigiditĂ© idĂ©ologique, est aussi marquĂ©e par ses plus grands succĂšs historiques, pendant le Front populaire ou Ă la LibĂ©ration. Le culte qui entoure Staline, codifiĂ© avec soin, sây est donc manifestĂ© avec une intensitĂ© particuliĂšre⊠jusquâau choc de la dĂ©stalinisation en 1956. On sourira de nous pour notre dĂ©vouement », devait ainsi Ă©crire le communiste Louis Aragon dans un poĂšme du Roman inachevĂ© en 1956. 9Avec le temps, le stalinisme a aussi fini par dĂ©signer la rigiditĂ© intellectuelle, lâarbitraire et lâabsence de libertĂ©, surtout en matiĂšre dâ ce passage dans le langage courant en a simplifiĂ© le sens Ă lâextrĂȘme, et le stalinisme y a perdu le sombre attrait qui fut le sien au XXe siĂšcle. Notes [1] Acronyme russe du Commissariat du peuple aux Affaires intĂ©rieures. DirigĂ© par G. Iagoda, N. Ejov puis L. Beria, il absorbe la police politique lors de sa crĂ©ation en 1934. [2] Ce terme dĂ©signe les paysans riches », mais les critĂšres qui dĂ©finissent cette richesse sont trĂšs vagues.
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Lecommunisme et le nazisme sont 2 idĂ©ologies contemporaines ayant pour ancĂȘtre commun le gauchisme, celui lĂ mĂȘme qui renversa la monarchie et mis fin Ă lâancien rĂ©gime pour le remplacer
Curieux empire que la Chine qui tout en vendant Ă lâextĂ©rieur la grandeur de sa civilisation prestigieuse et lointaine passe son temps Ă lâeffacer. Aucun pays au monde nâa dĂ©truit son patrimoine comme la Chine, explique Anne Cheng, sinologue et professeur au CollĂšge de France. Aujourdâhui, on assiste Ă une Disneylandisation » du pays. En mĂȘme temps que lâon reconstruit des temples en ciment, on rĂ©invente une mythologieâŠ/âŠTout devient mythique. Le passĂ© est un Ăąge dâor, lâavenir, une science-fiction » Itw. Science et Avenir. Lâintention Ă©tant, en sâappuyant sur le rĂ©cit impĂ©rial de lâunitĂ© nationale, de prĂ©server le pays des divisions ethniques et sociales. Le rĂ©gime en place qui bĂ©tonne une identitĂ© mythique par lâaffichage de sa prospĂ©ritĂ©, oublie que les nations qui vantent artificiellement leur unitĂ© ne font pas long feu. La Chine dâaujourdâhui se maintient pour lâessentiel par lâillusion assez convaincante de sa supĂ©rioritĂ© sur les dĂ©mocraties instables de lâOccident et lâignorance quâont les nouvelles gĂ©nĂ©rations de lâhistoire de leur pays. La rĂ©volution culturelle, les massacres de Mao, Tien An Men, connais pas ! A force de rĂ©primer toute vellĂ©itĂ© de savoir et dâexpression, lâempereur stalinien de Chine a rĂ©duit toute capacitĂ© crĂ©ative. Le culte de la personnalitĂ© Câest parce que les nuages sâamoncellent que le dragon chinois serre les rangs autour du culte de la personnalitĂ© de Xi Jinping. Aucun leader au monde ne semble rivaliser dâautoritĂ© avec le leader du parti communiste. La vile ignorance de lâex-prĂ©sident Donald Trump, les pitreries foutraques de Boris Johnson, la pusillanimitĂ© des chefs de gouvernement europĂ©ens, et le mutisme cauteleux de Vladimir Poutine, occupĂ© Ă jouer sa carte en Syrie et en Libye, tous sont disqualifiĂ©s face Ă la volontĂ© de puissance des maĂźtres de lâEmpire du milieu. Le sphinx de PĂ©kin concentre plus de pouvoirs que nâen a jamais eus un leader chinois depuis Mao Tse Toung. Il a notamment vigoureusement consolidĂ© lâemprise du Parti communiste sur la vie des affaires et fait la chasse aux milliardaires qui le gĂȘnent. Son Ăšre tranche nettement avec la pĂ©riode dâouverture Ă lâOccident des annĂ©es Deng Xiaoping. RĂ©volu le temps des rĂ©formes et de lâautoritarisme consultatif des Zhao Ziyang et Hu Jintao 2002-2012. Sur le plan politique, le rĂ©gime est dominĂ© par un capitalisme dâEtat, qui absorbe prĂšs de la moitiĂ© du PIB, gĂ©nĂ©rant de lâinjustice et de la corruption. Le rĂ©gime communiste Ă©puise ses ressources, rĂ©prime les libertĂ©s fondamentales pourtant indispensables au progrĂšs des pays et maintient le pays sous surveillance, un systĂšme construit sur la peur, dont Taiwan, aprĂšs Hong Kong et le Tibet, risque de faire les frais. Xi Jinping nâa-t-il pas rappelĂ© le principe dâune seule Chine », proclamĂ© quatre dĂ©cennies plus tĂŽt Ă lâĂ©gard de TaĂŻwan. La crise de Hong Kong, la rĂ©pression des minoritĂ©s OuĂŻghours, TibĂ©tains, MongolsâŠ, les disparitions et les peines capitales prononcĂ©s contre les oligarques accusĂ©s de trahison ou corruption, lâoffensive contre les ONG, les minoritĂ©s religieuses, une cyber-surveillance orwellienne, la lutte contre la pollution spirituelle Ă©trangĂšre », le contrĂŽle sur lâenseignement et sur le dĂ©bat public, la fuite des cerveaux, le bilan humain est tristement Ă©levĂ©. Des signes faibles » ne laissent de faire rĂ©flĂ©chir sur lâĂ©quilibre moral, social et Ă©conomique du systĂšme. 2/3 des condamnations Ă mort sur terre sont exĂ©cutĂ©es dans lâEmpire cĂ©leste. Appliquant un contrĂŽle rigoureux de la sociĂ©tĂ© et un pouvoir personnel sans limites, Xi JinPing ne cache pas ses ambitions devenir le maĂźtre du monde. Mais en affichant la menace, il ne prend plus la peine de cacher son jeu. Le risque est que la Chine dĂ©veloppe une sorte de plouto-communisme, avec une concentration de la propriĂ©tĂ© privĂ©e plus forte que dans les pays capitalistes, le tout tenu par un Parti communiste unique » signale lâĂ©conomiste Thomas Piketty. Sans libertĂ© de conscience, sans propriĂ©tĂ© privĂ©e, sans libertĂ© dâexpression et sans libertĂ© dâinnovation, il ne peut pas y avoir de dĂ©veloppement harmonieux dâune Chine qui serait exemplaire. Comme tous les dictateurs sĂ»rs dâeux et protĂ©gĂ©s par leur entourage, Xi JinPing perd conscience de la vĂ©ritable situation de son pays. Il se maintient au pouvoir avec des mĂ©thodes staliniennes plus que maoĂŻstes, en imposant un ensemble de sanctions sĂ©vĂšres permettant de sâassurer la loyautĂ© des citoyens. Un de ses modĂšles Han Fei 279 ?-233 av. le fondateur de lâĂ©cole lĂ©galiste qui a thĂ©orisĂ© la loi comme moyen de brider les sujets. Comment dans un pays oĂč la dĂ©mocratie est absente, oĂč il nây a pas de possibilitĂ© de dĂ©bat, ni de discussion contradictoire, les esprits peuvent-ils sâĂ©clairer? Bref, la fiĂšre assurance de Xi JinPing et son intelligence des situations paraissent avoir des limites. Le systĂšme a ses failles. MalgrĂ© le contrĂŽle des sites internet par lâĂ©tat, et la surveillance des forums de discussions, des blogs et des mĂ©dias sociaux, les internautes citoyens chinois parviennent rĂ©guliĂšrement Ă surmonter la censure. Le rĂȘve chinois nâexiste pas Et si le mythe de la supĂ©rioritĂ© chinoise faisait long feu ? AprĂšs que lâopinion mondiale ait Ă©tĂ© longtemps subjuguĂ©e par les succĂšs commerciaux revendiquĂ©s par la Chine, il pourrait paraĂźtre surprenant de douter de sa victoire finale sur lâĂ©chiquier international. Et pourtant, la question mĂ©rite dâĂȘtre posĂ©e. Voyons les choses en face il nây a pas de chinese dream » comme il y a eu un american dream ». Le rĂȘve chinois, ce slogan politique lancĂ© en 2013 par Xi JinPing, en Ă©cho au rĂȘve amĂ©ricain, paraĂźt insipide au regard de la vie en Chine. Pour une simple raison la Chine ne pense ni le progrĂšs ni la fin de lâhistoire. Ce qui a longtemps caractĂ©risĂ© la Chine par rapport Ă lâOccident, câest Ă©videmment son extĂ©rioritĂ© civilisationnelle Ă lâĂ©gard de nos valeurs. A premiĂšre vue, lâidĂ©al communiste semble sâaccorder aux standards de la communication et de la consommation capitaliste, il est cependant freinĂ© par son appareil idĂ©ologique et son corsetage administratif. Depuis 70 ans, la Chine alterne ouverture et fermeture, cette fois-ci, le pays se trouve dans un Ă©tat de fermeture. Le paradoxe est que son communisme figĂ© ne peut sâaccorder plus longtemps avec un capitalisme dont elle veut porter le flambeau mondial mais dont elle refuse les rĂšgles. Par manque de clairvoyance dans le jeu des relations internationales, la Chine laisse passer la chance que lui promettait la stratĂ©gie militaire de contournement. . EmportĂ©e par son volontarisme, la Chine perd peu Ă peu pied avec ce passĂ© du temps des arts de la guerre et de lâintelligence des situations pour ne garder que son empreinte communiste. Bye bye Confucius. Lâesprit de conquĂȘte, avec la passion dâĂȘtre premier mondial » risque de ne plus voir en Confucius, quâune icĂŽne du passĂ©. LâimpĂ©rialisme mercantile signe en quelque sorte sa possible dĂ©chĂ©ance. Parce quâelle nâest plus dans la continuitĂ© confucĂ©enne mais bien dans la concurrence capitaliste, dans la croissance perpĂ©tuelle des objets factices, la pensĂ©e chinoise connaĂźt une crise de civilisation. Peu Ă peu, le pouvoir de PĂ©kin utilise les mĂȘmes armes que ses adversaires. Il abandonne ses classiques. Les nouveaux ambassadeurs de Chine ne sont plus de fins diplomates qui Ă©coutent et agissent au moment opportun. Ils sont devenus des seigneurs de la guerre â on les appelle les loups combattants » â qui provoquent et pratiquent lâintimidation avec qui nâest pas dâaccord. Le pouvoir nâest plus aujourdâhui dans lâoblique, mais dans la rivalitĂ©, le face Ă face nationaliste et agressif. Il semble dĂ©sormais penser quâil nâest plus dans le temps long, mais dans le temps immĂ©diat. Cette inflexion stratĂ©gique, qui le fait endosser le costume du prĂ©dateur et dĂ©laisser lâhabit de la patience, risque de lui faire perdre sa sagesse et la stabilitĂ© de sa puissance. Aussi bien, le prĂ©dateur chinois semble-t-il oublier la roue qui tourne. Il nâa plus le temps. A force de vouloir dominer, Ă tout prix, utilisant les armes frontales des conquĂ©rants et des libĂ©raux, le Dragon devenu impatient et enrichi ne veut plus attendre. AprĂšs avoir Ă©tĂ© lent et mesurĂ©, sur la dĂ©fensive, nâest-il pas en train dâaller trop vite ? La poussĂ©e fulgurante de la Chine qui, en quelques dĂ©cennies, est passĂ©e du Moyen Ăge Ă lâhyper-modernitĂ© est trop rapide peut-ĂȘtre pour un pays qui a lâhabitude de la patience et de la durĂ©e. Mobile au plan Ă©conomique et si immobile au plan des mentalitĂ©s. Trop rapide, il a ratĂ© lâoccasion de prolonger lâesprit de rĂ©forme de Deng Tsio Ping. La Chine ne sait plus sâarrĂȘter et pĂšche par excĂšs de confiance. Cette fuite en avant dans lâexcĂšs est en passe de compromettre lâordre du milieu » chinois. La fable du paysan Song racontĂ© par le philosophe moraliste Mencius Ve siĂšcle av est Ă©loquente. Pour faciliter la croissance de ses lĂ©gumes, ce dernier tirait sur les pousses de son potager. A force de tirer, les cultures ont Ă©tĂ© dĂ©vastĂ©es. Mencius conclut de cette histoire quelques erreurs Ă Ă©viter celle de forcer sans tenir compte du processus en cours ; celle de nĂ©gliger de dĂ©fricher les mauvaises herbes pour garantir la fertilisation des plantes, celle de laisser faire le temps tout en intervenant Ă bon escient. Leçon de sagesse oubliĂ©e par la direction chinoise au moment prĂ©cis oĂč la voie est ouverte par la bouffonnerie du prĂ©sident amĂ©ricain, comme si les deux empires sâentendaient pour conjuguer leur dĂ©clin fautif dans un numĂ©ro de grimace Ă Washington et de masque Ă PĂ©kin. Lâ impatience capricieuse ruine les plus grands projets Parce quâelle voit grand et quâelle installe sa prĂ©sence sur plusieurs continents, la Chine suscite une mĂ©fiance accrue dans le monde. Elle fait peur. TaĂŻwan, Hong Kong, ne sont plus les seuls Ă sâeffrayer. LâAustralie, le Japon, le Viet Nam et dâautres pays sâinquiĂštent des vellĂ©itĂ©s impĂ©rialistes. Les litiges territoriaux en mer de Chine sont frĂ©quents. Les sous-marins achetĂ©s par Canberra Ă la France sâinscrivent dans cette volontĂ© de rĂ©sister Ă la pression du grand voisin. A lâĂ©vidence le modĂšle chinois ne rĂ©ussit pas Ă crĂ©er lâidĂ©e dâun rĂȘve de sociĂ©tĂ©, comme il y a eu un rĂȘve amĂ©ricain. Et dĂ©jĂ , le charme est rompu avec les partenaires commerciaux sous la coupe de PĂ©kin. La perception de la menace a remplacĂ© la fascination. Les partenaires commencent Ă sâinterroger les contrats seront-ils tenus, les normes respectĂ©es ? Le NigĂ©ria, principale forte chinoise en Afrique rĂ©clame 200 milliards de dollars de dĂ©dommagement Ă cause des dommages et des pertes humaines subies Ă lâoccasion de la pandĂ©mie. Bref, le tableau est loin dâĂȘtre brillant. Les laudateurs du miracle chinois sont peut-ĂȘtre en train de revoir leurs copies. Peut-ĂȘtre la Chine est elle en train de devenir premiĂšre Ă©conomie du monde mais saura-t-elle garder ce titre, sachant quâelle nâaura plus personne Ă copier? Trop confiante en sa force, elle sous-estime ses adversaires. Si le dĂ©clin de lâempire US est amorcĂ©, son ultralibĂ©ralisme est loin dâĂȘtre mort. Business as usual. Le nouveau prĂ©sident US Joe Biden est prĂȘt Ă retrousser les manches. Face aux menaces chinoises, il est temps dâassumer ses responsabilitĂ©s font entendre quelques chefs de gouvernement Angela Merkel, Emmanuel Macron. Une impatience capricieuse ruine les plus grands projets » dit la leçon de Confucius. Le rĂ©gime de Xi JinPing semble oublier ce conseil du vieux sage dont pourtant il se rĂ©clame et quâil a contribuĂ© Ă rĂ©habiliter. Son aventurisme politique pourrait signer son Ă©croulement. En gĂ©nĂ©ral, lorsquâils parviennent Ă un certain niveau de compĂ©titivitĂ©, les pays qui associent capitalisme et communisme doivent, pour poursuivre leur dĂ©veloppement, accorder des libertĂ©s individuelles et intĂ©grer une vision plus ouverte du futur. La mutation globale du pays dĂ©pend de la stabilitĂ© mondiale Ă long terme. Lâharmonie sociale est une condition premiĂšre Ă la stabilitĂ©. GĂ©rer une population massive nâest pas une sinĂ©cure. Mais ce sont des raisons nĂ©gatives, liĂ©es Ă leur histoire, le sentiment dâhumiliation, la pauvretĂ© et aujourdâhui le nationalisme, qui ont portĂ© le dynamisme chinois, rappelle François Jullien. Il leur faut dĂ©sormais trouver des raisons positives pour tenir la place hĂ©gĂ©monique Ă laquelle ils tendent. Or il est plus facile de suivre, dâĂȘtre second, que dâĂȘtre leader. Pour ĂȘtre leader, il faut modĂ©liser faire un plan pour mobiliser les volontĂ©s, ce qui ne va pas sans dĂ©mocratie » soutient ce dernier. Ainsi va lâEmpire du Milieu, oĂč la modernitĂ© la plus dĂ©bridĂ©e coexiste avec les mĂ©thodes et mentalitĂ©s les plus archaĂŻques. Lâabolition du temps se produit par la projection de lâhomme archaĂŻque dans le temps mythique des ĂȘtres exemplaires. Ces sociĂ©tĂ©s traditionnelles supportent mal lâhistoire. Leur mĂ©moire est anhistorique. Depuis le dernier siĂšcle le XXĂšme plusieurs dâentre elles sont rapidement entrĂ©s et on Ă©voluĂ© dans un monde historique dans lequel les contradictions internes amĂšnent Ă se poser dâimportantes questions sur leur avenir et, partant, sur lâavenir du monde. Ainsi peut se lire le paradoxe chinois, une sociĂ©tĂ© marquĂ©e par de nombreux archaĂŻsmes, empreinte des technologies sophistiquĂ©es, dirigĂ©es par un parti autoritaire, sous le ciel implacable du capitalisme mondial, mais hors du monde hĂ©gĂ©lien de lâhistoire. Soit une sociĂ©tĂ© absolutiste, hypermoderne et totalitaire. Pour triompher, il faut marcher sur ses deux jambes », comme disait le prĂ©sident Mao Tse Toung câest-Ă -dire Ă avancer la jambe occidentale de la nouvelle rĂ©volution technique tout en gardant appui sur lâautre, la jambe des traditions, des archaĂŻsmes et des mythes. Le juste milieu du sage chinois, câest de pouvoir faire aussi bien lâun que lâautre, en restant Ă©galement ouvert aux extrĂȘmes câest dans cet Ă©gal » quâest le milieu ». Ainsi va le totalitarisme high tech chinois oĂč lâon enseigne aux masses lâadoration de la Nouvelle RĂ©volution technique », tout en muselant les libertĂ©s quâelles procurent. La lecture de MircĂ©a Eliade nous apprend quâil y a un paradoxe des hommes des sociĂ©tĂ©s encore marquĂ©es par les traditions ils ne se voient comme vĂ©ritablement eux-mĂȘmes que quand ils cessent dâĂȘtre eux-mĂȘmes. Ils se reconnaissent comme rĂ©els que dans la mesure oĂč ils imitent et copient les autres. Ce faisant, leur temps devient immobile. Le monde traditionnel du temps immobile oĂč tout se rĂ©pĂšte est totalitaire. La bataille de la mer de Chine a commencĂ© Dans son essai Vers la guerre, la Chine et lâAmĂ©rique dans le piĂšge de Thucydide ? » Odile Jacob, 2019, Graham Allison, de lâuniversitĂ© dâHarvard, se penche sur seize rivalitĂ©s historiques entre une puissance Ă©mergente et une autre bien Ă©tablie, et rĂ©vĂšle que douze de ces oppositions ont menĂ© Ă la guerre. Un moment de vĂ©ritĂ© est en train de se dĂ©cider. Le paysage mondial pourrait ĂȘtre bouleversĂ© par lâattitude agressive de la Chine Ă lâĂ©gard de TaĂŻwan et du vent de libertĂ© venant de Hong Kong. Imaginez, Ă©crit Graham Allison, que PĂ©kin dĂ©cide dâĂ©craser militairement, comme il lâa fait Place Tiananmen, une nouvelle rĂ©volte dâĂ©tudiants Ă Hong Kong. Parmi les 32 millions dâhabitants de TaĂŻwan, oĂč le sentiment de solidaritĂ© est profond, lâĂ©motion serait intense. Dans tout le pays, on entendrait monter un appel populaire Ă fermer nettement toute perspective de rattachement Ă la Chine communiste. Et Ă proclamer lâindĂ©pendance de lâĂźle. Pour manifester son soutien Ă TaĂŻwan, imaginons que le prĂ©sident des Etats-Unis rappelle quâen vertu du Taiwan relations Act de 1979, son pays est tenu de dĂ©fendre TaĂŻwan contre une invasion ». Un scĂ©nario difficile Ă imaginer, mais pourtant pris en compte par les stratĂšges internationaux. Quand un pays ne dispose plus des ressources indispensables Ă son dĂ©veloppement, il va les chercher Ă en dehors, par le commerce ou bien, lorsquâil se sent en danger, par la guerre aux pays environnants, afin de sâapproprier leurs richesses. Exemple les nouvelles routes de la soie un moyen de faire main basse sur lâEurasie, et les investissements en Afrique, le moyen de sâapproprier les ressources. La question est de savoir comment le moment venu, PĂ©kin est Ă mĂȘme de mobiliser tout un peuple et capable militairement de se lancer dans un conflit mondial qui impliquerait lâInde, le Japon, le Viet Nam et par effet dâalliances, dâautres grandes puissances. Son lien avec la Russie, seconde puissance militaire mondiale, mais faible Ă©conomiquement â elle a le mĂȘme PIB que lâEspagne â permettrait Ă la Chine, puissance industrielle, de se rapprocher du but devenir le maĂźtre du monde ! Cette option nâest pas Ă lâordre du jour mĂȘme si des discussions internationales abordent ce sujet. Une chose est sĂ»re, les communistes chinois ne doutent de rien. Dans la pensĂ©e chinoise, douter câest dĂ©jĂ ne plus ĂȘtre en phase avec le cours des choses. VJTj0m.